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ennui ; c'est que le matin, il est beaucoup plus gèné par laraïdeur; et qu’il ne recouvre un peu d’aisance dans les mouvements qu’après avoir marché. Il est devenu très voyageur et il passerait volontiers son temps en voiture, ou en chemin de fer tant il se trouve soulagé par les trépidations pourvu qu’elles ne soient pas trop violentes.
Ce besoin incessant de déplacement n’est pas le seul phénomène pénible qu’il accuse ; depuis qu'il est malade, il trouve toujours avoir trop chaud; pendant l'hiver même, il se découvre dans son lit et ne conserve sur lui pendant le jour que des vêtements légers. C’est principalement dans le dos et au niveau du creux épigastrique que cette sensation de chaleur excessive est accusée, elle existe aussi, mais moins gènante dans le membre par lequel a débuté la maladie ; ce phénomène s’accompagne d’une transpiration abondante. En touchant la peau du malade, on la trouve en effet un peu chaude, et en appliquant sur le membre un thermomètre à températures locales, on constate que l’instrument indique 1 à 2 degrés au-dessus de la température prise dans les mêmes conditions chez un individu sain (1); cependant, la température axillaire ou rectale ne présente aucune élévation anormale, la chaleur centrale n’est donc pas augmentée (2).
Le malade se plaint encore d’éprouver de temps en temps, particulièrement le matin, une sensation d’engourdissement dans les doigts, quelques douleurs névralgiques dans les membres, à la nuque, le long du dos ; la pression même réveille de la douleur en certains points, le long de la colonne vertébrale.
L’exploration des différents modes de sensibilité chez le malade, ne permet pas de reconnaître d’anomalie de ce côté; il perçoit nettement, et sans retard appréciable, le contact, la piqüre, la température, etc. Le sens musculaire est également intact.
Son état général est assez bon, les fonctions s’accomplissent bien, mais il se plaint de constipation opiniâtre.
La manière dont répond le malade, prouve que malgré une cer-
(1) GRASSET ct APOLINARIO, Prog. Méd., 1878.
(2) BOURNEVILLE, Prog. Méud., 1876.
taine gêne de l’élocution, malgré sa physionomie hébétée, ses
facultés intellectuelles sont parfaitement conservées.
Tel est l’ensemble de symptômes, que présente d'ordinaire le Parkinsonnien après quelques années de maladie. Il peut rester longtemps dans cet état, l'affection progressant souvent avec une grande lenteur. Puis tôt ou tard, on voit survenir une période qui précède l’issue fatale, et que l’on peut appeler période terminale. Les symptômes principaux s’accentuent de plus en plus, le tremblement prend un accroissement considérable ; il arrive un moment où le malade est dans l'impossibilité de se lever et de marcher, il est obligé de rester toute la journée sur une chaise ou mème de garder le lit. La nutrition jusqu'alors conservée s’altère, les muscles s’atrophient quelquefois, à un moment donné l’intelligence s’obscurcit, les malades deviennent gâteux, des eschares apparaissent au sacrum. En pareil cas, les malades succombent par les seuls progrès de l'affection et à cette période terminale, on voit souvent diminuer et même cesser complètement le tremblement, quelque intense qu'il fût auparavant. Cependant ce genre de mort n’est pas le plus habituel de cette maladie, la terminaison arrive souvent par le fait d’une maladie intercurrente, la pneumonie en particulier.
Il existe encore quelques symptômes se manifestant rarement, qui ont été observés dans le cours de la maladie de Parkinson : troubles oculaires, troubles de l’ouïe, troubles circulatoires et vaso-moteurs, attaques apoplectiformes, troubles intellectuels, “lc.
- Ces accidents font-ils réellement partie intégrante de la maladie
de Parkinson, ou sont-ils simplement des phénomènes surajoutés
et indépendants ?.…
Il serait, je crois, téméraire d’essayer de trancher la question dans l’un ou l’autre sens, en tout cas, leur indication pourra trouver sa place après l’étude des différentes modalités cliniques
que présente la maladie.