MACHOIRE INFÉRIEURE
Ces kystes sont beaucoup plus rares, et nous
ee ’ l , n'avons pu en recueillir que 7 cas, absolument nets, dans les observations du service. }
Si nous éliminons de notre étude un cas de grand “kyste uniloculaire de la mâchoire inférieure, d’abord parce qu'il ne nous ést pas bérsonnel. et ensuite parce que nous ne pouvons avec un seul cas déduire qu'il s’agit bien d’un kyste paradentaire nous constaterons qu’au niveau de la mandibule, le développement du kyste donne toujours à peu près les mêmes symptômes : tuméfaction osseuse, généralement au niveau de la table externe, crépitation parcheminée, etc...
Nous possédons cependant 2 observations, les deux dernières, qui nous semblent extrêmement intéressantes parce que le diagnostic de kyste ne fut réellement posé qu’à l’aide des radiographies, *et vérifié au cours même de l'opération. Nous y reviendrons par la suite.
OsservarTioN XXII (Service de M. P. SEBILEAU). .
M. Do... Gustave, 50 ans, ajusteur, salle Vieuxsens, lit n° 6. Opéré le 1* mars 1913, par M. le Dr Sebileau.
Le malade entre dans le service pour tumeur de la mâchoire inférieure.
Il présente une dentition déplorable, mais depuis une dizaine d'années, ne souffre plus. +
Il y a un an environ, apparut, au niveau du maxillaire fs rieur du côté gauche, une tuméfaction, accompagnée d'un mal de dents insignifiant. <
Le malade n’y attacha aucune importance. Cependant, voyant la tumeur croître petit à petit, il se décida à venir consulter.
L'on est tout d’abord frappé par la déformation mandibulaire du côté gauche.
Là existe, à la moitié antérieure de la branche horizontale, une tumeur, arrondie, et de la grosseur approximative d’une petite mandarine.
Les téguments ne sont nullement modifiés. |
À l'ouverture de la bouche, on remarque un état dentaire déplorable.
. Du côté malade, l'incisive latérale et la canine, seules, . sont saines.
Les prémolaires et molaires ne présentent plus que des racines plus ou moins cariées. C'est à leur niveau que s’est développée la tumeur. : :
Elle comble complètement le sillon gingivo-jugal.
Elle dépasse le bord supérieur de la mandibule, qu'elle a soufflé, du côté externe et sur la moitié antérieure seulement.
C'est une tumeur assez dure, rénitente, ne présentant pas la crépitation parcheminée, bien que l'on sente nettement un rebord osseux, circulaire, montrant que l’os a été complètement usé en un point par la tumeur kystique.
OPÉRATION. — Anesthésie chloroformique.
Incision de la muqueuse dans le sillon gingivo-jugal. Rugination. On tombe sur une poche tendue que l’on incise. Il s'écoule environ 30 centimètres cubes d’un liquide jaunâtre sur lequel surnagent de nombreuses paillettes de cholestérine,
L'exploration de la poche kystique montre qu'elle s’insérait à l'apex de la 1° prémolaire, à nu dans sa cavité.
Cette poche est facilement enlevée, et laisse voir à découvert le canal dentaire.
Mèche ektogan.
Nous arrivons maintenant à une variété de kystes passant pour être extrêmement rares, et dont deux cas,
se présentant presque en même temps, et avec des