GODET
PUBAIAE OsservarTiON III. — (Recueillie dans la Revue des maladies des enfants de 1886.)
Le jeune W... Joseph, âgé de 4 ans et demi, entre le 22 août 1885, à l'hôpital des Enfants malades, salle St-Augus tin, lit n°10. Ce garçon a eu, dans les jours qui ont précédé son admission, une rougeole d’allure normale. Vers le déclin, on remarque que la toux, loin de diminuer, prend de plus en plus d'intensité, que la respiration est gênée et il arrive à l'hôpital avec l'étiquette de croup d'emblée.
Cependant, malgré ses symptômes, l'examen de la gorge restant négatif, les caractères de la toux et de la respiration, qui ne sont pas absolument caractéristiques, tout cet ensemble clinique fait que l’enfant, au lieu d’être envoyé aux pavillons d'isolement, est placé dans la salle ordinaire en observation. Le soir de son entrée, on se trouve en présence d’un enfant d'assez bon aspect, malgré la fièvre éruptive dont il garde encore des traces sur la peau. Ge qui frappe tout d’abord, c’est une toux rauque, à caractère déchirant, et une respiration dont le stade inspiratoire est légèrement sifflant ; l'expiration est libre.
L'examen de la gorge est négatif, à part un peu de rougeur du pharynx, rougeur qui se prolonge vers l’orifice du larynx, ainsi qu’on peut le constater en abaïssant fortement la base de la langue. Cette manœuvre, qui révolte un peu l'enfant, lest suivie d’une inspiration que sa profondeur et sa violence rendent plus bruyante que les autres.
La voix est éteinte. Ii n’y a nulle part traces de fausses membranes, il n’y a pas d’adénopathie sous-maxillaire ou cervicale, pas d’albumine dans les urines.
On constate en plus l'existence d’une stomatite assez intense. La muqueuse buccale est rouge vif. Sur les bords et à la pointe de la langue existent des ulcérations de la grosseur d’une très