‹ Contribution à l'étude clinique des laryngites rubéoliquesChapitre 20 sur 26 · ON · texte numérisé non relu

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petite lentille, ovalaires ou arrondies, recouvertes d'une légère fausse membrane grisâtre. Tout autour les papilles linguales sont érigées. On trouve deux ou trois ulcérations semblables à la face interne des lèvres.

L'état général est satisfaisant, le petit malade mange avec appétit. La déglutition est normale. Il y a peu de fièvre et l'examen des poumons ne révèle rien autre chose que le retentissement du bruit inspiratoire. Le traitement consiste en un vomitif, répété les jours suivants et à base d’ipéca, et un collutoire au chlorate de potasse pour badigeonner la muqueuse buccale.

Légères modifications dans les jours qui suivent. La stomatite s'améliore et les symptômes laryngés, au contraire, tout en conservant les caractères du début, s’aggravent plutôt.

Le 26 mars; les ulcérations labiales ont disparu ; la muqueuse est cicatrisée. Celles de la langue se sont détergées et à leur place on trouve des ulcérations à bords taillés à pic, comme à l’emporte-pièce, reposant sur un fond rose et bourgeonnant, et occupant en profondeur la presque totalité de l’épaisseur de la muqueuse. L'examen de la gorge donne les mêmes résultats qu'au début. Par contre, la toux est de plus en plus violente, bruyante et d’un timbre éraillé très désagréable à entendre. La gène respiratoire a augmenté, l'inspiration est longue et bruyante. L’examen fait profondément montre une rougeur interne de l’orifice laryngé ; rien de plus. Les replis aryténo-épiglottiques ne sont ni gonflés, ni indurés. L'enfant a d’ailleurs bonne mine, il joue sur son lit.

Le 27, un léger tirage sus et sous-sternal qu'on avait remarqué hier s’est un peu accentué ce matin. Pas d'accès de suffocation. Il y a un peu de gêne pendant la déglutition qui semble douloureuse.

Le ?8, l'état reste stationnaire ; le tirage s’est maintenu, mais

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la mère de l'enfant qui a entendu parler d'opération l'emporte hors de l'hôpital et nous ne l'avons pas revu.

Ici, le diagnostic différentiel est très facile. Cette observation nous permettra de donner quelques-uns des caractères des larvngites rubéoliques graves. Ici, en effet, la toux était fréquente, incessante, à timbre bruyant, désagréable, difficile à décrire pour celui qui ne l’a pas entendue. La marche des accidents fut lente, il n'y eut pas d'accès de suffocation, l'expiration était intégrale à un moment où la sténose laryngée était assez marquée pour produire du tirage ; la présence d'une stomatite aphtheuse était très importante, d'autant plus qu’on n'aurait pu songer un seul instant à la stomatite diphthéritique qui est très rare; de plus le siège et l'aspect des lésions, leur marche, leur terminaison par ulcérations à pic, tout excluait l’idée de diphthérie.

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