OBSERVATION [V
Elle est de M. le docteur Cadier. Il s’agit d’un enfant de huit ans, chez lequel à la fin d’une rougeole, alors que l’éruption a disparu, se développent des accidents laryngés qui font porter au médecin traitant le diagnostic de croup d'emblée.
M. le docteur Cadier est appelé pour pratiquer la trachéotomie ; mais ce qui le frappe c'est l'existence d’une toux stridente, pres que aboyante, différant absolument de celle du croup.
La respiration est sifflante, la dyspnée est assez marquée.
L'examen de la gorge est négatif : ni fausses membranes, ni ulcérations. En présence de ces signes et avant toute intervention sanglante, M. le D' Cadier croit devoir faire l'examen du larynx, et voici ce qu'il trouve : absence de fausses membranes, une rougeur généralisée.
De petites ulcérations arrondies siègent sur les éminences aryténoïdes, sur les bandes ventriculaires, sur l’épiglotte et sur la