‹ Contribution à l'étude clinique des laryngites rubéoliquesChapitre 23 sur 26 · AD EE · texte numérisé non relu

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du croup. Au lieu d’éclater brusquement avec cet appareil émouvant, il se développe en silence ; l’invasion est toujours plus lente, la voix devient presque toujours voilée, éteinte, ainsi que la toux.

Il nous semble aussi utile d'attirer spécialement l’attention sur la stomatite qui se rencontre dans les laryngites rubéoliques. S'il faut en croire West, il existerait une variété de croup très dangereuse se montrant après la rougeole et coexistant avec une stomatite ulcéreuse plus ou moins grave. Ce croup différerait absolument du croup diphthéritique. à

On trouve dans son livre l’exposé de ses observations qui datent de 1843 (Medical Times, 5 août). Les caractères cliniques qu’il en donne varient suivant que l’affection se montre plus ou moins tôt.

De l’assoupissement, de la répugnance à avaler, peu de tendance à parler, une toux légère, peu d’altération de la respiration : tels sont les caractères de cette laryngite lorsqu’elle se montre pendant la rougeole ; elle a une marche insidieuse, comme on voit. Son explosion est-elle plus {ardive, la toux est sonore, retentissante avec altération des bruits respiratoires, avec une difficulté plus ou moins grande pendant la déglutition. La mort survient dans le marasme, avec de la diarrhée, ou bien le petit malade est emporté par une broncho-pneumonie ultime. A l’autopsie, il ya des ulcérations de la bouche, du pharynx, du voile du palais, de l’épiglotte avec congestion de la muqueuse et fausses membranes. Les mêmes caractères se remarquent sur le larvnx ; mais West ne les a jamais rencontrés plus bas ; la trachée est toujours indemne.

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Il est difficile de voir dans ces cas autre chose qu’une poussée confluente d’aphthes consécutive à une rougeole. Il faut dire cependant qu’Archambault, dans ses notes de la traduction de West, où il parle de l’inflammation aphtheuse qui accompagne le croup de la rougeole, semble rattacher ces ulcérations à la diphthérie.

Nous terminerons notre chapitre second par quelques accidents assez rares, l’ædème de la glotte, la larvngite chronique, l’abcès périlaryngé et la gangrène.

Pour ce qui est de l'œdème, les auteurs sont presque unanimes à admettre qu'il ne se rencontre jamais. Dans un seul cas, Rilliet et Barthez disent avoir rencontré une laryngite æœdémateuse. D'autre part, Krishaber et Peter (Dict. encyc., art. Larynx) admettent la possibilité d’une suffusion séreuse sous-muqueuse, à la suile de la laryngite tardive. Sans doute, ilest rare de rencontrer l'ædème type, c'est-à-dire l’æœdème où les replis aryténo-épiglottiques sont tremblotants, acquièrent jusqu’à dix fois leur volume.

Mais si l’on admet que dansun larynx d'enfant, un œdème limité au pourtour des glandules qui suppurent, du gonflement de la muqueuse, suffisent pour rétrécir d’une façon notable, au point de vue fonctionnel, un orifice déjà très étroit à l’état normal, on comprendra qu'ils soient suffisants pour engendrer de la dyspnée, certains caractères de la voix et de la toux, sans même qu'il n’yait d'ulcérations.

Quant à la laryngite chronique, elle est assez rare. Il y a cependant des exemples de laryngites persistant fort longtemps, deux mois, deux mois et demi et bien davantage encore. Mais finalement la laryngite rubéolique disparaît sans laisser de traces. M. Descroizilles a appelé l’at-

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