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Nous ne saurions passer sous silence la thèse de doctorat de Blanckaert (Paris, 1868). Cet auteur arrive au même résultat que Rilliet, Barthez et Hebra. Les laryngites, selon lui, sont assez rares en temps ordinaire ; car, dit-il, sur les 167 cas qui ont servi de base à MM. Rilliet et Barthez pour la composition de leur remarquable chapitre sur la rougeole, ces auteurs n’ont observé que 16 laryngites. Les laryngites pseudo-membraneuse et spasmodique ne furent pas rares non plus, car elles se montrèrent dans le cinquième des cas.
De son côté, les 38 observations de rougeole qu'il a recueillies dans le service de M. Roger lui ont donné des résultats sensiblement analogues. Sur 38 cas, il y eut cinq laryngites dont deux graves.
Blanckaert n’a jamais noté ni ulcérations, ni érosions ; les cinq autopsies, dit-il, qui furent pratiquées chez des enfants qui avaient présenté des symptômes très sérieux du côté du larynx, firent toutes constater une injection vive avec tuméfaction de la muqueuse. Il admet toutefois l’existence de la laryngite ulcéreuse. Chez deux sujets, il trouva à l’autopsie des fausses membranes molles, minces, s’enlevant par petites concrétions dans un cas, par lambeaux plus larges dans l’autre. Il donne comme caractères cliniques des laryngites rubéoliques graves : une voix promplement éteinte, une toux rauque, rarement des accès de suflocation ; et, lorsque ceux-ci se présentent, ils offrent cette particularité de ne pas survenir à une période avancée de la maladie, consécutivement à une dyspnée de jour en jour croissante comme dans Le croup, mais d’une manière irrégulière, au milieu ou dès le commencement, parce que le