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du côté droit. L'examen électrique montre une insensibilité de l’adducteur du pouce et des muscles de la main gauche aux courants faradiques de la réaction de dégénérescence aux courants statiques.
Le traitement spécifique fut institué (2 grammes d’iodure de potassium) et le malade guérit en un mois 1/2.
Dans ce cas comm: dans celui de M. Ebrmann Îles intoxications et toute dyscrasie autre que la syphilis ont été cherchées en vain. M. Grosz pense se trouver en face, d’une inflammation primitive des nerfs due à la toxine du microbe inconnu de la syphilis.
Nous ne parlerons que pour mémoire de l’observation de Neumannoù ce médecin raconte succinctement, et sans lPaccompagner d’aucun commentaire, le cas d’un syphilitique jeune qui trois mois après son infection a présenté, sans autre cause appréciable que la syphiles, une paralysie de l’abducteur du côté droit, sans aucun symptôme du côté du système nerveux central. Ce malade quérit du
reste très rapidement par l’iodure.
B. — Névrites du membre inférieur. — Connues depuis longtemps, les névrites du membreinférieur à la période secondaire de la syphilis ont été bien étudiées par Zambaco, par Bruneau, par Fournier. Dans les observations rapportées par ces auteurs c’est toujours le nerf sciatique qui a été atteint.
La question des névrites sciatiques, syphilitiques a même été l’objet d’une étude spéciale de la part d’un élève du professeur Fournier, M. Dubois. Ce dernier conclut avec
preuves à l’appui que dans la période des accidents secon-
daires il existe une sciatique essentielle qui présente des caractères assez tranchés pour la différencier des sciatiques ordinaires. Il pense que ces sciatiques sont plus fréquentes qu'on ne le suppose.
Nous insisterons davantage sur les névrites du nerf saphène interne dont on a observé la manifestation trois fois à notre connaissance.
Nous u’avons pu nous procurer les observations de MM. Stocloff et Schulmayer; mais nous savons que ces deux auteurs ont signalé dès les premiers temps d’une syphilis l'existence d’une névrite monifeste du saphène interne sans troubles des sphincters, ri symptômes pouvant faire rattacher l’inflammation du cordon nerveux à une lésion médullaire. Ils n’en concluaient pas moins sans commentaires du reste à une névrite due à Pinfection de la moelle.
Nous possédons le fait signalé par le D° Caradec, dans lequel la névrite se complique de névrome. Nous le donnons, du reste, ?n extenso. Chez ce malade, lalésion nerveuse est poussée jusqu’à un point où on la voit rarement arriver dans la période secondaire. Aussi, les troubles trophiques sont-ils en relation avec limportance de la névrite. Il y a de la pigmentation de la peau, de la rougeur, une poussée anormale de poils, de Phyperthermie ; tout cela sans aucun symptôme médullaire. Le malade fut, du reste, presque guéri par le traitement.
Il existe encore d’autres observations de lésions des nerf: du membre inférieur du nerf tibial par exemple ; mais ces névrites ne sont plus localisées et sont accom-
pagnées d'inflammations des nerfs de différentes autres
pärtiés du corps, ce sont des polynévrites, nous allons en parler.
$ 4 — Polynévrites. — L’étude des polynévrites, des lésions nerveuses généralisées est surtout contemporaine. Quelques observations fort détaillées et très éaractéristiques existent dans la littérature, surtout dans la litté-
rature étrangère.
Buzzard, le premier, en 1879, publia un mémoire dans lequel il citait un cas de sciatique avec atrophie muscu-
laire et faiblesse des membres causée par la syphilis.
En 1888, le D' Schmitt de Nancy cite deux cas très intéressants de polynévrites analgésiques. Nous résumons d’autre part ces faits. A la fin de son étude, l’auteur s’ex prime ainsi : L’examen minutieux des antécédents héréditaires ou personnels, comme de l’état actuel des malades, ne permet pas d’attribuer à une cause autre que la syphilis l’existence de ces troubles nerveux. Les malades n'avaient subi aucune intoxication (plomb, arsenic, alcool, acide carbonique, tabac, etc.) et ne présentaient aucun stigmate d’hystérie de nervosisme à un degré quelconque ». Avec de pareilles prémisses, on est en droit d’attendre l’auteur conclure à une paralysie périphérique, et il y a lieu de s’étonner quand, se demandant s’il s’agit d’une altération des nerfs périphériques ou des centres nerveux, c’est vers celte dernière hypothèse qu'incline M. Schmitt.
Dans la même année, Laschkewitch et Leyden publ'erent l’histoire d’un jeune homme qui présentait à la pé-
riode secondaire des douleurs et de la parésie des deux
one
bras avec atrophie musculaire et réaction de dégénérescence. e
En 1888 encore, Kahler observe un cas de polynévrite radiculaire. Chez un syphilitique, il a vu survenir sans phénomènes de syphilis cérébrale des paralysies lentement progressive et à car«Ctères périphériques.
Les nerfs craniens sont pris d’abord un à un, sans ordre régulier. En même temps, se montrent des douleurs névralgiques intenses dans le domaine de différents nerfs rachidiens avec hyepresthésie de la peau. Ces névrites radiculaires primitives, comme les appelle M. Kalher, con= sistent d’après lui, au début, en une petite infiltration du tissu conjonctif par de petites cellules, infiltration qui a son point de départ soit autour des vaisseaux, soit dans la périphérie du nerf. Cette infiltration aboutiraït à la formation des néoplasmes et amènerait ainsi la destruction des fibres nerveuses.
Nous avons cité cette observation un peu longuement parce que c’est la seule où la question anatomo pathologique soit envisagée.
En 1890, M. Bowlby fait paraître son traité sur la syphilis cérébrale. Nous y trouvons un chapitre sur les névrites d’origine syphilitique avec une relation sur un cas nouveau.
En 1891 Fordyce note un cas de polynévrite des extrémités inférieures coïncidant avec la roséole. La sensibilité était considérablement diminuée et les membres inférieurs étaient afteints d’atrophie musculaire. Cependant les sphincters étaient intacts. Le traitement mixte fut
institué, on y adjoignit les courants galvaniques, une amé-