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lioration rapide se pro luisit se terminant par la guérison.
En 1892 Sorrentino fit une étude istèressante d’un cas très curieux de polynévrite s'étant généralisée sous ses yeux et ayant occasionné de sérieux troubles trophiques dans les extrémités. Nous divulgons pour la première fois croyons-nous en France cette histoire clinique empreinte d’une telle clarté qu’elle semble devoir se passer de commentaires. Tous les symptômes et la marche de Paffection, dit l’auteur, nous indiquent une dégénérescence primitive des nerfs des extrémités. Jamais il n’a observé un moment quelconque de la maladie des symptômes qui puissent permettre de l’attribuer à des lésions cérébrales ou spinales.. Quant à la cause il semble qu’on ne puisse incriminer que la syphilis. En présence de la singularité des lésions, M, Sorrentino avait songé à la lèpre, mais comme toutes les autres, cette dyscrasie avait été forcément éliminée. 2
Quelques considérations anatomo-pathologiques terminent cette étude. « Je crois, dit M. Sorrentino, que les lésions nerveuses dans le cas dont je m'occupe commencèrent par une inflimmation très lente à l’intérieur des éléments fibreux et dans les qaîues des nerfs. Cette inflammation suivie d’hyperplasie doit forcément donner lieu à des phénomènes de compression et de dégénérescence des éléments nerveux ».
En 1896, MM. Spillmann et Etienne (de Nancy), signalèrent à l’attention deux cas de polynévrite diffise. À la suite de ces faits qu'il nous a paru intéressant de reproduire tout au long, nous voyons pour la première fois les auteurs,
après avoir constaté l’absence de toute étiologie autre
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que la syphilis, discuter le diagnostic de myélite et de névrite. La myélite centrale donnerait des troubles sensitifs plus considérables, les sphincters seraient paralysés. Dans la myélite antérieure la sensibilité serait conservée. Dans les deux cas enfin on aurait de la paralysie complète. Or, ces symptômes font défaut et cette prédominance des troubles périphériques ne peut être que le résultat d’une lésion des nerfs.
Enfin toutrécz:mment M. Gilles de la Tourette écrivait : (1) Vous devez savoir que la syphilis est capable quoi que rarement de produire des paralysies amyotrophiques relevant de névrites périphériques généralisées. |
Et à l'appui de cette assertion il cite le cas d’une malade de 22 ans, contaminée il y a environ quinze mois par son mari. « Trois mois à peine après laccident ini- « tial, se développait un affaiblissement progressif des « quatre membres, surtout marqué aux extrémités infé- « rieures qui conduisait bientôt la malade à la paraplégie « complète. *
« Or les pieds étaient tombants froids et se couvraient « de sueurs visqueuses, la peau violacée. Les muscles des « jambes surtout, les extenseurs étaient notablement atro- « phiés et donnaient la réaction de dégénérescence. Les « sphincters n'étaient pas intéressés. Bien qu'il n’existât « que peu de phénomènes objectifs et subjectifs, « sauf.quelques douleurs lancinantes, on se fut cru en « présence d’une paralysie alcoolique qu'il fallait élimi- « ner. Celui des névrites périphériques s’imposait ».
Cette observation toute récente donne bien la mesure
1. Gilles dela Tourelte : Les myéliles syphilitiques, Paris, 1898.
du chemin parcouru depuis qu’on a noté pour la première fois les névrites ou polynévrites périphériques.
Tout d’abord on affirme hardiment que les nerfs ne peuvent pas être touchés au début de la syphilis. Peu à peu, la lumière se faisant sur toutes ces lésions du système nerveux, on discute l’existence de la névrite, on la met en parallèle avec l’encéphalite la myélite ; et concluant par analogie avec ce qui ce passe dans les maladies de la même classe que la syphilis, on arrive à donner le droit de cité à ces lésions essentielles des nerfs: C'est croyons-nous, à cette opinion que serangentaujour-
d’hui la majorité des esprits.