PRONOSTIC
Il semble que plus les troubles produits par la syphilis datent de peu de temps plus ils sont faciles à disparaître. C’est ce dont on peut se rendre compte en lisant les observations que nous avons consignées. Le pronostic en est donc relativement bénin quoique généralement la localisation de la syphilis sur les nerfs soit le signe d’une virulence excessive. Sauf le cas de Sorrentino où des altérations trophiques intéressèrent encertsins points le squelette, la majorité des malades fut quérie, tous furent grandement #méliorés, quant aux lésions nerveuses du moins.
La curabilité paraît être indépendante de la forme et de l'intensité de l'affection. Il n’en va pas de même à ja période tertiaire; aussi ce dernier symptôme nous semble-t-il pouvoir être un des arguments d’après lesquels -on peut croire fondée l’idée vraisemblable de Pexistence propre des névrites périphériques à la période secondaire. Hypothèse, c’est vrai puisque les vérifications anatomopathologiques font défaut, mais hypothèse parfaitement justifiée par la clinique qui souvent au cours de cette
étude nous a montré les nerfs augmentés de volume,
SHERR tendus. Nous voyons cette inflammation manifeste, occasionner des névrites qui ne sont plus ces névrites sine materia qu’on se plaît à retrouver souvent dans la période des accidents secondaires de la vérole. |
Il serait intéressant surtout au point de vue de la syphiligraphie nerveuse de savoir ce que deviennent, dans la suite, ces malades infectés dès le début dans leurs nerfs, se créant ainsi en ces organes un punC{um MINIME r'esistentiæ. Pourquoi, précisément à cause de la localisation de leurs accidents secondaires ne formeraient-ils pas à la période tertiaire ces tabétiques, ces paralytiques généraux et en général ces individus atteints par la parasyphilis nerveuse.
Nous regrettons que les documents que nous avons eus sous les yeux tout en nous montrant l’existence des névrites périphériques de la période tertiaire, du nervotabès, soient restés muets sur la corrélation possible de ces mêmes lésions à la période secondaire et la période tertiaire. Peut-être,un jour, la pathologie syphilitique plus complète permeitra-t-elle de saisir le lien qui réunit entre eux tous ces troubles du système nerveux. On arriverait ainsi à en faire dès le début un diagnostic rationel à leur appliquer un traitement méthodique qui peut-être écarterait d’un grand nombre d’infortunés atteints de la vérole, ces manifestations terribles de l’ataxie et de la paralysie”
générale.
LA LES du, Dé
OBSERVATIONS
Paralysie faciale périphérique et zona occipito-cervical gauche survenus trois mois après un chancre syphilitique chez un homme de 35 ans. Guérison en six Semaines par le traitement
spécifique (D° Boix) (1).
T... Basile âgé de 35 ans terrassier entre le 11 novembre 1893 salle Magendie dans le service du D° Hanot à l'hôpital Saint- Antoine.
L'histoire de ses antécédents héréditaires est fort incomplète. Depuis longtemps il a quitlé ses parents, Il sail seulement que son père est mort à 66 ans après avoir souffert pendant plu-
sieurs années de rhumatisme chronique déformant. Sa mère
âgée de 68 ans est bien portante.
T.. , est fils unique il a toujours eu une excellente santé. Dans son enfance il n’a eu aucune maladie, pas de gourme, pas
de strume.
Il à passé cinq ans en Tunisie sans contracter aueune affection mais il buvait beaucoup d’absinthe et fumait énormément jusqu’à 100 grammes de tabac par jour. A ce moment il a eu
des hémoptysies qui ont cessé quelque temps après la suppres-
sion du tabac.