‹ Contribution à l'étude clinique des plaies de l'abdomen dans les postes de secours de bataillonChapitre 10 sur 18 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

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Au cours de notre description symptomatologique, nous avons insisté sur l’extrême gravité que comportent les signes suivants : |

Douleur très vive nécessitant plusieurs piqûres de morphine pour être soulagée.

Pouls rapide, 90 à 100 pulsations ou même davantage dans les premiers moments de la blessure.

lénesme rectal, avec évacuation de quelques matières fécales. |

Nous avons montré de même l’influence heureuse que peuvent avoir sur l’évolution de la péritonite les fistules stercorales.

Nous n’y reviendrons pas.

- Nous envisagerons seulement une question que jusqu'ici nous ayons laissée dans l’ombre : les {tués par plaie abdominale sont-ils nombôreux ? À ce propos, nous tenons à à protester énergiquement contre toutes les statistiques qui donnent à une unité près le pour-

centage des décès. Il faut n’avoir jamais été sur le front pour faire de pareilles publications. En temps de paix, c’est déjà très difficile de faire des statistiques; en temps de guerre, la difficulté est encore plus grande.

LR De

Elle nous a paru si considérable que nous n’osons même pas donner un pourcentage approximatif. Suivant notre impression et celle de quelques médecins | de bataillon consultés à ce sujet, 1l nous a paru que les tués par plaies abdominales étaient rares.

Mon ami, le D' Gaulier, qui, en novembre 1917 a fait enterrer, après la retraite allemande, de nombreux tués restés sur le terrain au Chemin des Dames, m’a rapporté qu’autant que le permettait l'examen des . morts en état de décomposition avancée, les blessures mortelles de beaucoup les plus fréquentes étaient celles du crâne, puis immédiatement après les arrachements des membres et les blessures multiples. Au contraire, les plaies abdominales sans plaies concomitantes paraissaient constituer une exception. Sur vingt. et un morts observés récemment par lui en Belgique et, au plus tard quarante-huit heures après la mort, c’està-dire dans de bonnes conditions, il n’y avait qu’une seule blessure de l'abdomen, d’ailleurs concomitante avec une fracture de la cuisse droite et d’autres bles sures moins importantes.

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