‹ Contribution à l'étude clinique des plaies de l'abdomen dans les postes de secours de bataillonChapitre 9 sur 18 · AIN EN · texte numérisé non relu

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Comment expliquer de pareils cas ?

Dans les rares observations que nous avons pu recueillir à ce sujet, la balle, dans son trajet, avait toujours rencontré un os, et principalement l’os coxal, et alors nous demandons si le projectile a eu un trajet rectiligne ou bien s’il a été dévié par l'os. Nous ferons remarquer à ce propos, qu’au niveau du cuir chevelu, qu'au niveau des côtes, il existe des cas absolument certains où les projectiles ont glissé sur los.

2° Quel est l'organe lésé? — Lorsqu'il existe deux orifices, il est ordinairement facile de faire un diagnostic. La difficulté est plus grande lorsqu'il y a un seul orifice. On se basera alors sur les signes suivanis :

a) Les plaies de l'intestin grêle présentent le tableau classique des plaies perforantes de l’abdomen ; c’est là que l’on rencontre le plus précocement et au erand complet tout le cortège des importants symptômes que nous avons analysés tout à l’heure.

b) Les plaies du gros intlestin, surtout si la blessure est très latérale et intéresse seulement la face latérale droite du côlon ascendant ou la face latérale vauche du côlon descendant, présentent des symptômes atténues. La contracture existe, mais ne s’étend pas à tout l’abdomen; la douleur est souvent peu marquée; le pouls est normal et peu accéléré. Il existe souvent des fistules stercorales.

c) Les plaies de Festomac présentent ordinairement des symptômes plus tardifs que celles de Pintestim. grêle. Les vomissements sont moins fréquents et peu-

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vent faire complètement défaut. Quand ils existent, on retrouve dans les matières vomies ou du sang rouge, ou du sang noirâtre d'hématémèse. Plus tard, si le malade est immobilisé et soumis à une diète sévère, les signes de péritonite se manifestent moins rapidement. La terminaison, toujours fatale sans mtervention, n’a lieu qu'entre le cinquième et le huitième jour, ou même plus tard.

d) Les plaies du foie, à moins qu'il y ait éclatement important de cet organe, se manifestent par peu de signes. La contracture existe, mais ordinairement très localisée; le facies est peu changé, le pouls est entre 80 et 90, les vomissements sont rares et même font complètement défaut, la douleur est peu marquée.

L’allure générale du blessé ne fait pas penser à une

blessure très grave. En cas d’éclatement du foie, on a des signes d’hémorragie interne grave avec matité, surtout dans la fosse 1liaque droite.

e) Les plaies de la vessie S’accompagnent rapidement de suintement d'urine. Pourtant, lorsque les orifices d'entrée et de sortie du projectile sont éloignés de cet organe, le suimtement d’urine peut être absent. Le diagnostic est alors méconnu (voir observation D), à moims que devant le besoin pressant d’uriner du blessé on vienne à le sonder : l'absence d’urine ou une urine teintée de sang, permettront de diagnostiquer une plaie vésicale. à

3° Plaie de l’abdomen compliquant une

plaie depoitrine,une fracture de la colonne, une plaie des fesses.

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