X..., blessé au combat dx 20 septembre 1914, à Fonte
noy, au moment où nos troupes de première ligne commençaient à se replier.
Présente à son entrée une petite plaie du dos, du côté droit et une éventration à peu près au niveau du point de Mac Burney; par cette dernière sort de l’épiploon et une anse intestinale broyée et complètement sectionnée. Etat général assez bon.
Intervention. — Elle fut pratiquée en plein combat 2 dans les circonstances les plus dramatiques. Pendant que l’on endormait le malade, le souffle d’un obus arracha de ses gonds la porte de la salle d'opération; puis, l’ennemi avançant et arrivant au mur du parc du château (à moins de 100 mètres de la salle d'opération), à cause des balles
qui entraient de tous côtés, on dut interrompre l’interven- ‘
tion pendant quinze minutes environ (il ne restait plus qu’à refaire la paroi abdominale). Elle fut reprise dès que l'ennemi vaincu commença à battre en retraite.
Par suite des événements, les détails manquent: on agrandit la plaie antérieure; on fit une suture circulaire de iestine on sutura trois Suites plaies punctiformes : on examina tout l'intestin grêle et le côlon ascendant; on ferma en laissant un drain dans la partie inférieure de la la plaie, Dès le soir de l’opération, on s’aperçut que le blessé avait une plaie de la vessie méconnue le matin : on mit une sonde à demeure.
Mort au bout de sept jours seulement de péritonite torpide.
OBsERYATION ÏI
X..., blessé pendant la nuit par balle à 2 centimètres audessus de l’ombilic.
Laparotomie (1 heure du matin). — Ventre rempli de liquide sanguinolent. Nombreuses perforations de l’intestin grêle qui présente une large déchirure au niveau de l’angle duodéno-jéjunal.
Suture en deux plans,
RE RES Le blessé meurt au milieu de souffrances très vives Île lendemain, vers 11 heures du matin.