‹ Contribution à l'Étude Clinique des Procidences du CordonChapitre 27 sur 31 · INDICATIONS THERAPEUTIQUES · texte numérisé non relu

INDICATIONS THERAPEUTIQUES

Le problème paraît très simple : d’un côté, avec les interventions par voie basse, une mortalité fœtale de 30 à 50 %; de l’autre, avec Ia césarienne, une mortalité de 13 %, qui devrait tomber à zéro si l’on opère à temps au lieu d’attendre la dernière seconde, et une mortalité maternelle très faible, qui ne saurait être mise en balance.

Mais en réalité, il n’est pas indifférent qu’une femme soit ou non Césarisée, une césarienne «engageant l’avenir » risques de rupture, d’anomalie de la dilatation lors d’un prochain accouchement obligeant. à une nouvelle césarienne, douleurs, etc.

D'autre part, des enfants pourront arriver tellement compromis entre nos mains dans certains cas, qu’une césarienne paraîtra disproportionnée avec les chances de survie; l'intervention par voie basse reprendra alors tous ses droits.

De même, une concidence pourra se produire entre les mains d’un praticien de campagne, loin de tout centre chirurgical, et avec souffrance fœtale aiguë : une interven-

EPA RES

tion rapide par voie basse peut être la seule chance de sauver ce fœtus.

Donc, la césarienne, l’opération certainement idéale pour le fœtus dont le cordon est procident, pourra être, selon les cas, impossible ou tout au moins discutable. Comment se comportera-t-on selon les cas ?

Il nous semble qu’une notion domine : c’est celle de l’urgence.

Où il y a urgence à intervenir : cas de la souffrance fœtale aiguë, l’intervention est imposée, c’est une intervention de nécessité.

Ou il n’y a pas urgence : la poche des eaux est intacte, il s’agit d’une multipare, le fœtus est en siège complet ou est petit; on a le temps de choisir son intervention.

a) Il n'y a pas urgence

Dans ce cas, on a le choix de l'intervention suivant le bilan établi. Deux modalités sont à envisager :

a) En campagne : Le praticien a le temps d’évacuer sa malade sur un centre chirurgical, en lui injectant 2 ou 3 centigrammes de morphine et en la mettant en léger TRENDELENBURG.

b) En milieu obstétrical : Après avoir fait un bilan exact de la situation, on a le temps de laisser la dilatation se compléter, si elle est déjà avancée, afin de tenter l’accouchement par voie basse s’il semble réalisable, ou de passer à Ja section césarienne avec le maximum de chance, si la dilatation est inférieure à P.P. et lente, en particulier chez une primipare, ou si la voie basse n’est pas libre. |

b) Il y a urgence

a) En milieu obstétrical : Si la dilatation est incomplète : césarienne immédiate, Si la dilatation est complète,

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