‹ Contribution à l'étude clinique du phényléthylbarbiturate de brucineChapitre 10 sur 37 · UN · texte numérisé non relu

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Son action sédative permet de l'utiliser aussi avec succès soit dans divers états d’agitation psychique, soit

dans des crises convulsives comme celles de l’épilepsie.

c) Le PHÉNYLÉTHYLBARBITURATE DE BRUCINE (2)

Nous avons pu réaliser cette étude grâce à l’obligeance de M. le professeur agrégé H. Busquet qui à bien voulu

nous diriger dans nos travaux.

1° Toxicité

Chez le cobaye, par voie sous-cutanée, la dose de 0 gr. 20 par kilo provoque la mort en quatre heures, après convulsions. Chez ce même animal, le chlorhydrate de brucine tue à la dose de 0 gr. 05 par kilo. Si nous comparons les doses iso-bruciniques, avec le chlorhydrate d’une part, et le phényléthylbarbiturate de l’autre, nous constatons qu’avec le chlorhydrate la dose mortelle d’alcaloïde est de 0 gr. 05 et avec le dérivé barbiturique 0 gr. 12. Par conséquent, la toxicité de la brucine, combinée à la phényléthylmalonylurée, est au moins deux fois et demi plus faible que dans un sel ordinaire.

Chez le lapin, la dose mortelle par kilo est de 0 gr. 08

(2) Je tiens à exprimer ici ma reconnaissance aux Laboratoires Dausse qui ont bien voulu mettre à ma disposition toute la quantité de phényléthylbarbiturate de brucine cristallisé, qui m'a été nécessaire pour la présente étude.

MAN De.

par voie sous-cutanée, et de 0 gr. 01 par voie intraveineuse. Chez le chien, la toxicité, par voie intraveineuse,

est du même ordre chez le lapin.

2° Elimination

Elle a été étudiée chez le cobaye. Nous avons déterminé à quel moment la brucine apparaît dans les urines. Pour rechercher l’alcaloïde, on alcalinise l’urine à l’ammoniaque et on l’épuise au chloroforme. La solution chloroformique est agitée avec de l’eau faiblement chlorhydrique, laquelle, après filtration, est essayée par les réactifs généraux des alcaloïdes.

Par cette méthode on constate que l’élimination commence au bout de 6 ou 7 heures. Elle continue encore 36 heures après l’agitation et devient complète au bout

de la troisième Journée.

3° Action locale

Le phényléthylbarbiturate de brucine, en solution à 2 % dans l’alcool à 30°, injecté sous la peau du lapin, à la dose de 0 gr. 04 par kilo, ne produit ni rougeur, ni infiltration, ni mouvements défensifs traduisant une

douleur.

4° Action nerveuse

Chez la grenouille, par voie sous-cutanée, le médicament provoque des convulsions à la dose de 0 gr. 001. Chez le cobaye, avec 0 gr. 15 par kilo, on voit apparaître des convulsions. Avec la brucine seule, elles se manifes-

tent déjà avec une dose d’alcaloïde deux fois plus fai-

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