‹ Contribution à l'étude clinique du phényléthylbarbiturate de brucineChapitre 7 sur 37 · CS H · texte numérisé non relu

CS H

C’est une poudre blanche, légèrement amère, à peine soluble dans l’eau, faiblement soluble dans les solvants

organiques et les alcalis dilués.

c) LE PHÉNYLÉTHYLBARBITURATE DE BRUCINE

Le phényl éthyl barbiturate de brucine est un produit chimique défini, réalisé pour la première fois en 1937 par MM. H. Busquet et Ch. Vischniac. Sa formule est :

C35 H38 Ni O7

Il résulte de la combinaison d’une molécule de phényl éthyl malonylurée avec une molécule de brucine. Cristallisé dans l’alcool, il fournit des cristaux anhydres, blancs, fondant à 146°-148° au bloc Maquenne. Il est presque insoluble dans l’eau et dans l’éther, mais se dissout facilement dans l’alcool concentré et dans le chloroforme. Sa saveur est amère.

Eyes

Etude pharmacodynamique

a) LA BRUCINE

La brucine, comme la strychnine, est un poison convulsivant; ce n’est pas par action sur le cerveau, les muscles ou les nerfs moteurs qu’elle détermine des convulsions, mais parce qu’elle agit sur la substance grise de la moelle dont elle exalte l’excitabilité réflexe. Il en résulte que les moindres excitations à ce centre provoquent des convulsions violentes, généralisées, susceptibles de céder au chloroforme.

Les différents auteurs qui ont étudié la brucine, Bricheteau, Pelletier, Andral, Trousseau lui confèrent une action qualitative analogue à celle de la strychnine, mais de cinq à vingt fois moins active.

Certains d’entre eux, en particulier Bricheteau, la préféraient à la strychnine, en raison de sa moindre toxicité, permettant une maniabilité plus grande. Ils pouvaient ainsi donner jusqu’à 75 centigrammes de brucine, sans observer d’intolérance.

Par injection intraveineuse, chez le chien, Reichert a fait les constatations suivantes :

1° La dose mortelle par kilo est de 8 milligrammes. 2° Des doses de brucine de 0 gr. 15 par kilo provo-

quent un état de prostration musculaire absolue; d’ail-

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