‹ Contribution à l'étude clinique du sangChapitre 17 sur 35 · PA RU · texte numérisé non relu

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colorations se font d’une façon générale assez mal sur des hématies difticiles à étaler. On peut constater en outre la présence de rares globules rouges à noyau.

Le parallélisme de ces altérations atteint son maximum dans les anémies symplomatiques graves du 4° degré. Le nombre des hématies tombe rapidement au-dessous de 4 million. Là richesse globulaire lui est supérieure, et la valeur de chaque globule s'élève proportionnellement au-dessus de l’unité. Examinées dans la cellule à rigole, les hématies n’ont plus de cohésion entre elles. Leurs déformations multiples constituent le type le plus parfait de la poikilocytose de Quincke. La présence de pseudo-parasites est presque de règle. La déformation êt l’altération des éléments figurés est surtout appréciable par les colorations : il est d’une extrème difficulté d’étaler et de colorer les hématies qui s’altèrent presque immédiatement à la sortie des vaisseaux. Il existe toujours un certain nombre de globules rouges nucléés. Caractère remarquable, les hématoblastes sont rares, mais il est foujours possible d’en retrouver et par les liquides appropriés d’en compter un certain nombre.

Il résulte de ces considérations, que l’ensemble des phénomènes de la coagulation est un nouveau moyen de contrôle ajouté à ceux que l’on connaissait déjà. Mais on peut aller plus loin et tirer des renseignements pronostics importants d’une étude complète du sang dans des conditions déterminées. Cela est vrai surtout pour les anémies inténses, à condition que l’on ne base pas son jugement sur un seul des résultats fournis par les diverses méthodes d’examen du sang. Frappés de la gravité des cas d’anémie dans lesquelles on signalait la présence de globules rouges à noyau et de leur terminaison souvent fatale, les auteurs anglais ont prétendu que apparition des cellules rouges de Kælliker « sonnait le glas de la mort ». Cette opinion est exagérée. Quelle que soit l’intensité des anémies que nous venons de passer en revue, un traitement approprié est toujours susceptible de les améliorer et parfois de les guérir (1). Nous avons entendu à mainte reprise le

(1) Il importe de faire remarquer, pour ne pas paraître par trop absolu, que l’on ne doit pas confondre une anémie même très intense avec la ca-

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