‹ Contribution à l'étude clinique du sangChapitre 22 sur 35 · NA · texte numérisé non relu

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gime lacté mixte, amélioration notable. Le sang réexaminé le surlendemain de ses règles, qui ont été profuses, présentait les mêmes caractères. Il n’y avait pas de crise hématoblastique. Il n’y avait pas non plus de transsudation du sérum. Du 24 février au # mars, règles redevenues profuses mais crise hématoblastique, coïncidant avec modification de la coagulation : une goutte de sérum a transsudé. Puis disparition des taches purpuriques. Du 19 au 24 mars, dernières règles moins abondantes avec production d'une assez forte proportion de sérum. Hématoblastes : 161.200 (le 4 avril). Guérison le 8 avril.

Ogs. 29. — Purpura hémorrhagique rebelle. Guérison au bout de neuf mois, confirmée par l'examen du sang selon le procédé de M. le Professeur Hayem (Miczarp, Société médicale des hôpitaux. Séance du 12 février 1897, p. 229) (Résumée). — Mme X..., 57 ans, n’est pas sujette aux hémorrhagies. Variqueuse, eczéma du pied droit, dont plusieurs petites poussées ont paru coïncider avec les éruptions purpuriqués dont le début remonte au mois de mai 1896. Celles-ci ont apparu sans cause apparente : d’abord simples pétéchies, puis ecchymoses volumineuses, puis véritables bosses sanguines. Quelques petites taches sanguines de temps en temps sur la lèvre inférieure ; lassitude générale surtout aux membres inférieurs.

4er examen du sang, par MM. CHaRRiER et APErRT. — « Eléments globulaires absolument normaux comme forme; comme nombre cependant, les globules rouges sont un peu diminués 3.727.000 (par millimètre cube au lieu de 4.500.000). Les globules blancs, eux aussi, sont très diminués, 5000 au lieu de 12 à 15.000. » Ce sang ne contenait aucun microbe. Urines plus abondantes et plus pâles que normalement sans rien de particulier. Le 26 juillet saignement de la gencive au niveau de la première grosse molaire droite. Les jours suivants, hémorrhagies localisées du cuir chevelu et ecchymoses de la langue. Sous l'influence de la fatigue ou de chocs légers, poussées successives de pétéchies nouvelles ou d’ecchymoses, suintement sanguin au niveau des gencivees.

Examen du sérum, le 15 septembre, par M. BensauDe. — « Même après 24 heures, la rétraction du caillot n’est pas complète. Il reste adhérent à la paroi de l’éprouvette dans son tiers inférieur. Le sérum a transsudé en faible quantité et sur les préparations de sang sec, on voit des hématoblastes mais en nombre un peu moins grand que normalement, La lésion du sang propre au purpura hémorrhagiea existe donc, mais à un degré absolument minime. Ce fait semble indiquer que la guérison est en train de s’opérer. »

2e examen du sang, le 21 janvier, par M. Bensaupg, — « Les hématoblastes, sur préparations de sang sec, paraissent un peu plus nombreux que sur celles du 15 décembre. D'autre part, la rétraction du caillot est plus marquée. Il est conique, en pain de sucre, avec une collerette blanche à son sommet. Au niveau de sa partie inférieure, il

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est resté adhérent aux parois de l’éprouvette dans l’étendue de quelques millimètres. La quantité de sérum transsudé est au-dessous de la moyenne. En résumé, cet examen est encore plus favorable que le précédent, mais la lésion hématique n’a pas encore tout à fait disparu. » M. Bensaude ajoute que dans le cas de purpura subaigu et chronique, dont il a pu suivre l’évolution, la disparition de la lésion hématique n’a eu lieu que d’une façon très lente.

A ce sujet M. Hayem fait observer qu'il n’est pas aussi affirmatif que M. Bensaude sur l’absence de rétractilité du caillot comme caractère propre au purpura hémorrhagique. Il a observé un adulte phtisique présentant quelques pétéchies. Il saigne facilement à l'occasion d'une plaie accidentelle. C’est un type de purpura cachectique et cependant son caillot ne se rétracte pas. Dans son sang, on constate une diminution énorme des hématoblastes. Le purpura hémorrhagique lui paraît être le résultat d'une toxhémie qui, chez tous les malades observés, coïincidait avec un mauvais état du tube digestif latent ou non. Il ne pense pas cependant qu'il s'agisse toujours d’une auto-intoxication d'origine gastro-intestinale. Les troubles digestifs peuvent agir indirectement en déterminant une viciation de la nutrition générale.

O8s. 30 (résumée). — Purpura hémorrhagique. Gastrite à tendance atrophique. Caillot d'abord non rétractile. Présence de globules rouges à noyau. Amélioration. Caillot rétractile (personnelle). — Le nommé M. Albert, âgé de 7 ans, vient consulter le 21 janvier 1897, M. le Professeur Hayem. Dans ses antécédents collatéraux un cousin germain de la mère, un cousin du père et la sœur de la mère saignaient facilement. Il est né avant terme à 8 mois. Dans son enfance, une pneumonie avec accidents méningitiques, une rougeole avec épistaxis, des accidents nerveux dépendant probablement du mal comitial et des accidents hémorrhagiques à 1 an, à 3 ans, à 4 ans el à 5 et 6 ans, lesquels duraient 5 à 6 jours. Depuis quelque temps, troubles gastriques, urines sanguinolentes. Actuellement , teinte pâle, terreuse avec ecchymoses des téguments, gencives pâles avec taches rouges. IL n’a plus de taches purpuriques sur le corps, mais il en aurait présenté à plusieurs reprises. Estomac dilaté, foie et rate de volume normal. Rien aux appareils pulmonaire, respiratoire, génito-urinaire. Le 15 juillet 1897, l’état général est très amélioré, les accidents hémorrhagiques ne se sont pas reproduits.

Examen du sérum, le 21 janvier 1897. — Sang pris à 10 h.1/2 du matin, 1/2 éprouvette est prise facilement, le sang est rose, clair et s’écoule abondamment par une très petite piqûre. La coagulation se produit très rapidement en 10 à 12 minutes. Elle fournit un caillot rose homogène. 6 heures après la prise il n’y a pas de sérum. Après 24 et 48 heures la séparation ne s’est pas produite.

Numération. — N : 3.255.000. — R : 2.031.140. — G : 0,62. — B : 42.090.

Examen de sang sec. — Fixation à l'acide chromique à 4 0/0. Colo-

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