‹ Contribution à l'étude clinique du sangChapitre 32 sur 35 · RARE · texte numérisé non relu

RARE

gue Gnixa) (Résumée).— Le nommé M... Jean, âgé de 56 ans, chauffeur, entre le 1er mars 4896, salle Bazin, lit ne 5, hôpital Saint-Antoine, service de M. le professeur Hayem. Il s’agit d'un homme dont l’histoire médicale est très chargée. Il a été déporté à la suite de la commune. Il ne buvait qu’un litre et demi de vin par jour. L’estomac est dilaté. Il existe des vomissements alimentaires et bilieux, parfois des selles de sang pur. La peau est fortement colorée et il présente de l'icthyose aux coudes et une éruption lichénoïde sur les avant-bras et les cuisses. Il a été soigné à plusieurs reprises par M. Hayem.

Examen du sang, le 44 mars 4897. — N : 4.620.625. — R : 3.546.000. — G:0,75 — B: 9.920.

Examen du sérum, le 10 mars. — Sang recueilli par piqûre au doigt s'écoule très difficilement, très lentement malgré la ligature du bras. Deux piqûres sont nécessaires. L'éprouvette n’est pleine qu’au bout de 12 minutes. Le sang se coagule rapidement en 12 à 15 minutes. Au bout de 2 heures le sérum commence à transsuder. Après 24 heures la quanlité de sérum ne varie plus. Elle est peu abondante : le quart de la masse totale environ. Le sérum est très légèrement teinté d’'hémoglobine et un peu trouble. Le caillot a une forme cylindrique. Il n’adhère au vase que par sa partie inférieure. Coloration rouge noirâtre sauf à sa partie supérieure rouge claire.

Ons. 88. — Iclère hématique par hémoglobinhémie dans le cours d’une fièvre de surmenage chez un homme atteint de néphrite interstitielle (Haven, Soc. méd. des hôpitaux, 24 juillet 1891, p. 410) (Résumée). — Homme de 40 ans. Néphrite aiguë probable à l’âge de 19 ans. A son entrée, aspect typhique. Teinte analogue à celle de l’ictère sur le corps et les conjonctives. Cette coloration ictérique est spéciale et rappelle celle du sérum. Sanguin sur les extrémités inférieures, taches livides ecchymotiques, s’effaçant sous la pression. Foie normal. Rate légèreent grosse. Pouls 120 irrégulier. Urines abondantes très rouges, urobiliques, très albumineuses. Température 388. Convalescence lente ; est annoncée par une crise urinaire {4 litres).

Examen du sang. — Sang pur: à l'entrée, sang de l’anémie au 3° degré. Les globules blancs ne sont pas augmentés. Les hématoblastes sont peu nombreux. Réticulum un peu exagéré, après quelques minutes.

Sérum abondant, très fortement laqué, rouge cerise foncé. Examen spectroscopique, oxyhémoglobine, urobiline. Pas de Gmetin.

Numération. — N : 2.727.000. — R : 1.773.000. — B : 4.498. — G: 0,65. Quelques jours après N: 3.693.000. — R: 2.216.000. — B : 6.000. — CHIDACZ

2° examen du sérum, 4 jours après Le premier. — (Jour de la défervescence). Il est moins laqué, mais notablement rouge cerise encore, Examen spectroscopique : urobiline. Pas de Gmelin. Sang pur. Sang en

voie de réparation. Amas assez considérable d'hématoblastes. Globules blancs paraissent plus nombreux qu'au premier examen. Après quelques minutes réticulum fibrineux très fin.

Os. 89. — Ictère méthémoglobinhémique. Empoisonnement par une substance méthémoglobinisante de nature indéterminée (Haven et Gnwxa, Société médicale des hôpitaux, 23 juillet 1897, p. 1059) (Résumée). — La nommée B..., âgée de 39 ans, entre à l'hôpital Saint-Antoine, le 15 mars 1897, salle Moïana, lit n° 9. Enceinte de deux mois et demi, elle aurait été prise des phénomènes de malaise et de nausées accompagnées de fièvre. Elle aurait bu une solution phéniquée (?) à la suite de l'ingestion de laquelle une sage-femme et un médecin auraient constaté des signes d’avortement provoqué. Le lendemain son corps tout entier se serait recouvert d’une teinte brune avec taches presque noires sur le nez et les joues. A son entrée, coloration jaune brun à reflets cuivrés très foncés, avec maximum d'intensité à la face et taches ecchymotiques sur les joues et le nez. Conjonctives et muqueuses colorées en rouge brun. Etat général grave, vomissements glaireux, selles jaunes peu abondantes. Douleurs abdominales vives. Rate un peu grosse. Foie normal. Utérus en rétroflexion, orifice externe du col ouvert. Pertes vaginales d'un sang noir et sale. Anémie presque absolue. Rien au cœur ou aux poumons. T. 3%. Le 17 mars, coloration jaune ictérique des plus nettes {ictère biliaire franc surajouté) qui tend à prendre le lendemain l’aspect de l’ictère vert brun. Aggravation de tous les symptômes et mort dans le coma le 19 mars à 9 heures. A l’autopsie rate congestionnée, foie à reflet vert, reins atteints de néphrite parenchymateuse. Ulcérations des cavités vaginale et cervicale. Cavité utérine vide avec insertion placentaire visible. Ganglions hypertrophiés. À l'examen histologique, altération de néphrite parenchymateuse très spéciale (tubes à cellules profondément altérées, à lumière encombrée par des blocs de méthémoglobine. Les corpuscules de Malpighi sont intacts. La substance médullaire présente des altérations analogues aux premières, ainsi que les branches ascendantes des anses de Henle, tandis que les branches descendantes sont normales, (Les recherches bactériologiques et toxicologiques sont restées négatives).

Examens du sang. — Numérations, le 16 mars. — N : 1.320.600, — B : 48.630 ; le 47. — N: 1.057.100. — B : 50.520 ; le 18. — N : 1.426.000. — B: 78.600 ; le 49. — N: 1.202.800. — B : 72.075.

Donc anémie intense mais stationnaire. Leucocytose énorme et progressive.

Examen du sang pur, du sérum sanguin et du sang sec. — Le 15 mars, l'examen de quelques gouttes de sang recueillies par piqûre au doigt montrela présence d’une grande quantité de méthémoglobine et d’oxyhémoglobine, sans urobiline ni pigments biliaires. Le sang est coloré en brun chocolat ; il s'écoule très difficilement. Une plus grande quantité

(20 grammes environ) est recueillie par saignée dans ur tube stérilisé et laissée au repos pour l'étude du sérum. La coagulation se fait normalement en huit minutes. Le sérum commence à transsuder au bout de 2h. {/2, mais d'emblée il est fortement laqué et présente une coloration brun noir aussi foncée que celle du sang complet à sa sortie de la veine, et que celle du caillot lui-même avant ou après sa rétraction. Au bout de 15 heures (16 mars, 9 heures du matin) la quantité de sérum produite est fort peu abondante. Elle équivaut à peine au huitième de la masse totale du sang. La rétraction du caillot est donc considérablement diminuée. Tout le sérum est collecté à la partie supérieure du caillot qui est resté adhérent à l’éprouvette dans toute sa hauteur. Sérum et caillot ont identiquement la même teinte brun chocolat et la teinte est si foncée qu'il faut agiter le tube pour distinguer la limite qui les sépare l’un de l’autre. Le spectroscope montre que le sérum contient une quantité considérable de méthémoglobine et d'oxyhémoglobine. On traite le sérum par du sulfhydrate d’ammoniaque pour distinguer le spectre de la méthémoglobine de celui de l’hématine. La réduction s'opère instantanément : une bande de Stokes remplace le spectre primitif. La bande dans le sang a totalement disparu. Il n’y a donc pas trace d'hématine. On ne trouve ni bi- , lirubine, ni pigments biliaires modifiés. Au bout de 22 heures, la quantité de sérum a augmenté du quart, soit par dissolution du caillot, soit par rétraction plus complète. Au bout de 40 heures, le caïllot a presque entièrement disparu, il est cylindrique, filiforme, et représente à peine la 15° partie de la masse totale du sang. À partir de ce moment les choses restent en l’état ; il semble toutefois que la quantité de méthémoglobine dissoute ait augmenté avec la quantité de sérum produite.

Les préparations de sang sec font reconnaître des altérations globulaires intenses ; les hématies sont colorées en brun clair par la méthémoglobine. Les hématoblastes sont assez nombreux, mais il n'y a pas de crise hématoblastique indiquant une tendance à la rénovation du sang.

L'examen de sang pur dans la cellule à rigole confirme les résultats précédents. De plus, abondance extrême des globules blancs et présence, au bout de 6 minutes d’un réticulum n° 3. Le 46 mars il semble exister dans le sang des traces de bilirubine. Le 17 mars. Saignée de la médiane céphalique. Quelques gouttes de sang diluées montrent qu'il existe toujours une forte proportion de méthémoglobine. IL y a une réaction de Gmelin intense. Le sang recueilli dans le tube à essai se coagule en 2 minutes. Coloration toujours la même. Au bout de 2 heures, le sérum commence à transsuder à la partie supérieure. D’emblée, il est fortement teinté en brun chocolat avec reflet jaunâtre quand on l'agite. Au bout de 18 heures, sa quantité n’est que de 2 centimètres cubes pour 20 centimètres cubes de sang. À partir de ce moment, le

sérum n’augmente plus, le caillot ne se rétracte pas et ne se dissout pas, contrairement à ce qui s'était produit avec le précédent échantillon. Le sérum contient toujours la même quantité de méthémoglobine et d’oxyhémoglobine. Il renferme en outre de la bilirubine (réaction de Gmelin très intense. Pas d'urobiline). Le sang présente une remarquable résistance à la putréfaction. Il ne s’altère qu’au bout d’une semaine environ. 48 mars. La quantité de méthémoglobine contenue dans le sang diminue. Par contre, l’urobiline augmente. 49 mars au matin. Le sang ne contient presque plus de méthémoglobine, mais il est extrêmement riche en bile. À 10 heures du soir, c’est-à-dire au moment de la mort, on recueille un nouvel échantillon de sang. La teinte brune est très faible. Il se coagule en quelques minutes, Au bout de 12 heures, la rétraction du caillot est considérable, La quantité de sérum est vingt fois supérieure à celle du caillot. Celui-ci est filiforme. Le sérum: est coloré en brun jaune, mais cette fois la coloration biliaire domine. Au bout de 36 heures, par suite de l'oxydation de la bilirubine, le sérun est devenu vert foncé, la teinte spéciale de la méthémoglobine a disparu. D’ailleurs, le spectroscope ne révèle que des traces de méthémoglohine. Les deux raies de l’oxyhémogiobine sont à peu près invisibles. Réaction de Gmelin très intense. Pas d’urobiline.

L'examen des urines indique une très forte proportion d’albumine, de la méthémoglobine et de l’oxyhémoglobine, quelques globules blancs, pas de globules rouges nets, pas de cylindres, pas de cristaux urinaires. Il n'existe pas d’urobiline.

Les urines présentèrent des modifications identiques à celles du sérum, La réaction de Gmelin n’y apparut que le 18 mars. Au surplus, il s'agissait là d’un liquide de couleur brun chocolat, en quantité de 3- 4 centimètres cubes au plus. Il n’y eut un peu d’urines que le 18 mars, avec 5 grammes d'urée par litre. Dans les garde-robes, liquide coloré en jaune renfermant de la bilirubine, le 15 mars. Le 18 mars, il y avait une extrême hypercholie.

Os. 90. — Note sur un cas d'hémoglobinurie infectieuse (G. Lron, Société de biologie, 29 décembre 1894, p. 866, résumée). — P..., âgé de 15 ans. Le début de l’affection remonte à l’âge de 5 ou 6 ans jusqu’à 12 ans, par des accès très nets au moment du printemps (urines rouges). Début de la maladie actuelle remontant à 19 jours sans cause. Actuellement teinte jaune clair généralisée, plus foncée à la face, conjonctives oculaires jaunâtres. Toutefois on n’observe nulle part de l’ictère vrai. Légère T. 3804. Pouls: 96. Foie normal, Rate grosse. Hémoglobinurie.

Examen de l'urine, du sang et du sérumiie 20 décembre.— Urines peu abondantes, couleur vin rouge d’Espagne. Précipité assez abondant sous l'influence de l'acide nitrique. Au microscope pas de globules rouges. 21 décembre id. au spectroscope, raies de l’oxyhémoglobine, 22 décembre anurie. Urines retirées avec la sonde sont noires. Au

spectroscope, raie dans le rouge, double raie dans le vert jaunâtre et le jaune, obscurité de toute la partie droite du spectre. Aucun élément microscopique. |

Sang. — N : 1.317.800. — B : 14.322. — G: 1,33. — R: 1.754.575. — Augmentation de ces deux dernières valeurs étant due à l’hémoglobinhémie. Dans le liquide À nombreuses plaques granuleuses.Sang pur : piles d’hématies peu volumineuses et espacées. Augmentation des blancs. Pas de réticulum. Globules rouges normaux. Après 48 heures ils sont plus ou moins crénelés mais non dissous.

Examen du sérum. — Sang provenant d’une petite saignée au bras. Coloration rouge orangé comme les urines. Coagulation et rétraction normales. Coloration rouge cerise sans qu'il y ait de globules rouges en suspension. Au spectrossope, double raie de l'oxyhémoglobine. Rien dans le rouge.

Une certaine quantité de sang d’un individu sain étant mélangé à ce sérum, les globules rouges restent intacts. Le 24 décembre le sang de ventouses scarifiées donne un sérum clair et jaunâtre sans spectre de Voxyhémoglobine.L’hémoglobinhémie a totalement disparu. L'urine est toujours rouge. Le 25 décembre, l’urine trouble, fétide, offre, après avoir déposé, une couleur jaune avec reflet rougeâtre. L’hémoglobinurie a presque complètement disparu. Pas de globules rouges. Le malade mourut, il s'agissait d’une infection due au proteus vulgaris et à siège surtout abondant au niveau des reins et de la rate.

Ogs. 91. — Cyanose d’origine indéterminée, sans signes subjectifs. Légère toxémie. Séruin normal. Urines un peu foncées (personnelle). — M. L.., âgé de 24 ans, étudiant en médecine. Sans antécédents. Le 10 août au soir début des accidents par une légère pâleur verdàtre sans signes subjectifs. Il est très étonné lorsqu'on le lui fait remarquer. Pendant la nuit céphalalgie occipitale intense, diminuant par la marche. Nuit agitée. Cauchemars. Le lendemain matin, cyanose de la face et des extrémités. Au moment où nous le voyons il présente une teinte bleuâtre de la face, des conjonctives et des muqueuses. Les extrémités sont violacées et froides. Le cœur batrapidement(1#4puls.) mais régulièrement. Pas de bruit morbide mais à la pointe Le 2° bruit est sourd. Souffle systolique inorganique à la base. Rien dans les poumons, respiration régulière et calme, il existe un léger degré de dyspnée au moindre effort (montée d’un escalier). La langue n’est pas sale. Haleine fétide. Il n’y a pas d'appétit, mais pas de dégoût des aliments. Pas de vomissement autre qu’un vomissement alimentaire provoqué par le passage d'un tube de Faucher avec lequel on a voulu faire un lavage de l'estomac. Foie et rate de volume normal. Selles moulées normales. Température paraît normale. Vertiges et céphalalgie pariéto-occipitale intense mais supportable. Nous n'avons pu déterminer si le malade avait absorbé une substance toxique. Lui seul de sa famille a été atteint. Il aurait pris hier

une boulette d’opiat (copahu) pour un écoulement. blennorrhagique chronique.

Urines. — Coloration foncée, couleur vin de Madère, avec reflet verdâtre. N'exhalent pas d’odeur. Pas de dépôt (une très petite quantité nous a été remise). Rien au spectroscope. Pas de chromogène avec l'eau iodo-iodurée. Pas de sucre. Pas d’albumine. Rien à l'examen microscopique.

Examen du sérum, le 11 août.— Piqüre au doigt. Le sang s'écoule facilement. Il est très noir. En 4 ou 5 minutes 3/4 d'éprouvette sont pris. Quelques gouttes ont coulé sur les bords. Coagulation 3 minutes après la prise à une température de 20°. Caillot sombre couleur sépia. Le sang ayant été pris chez le malade, nous le rapportons à l’hôpital de la Pitié, éloigné de 5 minutes de son domicile. L’éprouvette avait été lavée comme d’ordinaire et obturée avec un peu d’ouate hydrophile. 25 minutes après la prise, la transsudation commence à la partie supérieure du coagulum. Un liquide noir, épais, presque bourbeux,apparaît à ce niveau. Il augmente très lentement et en même temps il s’éclaircit. Après 2 heures d'attente une assez grande quantité de sérum à transsudé : il est d'abord fortement trouble et rouge, mais il tend à devenir de plus en plus clair. Examen après 17 heures. Séparation effectuée. À ce moment, on trouve dans l’éprouvette : un caillot cylindrique central, un sérum jaune clair médiocrement abondant sur les parties latérales et supérieures ; au fond de l’éprouvette une épaisse couche de globules rouges de 1 centimètre de hauteur reliée à l'extrémité inférieure du caillot. Celui-ci mesure 1 cent. 1/2 de long sur À centimètre de large ; il est noir, légèrement rosé à la partie supérieure. Sa consistance est ferme et élastique. Le sérum peu abondant remplit le 5e inférieur de l’éprouvette. Couleur jaune ambré, un peu trouble. Réaction faiblement alcaline. Examen spectroscopique : très légère raie d'oxyhémoglobine. Pas de réaction de Gmelin. Examen microscopique : une partie des globules tombés au fond de l’éprouvette est mélangée à une goutte de liquide A. Les hématies sont régulières, ont conservé leur forme. Un très petit nombre est crénelé. De distance en distance, quelques globules nains. De très rares leucocytes se montrent cà et là. Quelques cristaux et un petit nombre de débris semblent indiquer qu’un certain nombre de globules ont été détruits. Peut-être y a-t-il de distance en distance quelques hématoblastes (?)

2e examen du sang, le 13 août. — À ce moment tous les phénomènes cyaniques ont disparu. M. L... à pu reprendre ses occupations. Il n’a plus de céphalalgie. L'appétit est excellent. Il à eu le 12 une légère amygdalite, mais il y est sujet et, du reste, cette amygdalite n'existe plus. Les urines sont encore un peu foncées.

Numéralion. — N : 5.828.000.- R : 3.324.457. — G : 0,57. — B : 9.920.

Examen du sang pur. — Globules rouges très nombreux, très réguliers de forme, ramassés en ilots épais et en piles réunies ou sépa-

rées. Petites mers intermédiaires. Les hématies ne paraissent pas plus volumineuses que normalement. Le nombre des leucocytes ne semble pas supérieur à la normale. Les hématoblastes ne sont ni nombreux ni volumineux. Ils sont le point de départ de quelques filaments grêles qui s'arrêtent bientôt.

Examen du sérum. — Sang pris à 10 h. 1/2, rouge, s'écoule facilement. En 3-4 minutes une demi-éprouvette est remplie. Coagulation en 5 minutes. Coagulum rose clair. La séparation commence après 1/2 heure et donne un sérum d’abord fortement teinté en rose mais qui tend à s’éclaircir de haut en bas. Après 1/4 d'heure d’attente, la quantité de sérum est assez abondante et commence à s’éclaircir. Après 3 heures, la séparation n’a pas augmenté mais le sérum a laissé déposer les globules rouges presque entièrement. Il est jaune ambré, légèrement trouble, le fond de l’éprouvette est recouvert d’une couche d’hématies épaisse de 2 millimètres. Le caillot est volumineux.

Examen après 8 heures. — La quantité de sérum n’a pas augmenté. Caillot cylindrique de 1 centimètre 1/2 de long sur 1 centimètre de large, rouge sombre, plus rosé à sa partie supérieure déprimée en cupule. Consistance peu solide, élasticité nulle. Tendance à se dissoudre dans le sérum au moindre contact. Lorsqu'on cherche à le retirer de l’éprouvette, il s’effrite et vient en morceaux. Sérum peu abondant, le 1/5 d’une éprouvette ordinaire. D'abord jaune ambré, il devient légèrement rosé par dissolution d’une certaine quantité d'hémoglobine. Très légère fluorescence. Réaction : légèrement alcaline. Examen spectroscopique : raie de loxyhémoglobine. Pas de chromogène. Pas de réaction de Gmelin. Examen microscopique. Le sérum contient une assez forte proportion d’hématies, le plus souvent normales, quelques-unes muriformes. Quelques leucocytes granuleux. Une goutte d’un sang normal est mélangé au sérum : beaucoup d’hématies deviennent légè-

rement crénelées. Il ne se prend pas en gelée lorsqu'on le traite par l’éther, mais devient sirupeux.

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