‹ Contribution à l'étude clinique et radiographique des décollements épiphysaires de l'extrémité inférieure du fémur chez l'enfantChapitre 6 sur 24 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

préciation de l’âge d’un nouveau-né) et que s'il est le

premier à apparaître du squelette, il est aussi (loi d’Ol- |

lier) le dernier à se souder. La limite supérieure, en F3

rapport avec l'achèvement de lossification du carti-

RE

YA

lage, est autour de vingt ans chez la femme, de vingt-

cinq chez l'homme, sauf anomalie.

Les garcons sont plus PR Apr exposés que

les filles (83 contre 16 sur 99 cas, Poland) en raison

de leur plus grande turbulence £t de Ja violence plus.

grande de leurs jeux. Nous-mêmeé n'avons trouvé que

des garçons parmi les observations du service.

D'autres causes, telles que le rachitisme (obs. III), la |

syphilis constitutionnelle, l’immobilisation prolongée du membre inférieur. dans un appareil plâtré, en affaiblissant les os, sont des causes favorisantes. ”

Quant à la cause essentielle, déterminante, elle peut être directe ou indirecte. Quelle est l'importance respective de chacune d'elles ? Les premières, causes di-

rectles, représentées par un choc, un écrasement, et qui,

d'après O. Wolf, seraient les plus fréquentes, sont au

contraire rarement observées (7 cas sur 60, Poland) et dans les cas qu'on leur rapporte faut-il encore quelquefois faire une part aux causes indirectes (Broca). Cellesci, dont l'importance a été bien mise en lumière par Kirmisson et Broca, répondent à la majorité des cas. Leur mécanisme, vérifié par l'expérience et la clinique, consiste essentiellement dans un ‘phénomène de traction. ligamenteuse auquel s'ajoute une action de levier par un mouvement forcé d'inclinaison ou de torsion (Broca) et dont le résultat se traduit au total par une action d'arrachement. Action étroitement liée, insiste l’auteur, à une disposition anatomique spéciale à l'articulation du genou qui fait que, alors que les ligaments croisés et

latéraux s'insèrent tous en haut sur l’épiphyse, au-

dessous ‘du Chloe conjugal, : ‘ainsi tout re extra- ï

} articulaire, ils s'insèrent en bas, les premiers sur leu

È plateau tibial, les seconds aux diaphyses tibiale et. péro- ie : .

3 -nière, le cartilage conjugal de l'extrémité supérieure dus “ ‘ tibia étant ici compris Entre ces deux points d’ insertion ie à

Frs ET inférieure. MEN ù : 4

Ces considérations manques indispensables à la compréhension du mécanisme envisagé, qui expliquent l’arrachement (habituel) dans le cas d'insertion liga- à | mentaire sous-épiphysaire et, celui-ci étant rendu impos- | sible dans le cas d'insertion sus-épiphysaire, la nécessité

ici d'un choc direct (exceptionnel), expliquent en même temps la grande fréquence des décollements de l’épiphyse inférieure du fémur par rapport à la rareté des décollements de l’épiphyse supérieure du tibia. É sh di

Pratiquement, l’histoire du décollement considéré montre qu'il s’agit le plus souvent (24 cas Sur 93, Poland), FRA Le d'un enfant qui, monté sur une voiture en marche '

(voiture à cheval, fiacres dont nous avons dit l'impor- GES

tance), et cherchant à descendre, a une jambe prise

entre les rais de la roue. La jambe ainsi fixée, le corps

étant rejeté en arrière en hyperextension, constitue un levier d'une: puissance extrême qui, dans son mouvement, arrache l’épiphyse au niveau de la ligne diaphysoépiphysaire — point de moindre résistance — par l'intermédiaire des solides ligaments postérieur et latéral externe ou inferne. Ces faits soulignent l'intensité de. la violence traumatique. — À côté d’autres modes, citons encore le cas d’une chute en avant, une jambe se pre- Fa

nant dans un trou.

La contraction see semble ne an exister comme

acteur étiologique du décollement. ‘à Et

Soit le’ cas’ le plus simple d'un décollement sans plaie avec déplacement diaphy saire en arrière. L'exa-

men montre, à l'inspection, l'existence à la partie infé-

rieure de la cuisse d’une déformation en coup de hache.

Il ÿy a une augmentation considérable “du diamètre antéro-postérieur ‘de l'articulation du genou. La palpation qui doit donner le plus de renseignements, est

difficile en raison du gonflement. On peut pourtant

‘arriver à sentir la diaphyse dans le creux poplité et

parfois les battements de l'artère soulevée, et se por-

tant en avant à la recherche du fragment épiphysaire,

parvenir à reconnaître la surface libre des condyles,

quand il a basculé, ce qui arrive assez tre qe

La rotule est repoussée en avant. Si le déplacement s’est fait plus ou moins sur les côtés, il n’est pas toujours aisé de le reconnaître. On ne se basera pas sur la situation dé l'extrémité libre du fragment diaphysaire:; on s’appliquera plutôt à reconnaître les détails du fragment inférieur dont la cupule née de la séparation diaépiphysaire sera quelquefois plus accessible sur l’un des côtés.

Ces renseignements, en plus de leur valeur diagnostique, sont utiles pour -déduire le mécanisme probable

du décollement et le traitement convenable. Leur net-

teté est en “rapport. avec. ia précocité de J'examen, en k

k dl at

raison du gonflement progressif qui ‘rend difficile, voire impossible, la recherche des signes cliniques.

ë Dans le cas de déplacement en avant, la diaphyse | ue rat fait saillie au-dessus du genou et l'on peus sentir son Le | extrémité libre. l TE à S'il s'agit de décollement Abblque 2 plaie par laquelle fait issue l'extrémité libre de la diaphyse, l’as- | te “ 2 pect cartilagineux reconnaissable à . l'œil nu fera porter. ge 44 des diagnostic. : he Fe - Le raccourcissement immédiat est constant quel que à soit le sens du déplacement; il peut augmenter secon- 4 dairement. La mobilité anormale est nette: le gonfle- : à ment énorme gênant l'exploration et la rendant impos- #5 sible quelques heures après l'accident; l'hémarthrose F4 | fréquente masquant la déformation. L'’impotence fonctionnelle est absolue; quant à l'ecchymose, elle est moins théorique qu'on l’a dit (Delens) et on la rencontre encore assez fréquemment (Massard).

Enfin, les froubles vasculo-nerveux : cyanose du membre, refroidissement, suppression du pouls aux artères tibiale et pédieuse, douleurs névralgiques, peuvent fournir d’utiles indications thérapeutiques et doivent tou-

jours être recherchés.

Le diagnostic positif s'appuiera sur les principaux

a. de ces signes, leur siège, les commémoratifs. Il ne sera pas toujours facile, d'autant que le décollement pourra se compliquer de lésions associées des condyles, du RE . tibia (obs. VI), de la synoviale, etc... qu'il faudra s’at- ES

tacher à reconnaître ‘pour ‘faire, si possible, un dia-

n'aura guère à être fait qu'avec la luxation du genou,

Quant au diagnostic différentiel, of

complet.

F gnostic

dans le cas de déplacement diaphysaire en arrière; a

avec la fracture supra ou intercondylienne dans le cas É

de déplacement en avant. Pratiquement, !: luxation

du genou n ‘existe pas chez l'enfant où précisément le

de décollement épiphysaire la remplace (Broca). Quant 1:

Rae fracture, il est exceptionnel de la rencontrer chez % Fenfant (Poland). DE is |

Ajoutons que. le diagnostic devra toujours être con- trôlé par la radiographie, qui montrera exactement lee degré et ‘le sens du déplacement. Elle seule d’ailleurs à peut donner la certitude absolue qu'on n'obtenait autre- "4e 4 fois qu’à l'autopsie (Malgaigne). On procédera par com- | paraison avec le côté sain dans le cas de déplacement 4

incomplet. Deux épreuves, l'une de face, l’autre &æ profil, seront toujours nécessaires, chacune d'elles ne permettant de juger que le déplacement dans le plan de l’autre. À chaque nouvelle pose l’ampoule sera pla- | cée à une distance de la lésion toujours da même, pour

la comparaison des résultats.

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