‹ Contribution à l'étude comparative des Résultats immédiats et éloignés de la Cholécystostomie et de la Cholécystectomie dans la lithiasie biliaireChapitre 13 sur 104 · REX · texte numérisé non relu

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(par ses sels biliaires), qui sont les meilleurs agents de la contraction vésiculaire, nous citerons les albumines (ou : plutôt les albumoses), l’acide chlorhydrique du suc gastrique, l'huile d'olives.

L’expérimentation a montré que diverses substances pharmacodynamiques avaient un pouvoir cholécystokinétique : Ja pilocarpine, le chlorure de baryum (IcHivmaA), les extraits hyvpophysaires. On connaît enfin les déductions diagnostiques et thérapeutiques basées sur l'introduction par tubage, dans le duodénum, de sulfate de magnésie à 25/100 (Merrzer-Lyon), de peptone de Witte à 5 ou 10/100 (Srepp), de glucose en solution con-

centrée à 60/100 (Trommer et HEmper, CARRÈRE).

4° Innervation de la vésicule

La sensibilité propre de la vésicule, à l’état normal, est très mal connue. Elle semble: pourtant, comme nous allons le voir, être le point de départ de réflexes réglant l’activité du foie, et peut-être du pancréas. C’est dans la pathologie de la vésicule que ces connexions sensitives prennent toute leur importance, déterminant les irradiations classiques (phrénique), ou des réflexes viscéraux qui portent surtout sur: l’appareil cardio-vasculaire (rythme cardiaque et tension artérielle), et sur le tube digestif (sténoses spasmodiques du pylore, diarrhées brusques, constipation spasmodique).

L'innervation motrice de la vésicule est étroitement liée à celle du sphincter d'Oddi et dépend des grands

splanchniques : l’excitation du bout périphérique pro-

voque la contraction de la vésicule et le resserrement du cholédoque ; l'excitation du bout central, le relâchement des voies biliaires et du sphineter d'Oddi, L'exeitation du bout central du pneumogastrique donne trne contraction de la vésicule avec relâchement du sphineter.

En dehors de ces conclusions, qui ne sont pas accepiées de la plupart des physiologistes, la vésicule aurait, pour Fuxkuüyiro Iscuivama, des ganglions moteurs indépendants, qui expliqueraient le fonctionnement automatique de la vésicule dans du liquide de RINGER maintenu

à 58°, et avec adjonction d'oxygène.

. 5e Action sur le foie

Pour SEkepe, la vésicule sécréterait une hormone à action excito-sécrétoire pour le foie. |

Pour d’autres, l’action de la vésicule serait simplement mécanique, cet organe jouant le rôle d’un « régulateur de la pression intrabiliaire ». En effet, sa surdistention arrête Ia sécrétion de la bile (débit 2? où 3 fois

plus faible, pour Demers et BRüMMÉrkAMP).

6° Action sur le pancréas Cette action s’exercerait par une hormone à action excito-sécrétoire (SEEDE).

ÿ° Action sur l’éstomac

Cette action s’exercerait mon sur la motricité, mais sur la sécrétion gastrique (en acide chlorhydrique). Pour Fravez, la vésicule sécrète une hormone dont la sup-

pression entraîne l’hypochlorhydrie.

sie DST

8° Microbisme normal de la vésicule

Pour GizgerT et Lippmanx (Thèse Lippmann, Paris, 1904), il faut distinguer dans les voies biliaires cinq zones

1° Une zone d'infection classique (vater et 1/3 inférieur du cholédoque), avec aérobies (surtout colibacille et antérocoque) ;

2° Une zone d’aérobiase décroissante (1/3 moyen du cholédoque) ;

3° Une zone d’anaérobiase pure (1/3 supérieur du cholédoque), avec surtout des anaérobies stricts (funduliformis et perfringens) ;

4° Une zone d’anaérobiase décroissante (1/2 inférieure des canaux hépatiques) ;

5° Enfin une zone de stérilité absolue (1/2 supérieure des canaux hépatiques et ramifications intrahépatiques).

La vésicule, chez le chien, contient dans 80/100 des cas des germes (anaérobies, quelquefois associés au colibacille), mais LippMaxx insiste sur la lenteur du développement de ces colonies (8 à 10 jours d'étude).

L'infection, toujours d'après LippMaxN, est d’abord pariétale et due aux germes autochtones biliaires, puis secondairement aux agents habituels de la suppuration.

Pour les auteurs actuels, l'infection normale des voies biliaires remonte beaucoup moins haut, et n'existe que

dans le 1/3 inférieur du cholédoque (ABranmr, Dupré et

Ducnaux) ; la vésicule biliaire est normalement asepti-

que.

9° Vésicule biliaire et anaphylaxie

Les rapports entre la vésicule et le choc colloïdoclasique, s’ils sont encore mal précisés, sont bien connus en pathologie. PARTURIER a prouvé l'existence d’un type de colique hépatique d’origine colloïdoclasique. La cholécystectomie peut supprimer les crises urticariennes (deux observations de Scaur, 1927). Dans un cas de Mussro (1928), la cholécystite lithiasique suit de quelques heures une crise urticarienne et semble due Line résorption de

produits protéiniques d’origine bactérienne.

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