RADIOGRAPHIE
Elle sera faite de face et de profil, et en série. Ces radiographies permettront de mieux suivre les modifications des organes digestifs. En outre, en comparant ef en superposant les diverses radiographies du carrefour sous-hépatique, LAUWERS a observé que l'estomac, le duodénum et l'angle hépatique du côlon présentaient
de petits diverticules de traction qui convergeaient vers
le même point vésiculaire.
Examen après tétraiode
Cette méthode, la dernière venue en radiologie biliaire, a été l’objet d'une série de publications de GRAHAM, CoLE et COoPHER (Saint-Louis), la première en février 1924, Elle consiste à rendre opaque la vésicule elle-même par du tétrabrome ou du tétraïode (ce dernier deux fois
moins toxique à opacité égale).
PRINCIPE DE LA CHOLÉCYSTOGRAPHIE Il'est basé sur la fonction de concentration vésiculaire,
En effet, certains dérivés des phénols (le plus employé
a pe
est la tétraïodophénalphtaléine disodique) sont éliminés presque exclusivement (dans la proportion de 95 %, ABEL et ROWNTRE) par le foie ; ils passent donc avec la bile dans le cystique, se concentrent avec la bile dans la vésicule, qu'ils rendent opaque à partir de la quatrième heure, et enfin sont éliminés avec elle.
Après administration intraveineuse du produit, la vésicule se dessine vers la quatrième heure et est nette à la huitième ; elle est maxima entre la vingt-quatrième et la vingt-sixième heure, puis s’affaiblit et a disparu habituellement à la trente-sixième heure. Avec l'administration per os, les résultats sont moins réguliers.
On fera donc une radiographie à la huitième heure et
on suivra les modifications de l’ombre vésiculaire, spontanées, ou mieux provoquées. L’évacuation sera provoquée soit par un repas de Boypox (jaunes d'œufs et crèmes), soit par l’épreuve de MerrzEer-Lxon. Pour d'autres, l’hypophyse donne les même résultats.
Cette méthode à permis à SypNeY LANGE (Cincinnati) de préciser les anomalies de situation de la vésicule celle-ci déborde le bord inférieur du foie dans 75 % des cas, et, dans la station debout, s'abaisse de 1 à 3% cm.,
parfois de 10 à 12 chez les hyposthéniques.
Votes D'ABSORPTION
1) Voie buccale. — Le malade prend, au repas du soir, en plusieurs fois, 4 ou 5 grammes de tétraïode, en pilules kératinisées, ou même sous la forme liquide (radioté-
‘trane colloïdal).
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L'irrégularité de l’absorption par Fintestin est le gros inconvénient de la voie buccale.
2) Voie veineuse. — On injecte, en fin d'après-midi et sans que le malade ait rien pris depuis midi, ? gr. 50 ou 3 gr. de tétraïode très dilué (dans 40 cm”).
Le produit est légèrement caustique par cette voie, qui donne par contre une absorption beaucoup plus régulière que per os.
3) Voie rectale. — Elle a été proposée trop récemment pour qu'on puisse déjà se prononcer sur sa valeur. Quel que soit d’ailleurs le mode d'absorption, le malade sera purgé la veille. Pour GryxNkranr (Varsovie), la médication per os sera précédée trois heures avant par l’ingestion de bile, en capsules gélatineuses, à la dose de 3 grammes. Enfin, le malade ne prendra absolument
rien, comme solide ni liquide, entre le tétraïode et le
moment de l’examen. | :