‹ Contribution à l'étude comparative des Résultats immédiats et éloignés de la Cholécystostomie et de la Cholécystectomie dans la lithiasie biliaireChapitre 29 sur 104 · EXAMEN DES FONCTIONS PANCRÉATIQUES · texte numérisé non relu

EXAMEN DES FONCTIONS PANCRÉATIQUES

Leur recherche est très déticate également, et doit être laite korsqu'on soupçonne une pancréatite chronique.

On pourra doser dans le sang les différents ferments pancréatiques, mais surtout L'amylase.

La réaction de CaAMMIDGE, pour KEur, décélerait des pancréatites dans 14 %, des cholécystites calculeuses. Pour Scamiwr (Wurtsbourg), sa valeur est moindre et seulement de probabikté.

Dans les selles, l'insuffisance pancréatique entraîne une insuffisance de la saponification des graisses (constalation de graisses neutres en assez grande quantité ; 80 % des graisses sont inulilisées, et davantage s'il v a troubles associés de l'exerétion biliaire), wne insuffisance de la digestion des fibres musculaires (épreuve des noyaux de Scmmmr), el, plus accessoirement, de celle des fécu-

lents.

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Quant au dosage des ferments pancréatiques dans le suc duodénal, il a pu donner des résultats (CHiray), mais n'est pas rentré dans la pratique quotidienne. Pour Bockus et Piersor, le pouvoir digestif du suc pancréatique est, dans 85 % des cas, diminué de moitié, et cette

diminution porte surtout sur la stéapsine.

SOINS PRÉOPÉRATOIRES

Si les fonctions hépaliques sont normales, si le sujet ne présente pas de tare organique sérieuse, l'opération peut avoir lieu le deuxième ou le troisième jour après son arrivée. I restera, pendant ces deux jours, surtout la veille, à un régime léger : bouillon, pâtes, légumes verts, purées, fruits cuits. On lui fera prendre, la veille, une purgation légère. Enfin,’ on lui donnera les soins de peau habituels : bain, savonnage, désinfection de la peau à l'alcool ou à l'éther, et pansement. Naturellement, le malade ne prendra rien le nratin de l'opération.

Mais souvent l'opération sera retardée par Ha consta- “ation d’une lésion viscérale quelconque.

Les insuffisants hépatiques seront justiciables du chlorure de calcium (4 grammes), de l’Anthéma ou de petites transfusions, la veille de l'opération. On à même proposé l'irradiation de la rate (Finsrerer). Ces malades seront tout particulièrement surveillés, jusqu'à ce que leur temps de saignement soit revenu à la normale.

Le diabétique sera suivi au triple point de vue glycé-

mie, glycosurie et acidose. Il sera traité par l'insuline et

CAEN TS LE, st CFO

ne sera opéré que lorsque les urines né contiendront plus de sucre ; l’insuline sera continuée quelque temps après l'opération.

En cas de congestion des bases, on fera une révul-. sion énergique et on donnera au malade une position semi-assise — qu'il devra conserver après l’opération.

On peut prévenir enfin l'infection post-opératoire soit en supprimant les petits foyers de suppuration (ablation de chicots, désinfection du nasopharynx), soit en pratiquant une vaccination préopératoire (L. Bazx). Mais cette dernière méthode demande de disposer de 10 à 12 jours avant l'opération ; en outre, elle a été récemment discutée (Gosser et THALEIMER).

Chez tous ces malades à mauvais état général, surtout si ce traitement préopératoire n'a pu être institué, la cholécystostomie constituera l'opération de choix. Il est rare d’ailleurs, chez le lithiasique, dé se trouver en présence d’une véritable intervention d'urgence. On aura donc toujours le temps de faire les recherches indispensables temps de saignement et de coagulation, dosage d'’urée, recherche du sucre et de l’albumine, et presque toujours

le temps de faire un traitement médical approprié.

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