‹ Contribution à l'étude comparative des Résultats immédiats et éloignés de la Cholécystostomie et de la Cholécystectomie dans la lithiasie biliaireChapitre 32 sur 104 · SET · texte numérisé non relu

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mortalité de 3 % dans les cas non compliqués (1.229 cas) contre 43,5 % dans les cas compliqués (637 cas). Dans la cholécystite aiguë, surtout suppurée, la mortalité opératoire monte aux environs de 5 %. Dans la péritonite biliaire, qu’elle soit avec perforation ou, comme en a cité quelques observations, sans perforation, la mortalité est énorme, de l’ordre de 50 %. Dans le calcul du cholédoque, la mortalité est fonction du degré d'infection et d’ictère, et, pour Gosser, est de 5, 15 et 50 % ; ces chiffres sont d’ailleurs faibles par rapport à la plupart des statistiques. Enfin, le cancer secondaire, le « calculocancer biliaire », comme l’a appelé tout récemment CARNOT, par analogie avec l’ulcéro-cancer digestif, se voit, dans 2 à 8 % des lithiasiques, et frappe surtout la vésicule ; et on peut dire qu'il est toujours fatal. Toutes ces complications expliquent que les chirurgiens préfèrent intervenir à froid et au stade vésiculaire, où l'atteinte du parenchyme hépatique est nulle ou négligeable: La mortalité dans les formes opérées précocement s’abaisse, en effet, à 1,5 ou même 0,5 %. Le diagnostic de la lithiase est d’ailleurs possible précocement, et on à pu faire rentrer dans son domaine des dyspepsies nerveuses, des aérophagies, des achylies gastriques, des migraines. | Autant qu'il est possible de faire rentrer dans le cadre d'un schéma les indications opératoires d’une affection aussi polymorphe que la lithiase, celles-ci, pour lesquelles nous ferons de larges emprunts à un article

récent de N. FiessiNGer, se rangent en cinq catégories

1° Indications fonctionnelles. — On opérera

a) Les crises douloureuses rebelles, à la morphine, prolongées ou de plus en plus rapprochées :

b) Les-ictères, soit de plus en plus rapprochés, comme les crises qu'ils accompagnent, soit permanents (les opérer non pas entre 1 et 5 mois, comme le prescrivait CHAUFFARD, mais avant l'apparition de la fièvre et l’amaigrissement) ; |

c) Les troubles digestifs marqués et rebelles :

2° Indications générales. — a) I#amaigrissement progressif, quels que soient les signes qui l’accompagnent ;

b) La fièvre, qu’elle accompagne une cholécystite aiguë ou un calcul du cholédoque infecté (il faudra opérer alors en période de rémission relative) ;

3° Indications locales. — Celles-ci peuvent être tirées :

De l’examen clinique : les grosses distentions vésiculaires, les cholécystites aiguës rebelles ;

De l’examen radiologique : les calculs vésiculaires, à plus forte raison cholédociens ;

Du tubage : la vésicule excluse ;

4° Indications sociales. — On peut faire rentrer dans ce paragraphe des malades qui ne peuvent faire les frais d’un traitement médical où hydrominéral prolongé, ou qui ne s’accommodent pas d’une vie au ralenti, ou enfin

des malades éloignés de tout centre chirurgical ;

5° Indications occasionnelles. — Celles-ci doivent tenir compte du « coefficient de résistance », des lésions vésiculaires des complications en cours, ou des lésions associées (appendicite). Nous avons déjà vu que les indica-

tions d’urgence n'étaient pas discutées.

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