L’ANESTHÉSIE
L'anesthésie générale est la plus employée, mais on devra tenir compte, dans le choix de l’anésthésique, des indications tirées de l'examen du malade, N. Fisssivcer et H. Warrer ont étudié la toxicité des différents anesthésiques sur le foie (notatiment d’après les fonctions biliaires, chromagogues et protéïques), et les classent
ainsi par ordre de toxicité décroissante :
ATREINTE DES FONCTIONS | a ss Biliaire |Chromagogue Méne TeS c] CMOrDIOnMES an re +++ | +++ ÉRIO N EREEe DRSPME UE (6 parties d’éther +2 de chloroforme +1 dé kélène +0,6 de goinénol.) | Protoxyde d’azote-éther. . ...: 0 4 d à POI C UE QEME mie t re it + + | g + SAN EN NME ES EEE | vr 0 Protoxyde d'azote. . ......... | 1 Po 0 Anesthésièés localés (=rachi- | diennes et locales)..,.......) 0 | 0 |
.On proscrira donc le chloroforme dans tous les cas où le foie est déficient, puisque c'est le plus hépatotoxique des anesthésiques. IT est pourtant loin d’être rejeté complètement en chirurgie biliaire, et c’est lui que nous avons employé pour la plupart de nos malades.
L'éther à ici, en plus de ses contre-indications habituelles (malades à passé pulmonaire, emphysémateux, bronchitiques, bacillaires) les cas où l'examen montre des signes pleuro-pulmonaires à la base droite. On l’évitera de même chez les cardiaques mal compensés et les obèses, à cause de la gravité d’une congestion post-opératoire éventuelle.
Parmi les autres anesthésiques généraux, le protoxyde d'azote semble le moins toxique, mais son administration est délicate et il donne une très mauvaise résolution musculaire.
L'appareil à anesthésie (masque de Ricarpb), sera stéri-
lisé après chaque malade.
Enfin, dans l’ob$ervation ect. 55, nous avons employé le chloral intraveineux.
Les anesthésies locales ou régionales seront indiquées toutes les fois que l’état du foie, des poumons ou des reins rend aléatoire une anesthésie générale.
L'anesthésie locale sera réservée aux cas avec mauvais état général : on emploiera la novocaïne ou le niketol (BekGeR), en infiltrant plan par plan, surtout la graisse sous-péritonéale. La cholécystostomie peut être ainsi très bien supportée, puisque la ponction et l’incision du fond ne sont pas douloureuses, à condition que l'opé-
rateur ne lire pas sur la vésicule. Dans la cholécystecto-
ro
mie, l’anesthésie locale facilite même le décollement SOUS-séreux (GUTIERREZ).
L'anesthésie rachidienne sera contre-indiquée chez le syphilitique ou chez le malade hypotendu. Elle conviendra par contre aux hypertendus, aux pléthoriques, aux pulmonaires. Nous signalerons en passant que la résolution musculaire idéale que donne l’anesthésie rachidienne permet une palpation de l’hypochondre droit parfaite, et on peut ainsi confirmer les caractères d’une tumeur vésiculaire, ou même la découvrir. Nous n'avons employé cette anesthésie que dans un cas (obs. st. 12).
On peut enfin employer l’anesthésie splanchnique de Kappis, qui a donné 82 A de succès (sur 22 cas) à ErisaN
et Ferauson (Philadelphie).