EXPLORATION INSUFFISANTE DES VOIES BILIAIRES
Le plus sérieux est une exploration insuffisante des voies biliaires ; on aura toujours le temps de la pratiquer, à part quelques rares cas d'extrême urgence, avec adhérences trop marquées. Il ne faut pas, en effet, méconnaître un cancer de la vésicule au début, ou un calcul de la vésicule du cystique, ou surtout de la voie principale.
b) LA HERNIE La petite hernie et l’éventration se voient assez fré-
quemment après les fistules prolongées, mais ont dimi-
nué depuis l'emploi de l’incision transversale à la place des incisions énervant le grand droit (incision de Keur). Nous comptons 6 % d'accidents de ce genre : une petite hernie après fistule prolongée (obs. st. 11) et une éventration (obs. st. 13), où se retrouvent les deux facteurs habituels : mauvaise paroi et fistule prolongée. Hernies et éventrations sont, en effet, pour une grande part, indépendante de l’opérateur ; le plus souvent, d’ailleurs, elles ne s’accompagnent d'aucun trouble, et ne nécessi-
tent pas de réintervention.
c) CERTAINES FISTULES CUTANÉES Elles sont dues à la suture de la vésicule à la paroi
par sa face muqueuse et non par sa face séreuse.
d) LES ADHÉRENCES Les adhérences sont moins fréquentes ici qu'après les cholécystectomies (DEAVER) ; c’est avec les résultats éloinés de ces dernières que nous étudierons leur symptomatologie et leur traitement. Elles se voient moins après la cholécystostomie classique que dans la cholécystectomie partielle, où le drain, dans son trajet, est protégé de
la grande cavité par un lit de compresses.
20 Troubles dus à la lithiase
Ils relèvent soit de la persistance de la lithiase ellemême, soit de l'infection qui l'accompagne.
a) LES RÉCIDIVES
11 faut distinguer, parmi ces récidives, les récidives
vraies et les fausses récidives : les premières copiant la
crise douloureuse antérieure et dues à des calculs, les secondes moins typiques et dues aux causes les plus diverses : adhérences, angiocholite persistante, pancréatite chronique, ou rétrécissement de la voie principale. Sa distinction est d’ailleurs théorique souvent. Les récidives se voient avec une fréquence très variable suivant
les auteurs
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Nous n'avons observé qu'une récidive sur 29 cas, soit 3 % ; encore, à l'intervention s’agissait-il d’adhérences reproduisant sensiblement le même tableau clinique que les coliques hépatiques antérieures (obs. st. 33).
Les récidives sont habituellement précoces, mais on à pu en citer dix ans après une cholécystostomie (Gos- SET), dix-huit ans même (SOURpAT).
Les récidives vraies sont dues à des calculs oubliés dans la vésicule où dans le cholédoque (obs. st. 3). Mais les calculs peuvent aussi siéger dans les canaux hépatiques.
b) LE GANCER
Le cancer se voit dans 2? à 3 % des cas, parfois davan-
tage. Nous en avons observé un cas (obs. st. 34), soit
)\ Où
3 Vo : il s'agissait d'une lithiasique ancienne, de 62 ans,
avec une cholécyslite suppurée (forme empyémateuse du
cancer ?). Le cancer fut constaté par un curettage de la fistule qui persistait un an et demi après l'opération.
HARTMANN à 3 cas de cancer sur 46 cas, soît plus de 6 %,
au sixième, huitième et dix-septième mois. Ce cancer est habituellement précoce, dans la première ou la deuxième
année.