‹ Contribution à l'étude comparative des Résultats immédiats et éloignés de la Cholécystostomie et de la Cholécystectomie dans la lithiasie biliaireChapitre 94 sur 104 · ÉTUDE CLINIQUE DES RÉSULTATS ÉLOIGNÉS · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE DES RÉSULTATS ÉLOIGNÉS

1° Résultats d'emblée parfaits : 31 cas — 52,4/%

Ces résultats se voient dans une proportion qui va de 0 à 75 %, suivant les auteurs. Il y à disparition complète de tous les troubles douloureux ou digestifs, des

poussées d'ictère et de fièvre, et cette disparition est

immédiate et définitive. L'augmentation de poids est constante, la malade récupérant le poids qu'elle avait perdu au cours de ses crises subintrantes ; parfois, la reprise de poids va jusqu’à l'obésité ; souvent, d’ailleurs, il s’agit de grandes multipares, de femmes au voisinage de la ménopause, et l'obésité est d’origine endocrinienne et complexe. Enfin, ce résultat parfait se maintient souvent malgré l'absence de tout régime et de toute précaution.

Ces résultats parfaits, qui jastifient l'intervention médicale, peuvent aussi n’apparaître que secondairement, après une, deux ou trois crises, analogues par leur horaire et leurs irradiations, aux crises préopératoires, mais de plus en plus faibles, courtes et espacées (obs. ect. 49, 54 et 56). Dans notre statistique, ces résultats secondairement parfaits figurent avec les résultats satisfaisants. Les résultats parfaits, classiquement plus nombreux après cholécystectomie qu'après cholécystostomie, sont analogues dans nos deux statistiques : 52,4 et 51,7 %. BraLocu, sur ses 580 résultats, a 72 % de résultats parfaits, dont 51 % appartiennent aux cholécystectomies et 49 % aux cholécystostomies.

Grarr et WeixerT, puis HarrMaNN et Perir-Duratrris ont insisté sur la régularisation des selles chez les anciens

constipés.

20 Résultats satisfaisants : 20 cas — 34/100

Ces résultats sont de l’ordre de 20 à 50 %, suivant l'importance que l'on accorde aux résultats secondaire-

ment parfaits.

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a) LES DOULEURS

Elles ont une part prépondérante dans la symptomatologie des améliorations incomplètes. Les douleurs peuvent siéger dans la zone opératoire et elles affectent alors différents types. Tantôt c’est une simple pesanteur, un endolorissement, une sensation de gonflement ; ces sensations désagréables sont continues ou plus souvent intermittentes, provoquées alors par la station debout et la marche (hépatoptose), par les changements de temps. Tantôt la douleur est plus intense, avec irradiations scapulaires droites, avec gêne des mouvements du bras droit : elle serait alors souvent due à des adhérences. Tantôt, enfin, elle s'accompagne de nausées, de vomissements, voire de céphalée. Ces douleurs surviennent de préférence au moment des règles et, comme les douleurs antérieures de colique hépatique, elles sont déclanchées par des écarts de régime ou un effort.

Mais les douleurs peuvent avoir les sièges les plus variables : au creux épigastrique, faisant discuter une dyspepsie lithiasique persistante, une pancréatite chronique, une ptose gastrique ou une solairalgie d'autre cause ; dans la région lombaire droite, et pouvant alors être due à une ptose rénale ; dans l’hypochondre gauche. Des douleurs thoraciques droites chez une ancienne cholécystectomisée peuvent être dues à une tuberculose associée (obs. ect. 34). Les céphalées, voire les migraines {\piques, ne sont pas rares parmi ces algies des cholécystec-

tomisés,.

b) LES TROUBLES INTESTINAUX

La diarrhée est l'exagération du phénomène de la régularisation des selles, dont nous avons parlé. Cette diarrhée, qui apparaît 8 à 10 jours après la reprise de l'alimentation, peut persister des semaines et des mois. Elle a les caractères de diarrhée biliaire, post-prandiale, impérieuse, avec sensation de cuisson anale, que l’on voit dans la symptomatologie des lithiasiques avant l'opération. Elle est brunâtre, mousseuse et atteint de 4 à 8 selles par jour.

Cette diarrhée est due à la perturbation bilio-digestive par l'insuffisance de l'excrétion biliaire pendant les repas, et à son excrétion persistante pendant les périodes intercalaires ; elle est peut-être due aussi à une modification qualitative de la bile, qui, moins riche en mucine, serait plus irritante (Perir-Durairris).

La diarrhée évolue souvent indépendamment du régime et du traitement, ou n’est calmée que momentanément. On visera donc, dans son traitement, surtout le symptôme douleur, et on évitera que le malade restreigne trop son alimentation. La diarrhée finit par se calmer, après 3 à 6 mois, et aboutit à des selles journalières.

D'ailleurs, souvent, ce symptôme peut manquer : la femme était et reste une grande constipée, mais la cholé-

cystectomie peut modifier l’action des purgatifs.

€) LES TROUBLES GASTRIQUES Il y a, après les repas, du ballonnement épigastrique, et les digestions sont lentes et difficiles. Les nausées sont

rares. Ces troubles ou bien prolongent la dyspepsie pré-

opératoire, ou bien même datent de l'intervention. C’est dans ce dernier cas qu’on pensera à un trouble du transit duodénal, adhérences ou sténose. On sait que les sténoses sont, avec les calculs et rétrécissements cholédociens, les

causes les plus habituelles de réintervention.

d) L'ICTÈRE

L'ictère, plus ou moins tardif, est toujours un symptôme sérieux chez les opérés de la vésicule. Tantôt il accompagne une des crises douloureuses que nous avons décrites, avec un peu de température, et il relève, suivant les cas, d’une angiocholite légère ou d’une récidive calculeuse. C’est un ictère sale, jaunâtre, habituellement peu marqué, passager. Tantôt, par sa persistance, l'ictère domine le tableau clinique avec coloration des urines et décoloration des matières, et doit faire penser à un obsta-

cle cholédocien, comme nous allons le voir.

e) TROUBLES GÉNÉRAUX Les poussées de fièvre, comme après les cholécystectomies, coïncident généralement avec les crises douloureuses. L'augmentation de poids est souvent marquée,

parfois même il v a obésité véritable (obs. ect. 61).

3° Résultats mauvais (8 cas — 13,6/%)

Le petit nombre de ces résultats mauvais est classiquement en faveur de la cholécystectomie comme traitement de choix de la lithiase. Nous retrouvons, pour les étudier, les symptômes précédents, mais autrement accentués ou

persistants.

a) LES DOULEURS

Nous comptons quatre cas où les douleurs ont récidivé. Les douleurs gardent alors le même type, la même intensité, souvent la même fréquence qu'avant l'intervention, et cela malgré un régime et un traitement associés. C’est ainsi que dans un cas (obs. ect. 68), la persistance des crises était due non à une récidive, mais à une sténose pyloro-duodénale, et la gastro-entérostomie amena leur régression. Les douleurs persistent dans deux cas (obs. ect. 65 et 65), avec la même intensité qu'avant. Dans deux autres observations (obs. ect. 64 et 66), les crises évoluent d’une façon moins continue et sont favorable- | ment influencées par le traitement médical. Mais, avant la réintervention, le diagnostic exact de la cause est souvent impossible, et la vieille division des douleurs par Kenr, en récidives vraies et en récidives fausses, reste

plus pathogénique que clinique.

b) Les TROUBLES DIGESTIFS

Nous avons vu que la diarrhée persistait rarement au . A . . ; 4 A point d’être une complication grave et d’entraîner de la dénutrition. Parmi les autres troubles digestifs, il sera important de rechercher s’il n'existe pas des troubles de l'évacuation gastrique, ou un défaut du transit coli-

que. Ïl faut toujours penser à la possibilité d’une sténose.

c) L'ICTÈRE

L'ictère des anciens cholécystectomisés est, en général, un ictère par rétention. Il survient plusieurs mois ou

plusieurs années après l'opération (Srarr Jun), C'est

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