ÉTUDE ÉTIOLOGIQUE DE CES DIFFÉRENTS TROUBLES
1° Troubles dus à des fautes de technique
Ils sont actuellement très rares, à mesure que s’est précisée la chirurgie biliaire, et la connaissance des « imprévus opératoires ». Nous avons déjà signalé les points de technique discutés, et nous croyons inutile d’insister sur les troubles correspondant, à part les éventrations et
les adhérences.
Les éventrations tiennent surtout à l’incision, comme nous l'avons vu, et à un drainage trop important ou trop prolongé (gros tamponnement sous-hépatique à la Kenr) ; mais elles tiennent pour une grosse part à la déficience de la paroi, qui souvent s’opposera à tout traitement chirurgical. Nous avons 6 cas d’éventration ou hernies sur 59 résultats éloignés ; ces accidents sont le plus souvent bien supportés.
Les adhérences post-opératoires nécessitent des réinterventions dans 5,5 % des cas d’après Payr, dans une proportion un peu moindre pour les autres. Souvent, elles n’ont aucune expression clinique, n'étant découvertes qu'à l'écran ; dans d’autres cas, elles entraînent des douleurs sourdes, continues, siégeant dans la zone opératoire. Ces douleurs peuvent être améliorées par des séries d’injections de fibrolysine. On pourra utiliser également les infra-rouges et la diathermie.
Ces adhérences seraient beaucoup plus fréquentes après la cholécystectomie qu'après la cholécystostomie (Dr4- VER), après les grands drainages — aussi quelques chirurgiens, surtout étrangers, suppriment tout ürainage, même à chaud, — enfin en cas d’inobservance de certaines précautions opératoires. On réduira le traumatisme opératoire par la douceur des manipulations. On évitera aussi tout ce qui peut amener ultérieurement une réaction de la zone opératoire : asepsie stricte, sans antiseptiques irritants (HEINECK), cholécystectomie sous-séreuse quand elle est possible, péritonisation soigneuse de toutes les surfaces dénudées, hémostase parfaite ; on à pré-
conisé de même les changements fréquents de position
de l’opéré. Prévenir les adhérences doit donc être un des soucis constants de l'opérateur ; malheureusement, leur constatation est une forte présomption en faveur de leur récidive (HarrMaNN et Perir-Duraicris) : elles sont donc indépendantes de l'opérateur dans bien des cas.
Nombre de fausses récidives de Kenk rentrent dans ce groupe : beaucoup étaient dues, en effet, à des fautes de technique (fils non résorbables infectés profondément, filaments de gaze laissés après un tamponnement exces-
sif).
20 Troubles dus à la lithiase
a) RÉCIDIVES Les récidives s'observent dans une proportion relati-
vement forte
ViLLARD AOSESS) EE SR 29 HULeEr IS ACAS NE LES S T PA REA DATI TN ERSEN AIR OR RE 19ÈE
(proportion égale à celle de la cholé-
cystostomie. )
VERBEUCCE (GS DANCE Re 16, % RERR: 2-TUACMSS RNCS SPRL era DREESMANN (382: cas)... 4%, 37000 4.002 GRAFF ‘et IVEINER EN TR PR ER D'ONOE
Mais ces deux pourcentages, autour de 20 % et autour de 5 %, nous semblent correspondre à un manque d'accord chez les auteurs, le deuxième chiffre correspondant aux récidives vraies seulement, et le premier aux réci-
dives en général.
Les récidives sont habituellement ici plus tardives qu'après la cholécystostomie : 2 ans et demi au lieu de S à 9 mois. Elles sont dues le plus souvent à un calcul oublié (1 %, Ken). Des calculs peuvent être méconnus : à cholédoque fermé, certains sont mous, petits, masqués par le pancréas, ou la cholédocite ; à cholédoque ouvert, on peut encore les méconnaître s'ils se désagrègent (calculs boueux) ou les extraire incomplètement s'ils sont très nombreux (lithiase multicalculeuse de la voie principale).
Des calculs peuvent d'ailleurs se former dans les canaux hépatiques et le foie : c’est l'hypothèse émise notamment par Boyssen et RowsinG au sujet de l'origine des calculs pigmentaires. La lithiase intrahépatique n’est pas exceptionnelle, quoique sa fréquence soit diversement appréciée, depuis 0,6 % (Perers) à 9 % (ScHRÔDER) dans la lithiase biliaire. En tous cas, elle peut exister sans lithbiase extrahépatique, comme l'ont signalé CourvorsiER (9 cas), Naunyn (2), Corte (1), MeesrriIt (1). Elle peut même se développer après la cholécystectomie, comme dans les cas de KüRTE (cité par KAuscn). Des calculs peuvent théoriquement se former dans une néo-vésicule, quand on n’a pas Hé te cystique au ras de la voie principale. Cette néo-vésicule, fréquemment réalisée chez l'animal depuis Opptr, est exceptionnelle chez l’homme elle n’est guère connue chez lui que par quelques observations (5 cas de Kenr, de Von SruBENRACH, de Rosr, de FLoRkEN) ; mais elle peut reformer des ealculs (cas de Leciwe in Thèse HaAuTeroRr, cas de STruBENRA€H). Pour Spscur, ce risque de néo-vésicule est trop faible pour
empêcher de lier le cystique à 1 centimètre de distance, la blessure du cholédoque étant autrement fréquente. Enfin, des calculs peuvent se former au niveau d’un fil, comme l'ont montré les expériences de Mrexor et quelques observations (MIGNOT, FLORKEN).:
La récidive calculeuse peut être simulée absolument par la péricholédocite ou les adhérences ; son traitement, variable suivant les lésions, consistera le plus souvent en cholédocotomie ; Moynimam a proposé, dans cer-
taines récidives, la splénectomie.
b) Le cANCER
La cholécystectomie ne débarrasse pas radicalement le sujet de tout risque de cancer, puisque GRAFF et WEINERT lui reconnaissent 4 décès sur 124 cas, et HARTMANN 2? sur 100 cas,
Ce cancer peut siéger sur la voie biliaire principale, ou peut-être sur certains organes du voisinage : tête du pancréas, pylore. CaARNOT en cite même un cas, cinq ans
après cholécystectomie, sur le moignon du cystique.
c) TROUBLES HÉPATO-BILIAIRES
Leur pathogénie est difficile à élucider et semble comporter les mêmes facteurs qu'au sujet de la cholécystostomie. |:
Nous signalerons, en outre, l’hépatoptose, qui n'est pas très rare, et souvent associée à des ptoses multiples. Elle est justiciable de l’hépatopexie complémentaire (Kenr) et facilitée par la sclérose inflammatoire.
Le spasme du sphincter d’Oddi donne, pour FLORCKEN,
des coliques tardives, sans fièvre, sans ictère, et qui souvent s’atténuent et finissent par disparaître. Le système neuro-végétatif ayant une part importante dans la production de ces douleurs, on les traitera d’abord par les sédatifs nervins, puis le drainage biliaire médical (Lxox;,
te . 3 Ë 7 Ë enfin au besoin par la dilatation mécanique (Wairers).
d) TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX
Ces troubles se voient chez le quart environ des cholécystectomisés : 26 % pour Vicrarn, 23 % pour Ver- BRUGGE. La plupart des opérés sont très améliorés, surtout ceux qui n'ont que des vomissements réflexes. Les dyspeptiques sont d'autant moins améliorés que leurs troubles relèvent plus de la lithiase. Mais les cas les plus intéressants sont ceux où les troubles dyspeptiques sont consécutifs à l’intervention ou aggravés par elle ; Ver- BRUGGE, sur 62 cas, trouve 5 dyspepsies postopératoires et 2 dyspepsies modifiées par l’intervention. On pourra donc essayer ici successivement le régime, les antispasmodiques (jusquiame et belladone), voire la fibrolysine. On peut, en effet, retrouver ici encore des adhérences, et il faut répéter qu'il n’y a le plus souvent aucun parallélisme entre le degré des phénomènes cliniques observés
et celui des déformations radiologiques.
e) LA PANCRÉATITE CHRONIQUE
Pour Jupp et Burpex, elle est très fréquente : ils la trouvent dans 24 réinterventions pour « récidives ». Elle se manifeste le plus souvent par des douleurs ou un ictère
pseudo-néoplasique.
35 Troubles dus aux lésions associées
Ce sont surtout lés ploses qui semblent déterminer les troubles douloureux dont souffrent les anciétis opérés. Nous avons ainsi une ptose gastrique (obs. ect. 43), une piose hépatique (obs. ect. 37), enfin une ptose rénale (obs. ect. 34), avec d’ailleurs des résultats fonctionnels parfaits. Mais il n’en est pas toujours de même. Nous allons énumérer ces lésions associées, que nous avons
pour la plupart déjà vues lors de l'intervention.
a) LÉSIONS DIGESTIVES Appendicite : un quart des cas peut-être.
Constipation : plus fréquente encore, de quelque cause qu'elle soit.
Entéro-colite : ces trois affections peuvent avoir un rôle dans la pathogénie de la lithiase. | Uléus : 2 à 3 %.
Ptose gastrique.
b) LÉSIONS RÉNALES Pose rénale droite : elle expliquerait les crises douloureuses à irradiations surtout postérieures et inférieures, et certaines douleurs épisgastriques.
Lithiase rénale : elle peut coexister.
©) LÉSIONS UTÉRO-ANNEXIELLES
que nous avons déjà étudiées.
d) Prtirs FOYERS D'INFECTION AMYGDALIENS OÙ DENLAIRES Ils auraient, pour les auteurs anglo-saxons, un rôle dans la pathogénie de la lithiase, comme dans la persis-
tance post-opératoire de certains troubles.
RÉINTERVENTIONS (2 cas — 3,4/100)
Les réinterventions sont moins fréquentes qu'après la eur cholécystostomie, où on en voit environ 5 à 10 %. Elles it ne dépassent guère ici 2 % de moyenne, comme le mon-
trent les statistiques suivantes
BAzLDwiIN et GILMOUR....... de M RO: 6.07 ‘HT: BOALOGRAUNIE ANR INSNANMNEIS La nier RASE D 07 Rs NiranmetDuenos. lt At ROACE °
Elles consistent habituellement ‘en cholédocotomie | tel
(pour calcul du cholédoque oublié) ou en gastro-entéros-
tomie (pour sténose sous-pylorique). Mais on trouve sou-
ETS
vent aussi un rétrécissement cholédocien ou une pancréatite chronique : on fera alors un abouchement du bout supérieur de la voie biliaire dans la portion adjacente du tuhe digestif (estomac ou duodénum).
Nous ne comptons personnellement que 2 réinterventions sur 59 résultats éloignés : un pour sténose du cholédoque (obs. ect. 67), avec décès le lendemain, et un pour sténose pyloro-duodénale (ohs. ect. 68), avec résultat parfait. Encore le diagnostic de lithiase est-il in peu hésitant dans ce dernier cas. Nous ne comptons pas parmi ces réinterventions une résection transversale de la
paroi abdominale avec plissement des aponévroses (obs. ect. 46).
OBSERVATIONS DE CHOLÉCYSTOSTOMIES
(34 cas suivis)
1° Mortalité immédiate {» cas sur 46)
M. L..., 64 ans, commerçant
Périlonite par perforation vésiculaire
Chute en arrière sur la glace le 18 décembre 1927, suivie d’une douleur vésiculaire violente, mais courte. Le 22, réappärition de la douleur ; plastron. Le 23, péritonite généralisée et intervention. |
Cholécystostomie, le 25 décembre 1927, par le Docteur LeuURET : pus dans le ventre et le Douglas : vésicule perforée et énorme ; ablation d’un calcul refoulé du eystique ; drainage abdominal.
Mort dans la nuit, par shock.
OBS: ST:2 M°° C..., 830 ans
Cholécystite scléro-atrophique avec calcul du cholédoque infecté Depuis trois ans, coliques hépatiques ; depuis quatre mois, ictère variable dans son intensité.
A son entrée, ictère foncé (avec matières actuellement colorées), prurit et bradycardie. Foie non augmenté. Vésicule non perceptible, mais douloureuse.
Opérée en décembre 1913 par le Docteur Leurer laparatomie latérale ; vésicule petite, rétractée sur une cinquantaine de calculs (lentilles), adhérente ; cholécystectomie partielle. Incision et exploration facile du cholédoque ; drain dans les deux bouts du cholédoque ; la bile coule abondamment, -mais contient du pus.
Le lendemain, 40°,5 et mort par persistance de l’infection,
OBSAST?rS M°° G..., 50 ans
Cholécystile caleuleuse suppurée avec appendicectomie
Femme très grasse, opérée antérieurement deux fois pour fibrome (polype et hystérectomie).
Vue le 25 février 1921, avec un plastron sous-costal droit, douleur, fièvre et vomissements. Le médecin penche vers le diagnostic d’appendicite jusqu’à l'apparition d’irradiations scapulaires et d’ictère léger.
Cholécystostomie le 9 mars 1921, par le Docteur Leu- RET : laparatomie latérale ; appendice rétro-cœcal très long, apparamment sain ; ablation ; vésicule petite, dure, adhérente, contenant du pus et un calcul.
Mort le lendemain, par bronchite capillaire suraiguë, due à l’éther sans aucun doute possible.
M"° H... Henriette, 32 ans, s. p.
Cholécystite calculeuse avec péricholécystite suppurée Cholécystite aiguë, datant de trois jours, avec fièvre élevée et état général grave, survenue neuf jours après
un accouchement. ; Cholécystostomie le 4 février 1925 par le Docteur Leu-
rer : vésicule volumineuse, contenant une bile louche
avec des calculs : autour, zone de péritonite avec fausses
membranes.
Mort le 11 février.
M°° H.., 55 ans, s. p.
Cholécystite calculeuse suppurée
Début depuis deux jours ; tumeur vésiculaire du volume du poing, dure, douloureuse.
Cholécystostomie, le 30 septembre 1920, par le Docteur LeuReT : la vésicule contient environ un quart de litre d'un liquide épais, blanchâtre et purulent et une centaine de calculs (pois).
Suites opératoires marquées, à partir du 1°” octobre, par un ictère progressif.
Toujours ictérique, la malade est réopérée le 3 novembre 1920, par le Docteur Leurer : incision du cholédoque qui contient une bouillie épaisse de calculs.
Mort le lendemain, par insuffisance hépatique aiguë,
2° Mortalité tardive
M°° C,.., 64 ans, restauratrice
Cholécystile calculeuse aiguë
La malade, après de nombreuses crises, se décide à l'intervention. |
Cholécystectomie partielle et drainage, par le Docteur Leurer, le 23 décembre 1925. Nombreux calculs.
La fistule se ferme rapidement et la malade sort guérie le 6 janvier.
Revue uliérieurement bien portante, mais avec de petites crises douloureuses de temps à autre,
Mort en janvier 1929, d’asystolie,
8° Fistules prolongées
OBS. ST. 34 MAT" 6otans
Cholécystite calculeuse suppurée, fistule, cancérisalion ee secondaire |
Choléeystostomie, le 12 février 1924. pui (Voir cette observation en détail, page 196.)
M°° Q..., 51 ans, concierge Cholécystite calculeuse chronique f:
Antécédents lithiasiques nets,
Cholécystostomie, le 22 avril 1925, par le Docteur TusiLLierR : laparatomie transversale ; vésicule petite, libre, contenant de nombreux caleuls de petit volume et de la boue biliaire ; un calcul plus volumineux et mou dans le cystique.
Suites simples, mais fistule persistante.
Cure de la fistule, le 8 mai 1926, par le Docteur THrir- LIER : libération de la vésicule ; résection des tissus de cicatrice ; suture en trois plans : muqueux, total et séreux. Fermeture ordinaire de la paroïi en trois plans.
Santé parfaite depuis.
M°”° R,,,, 96 ans, ménagère Cholécyslite calculeuse chronique
Six grossesses normales.
Lithiase ayant débuté, il y a six mois :; les crises sont de plus en plus rapprochées, avec ictère progressif.
L'examen montre une grosse vésicule.
Choléeystostomie, le 12 février 1920, par le Docteur
Leurer : vésicule grosse et tendue, contenant de petits calculs ; pas d’obstacle appréciable sur le cystique ou le cholédoque ; marsupialisation et drain.
Sort le 17 avril, avec une fistule.
Elle rentre bientôt parce que l’écoulement biliaire est assez abondant et les matières peu colorées ; l’état général est d’ailleurs bon.
Cholécystostomie, le 15 juillet 1920, par le Docteur LEURET : suture du cholédoque ; suture de la paroi au fil de bronze. Drain de précaution.
Après quelques poussées d’hépatite, sort en bon état le 14 août.
OBS. ST. 9 M. M.., 30 ans
Cholécystile calculeuse suppurée, .avec appendicite
Syndrome abdominal grave, avec douleur et contracture généralisées et dysurie. Le diagnostic reste en suspens : péritonite à pneumocoques (FIESSINGER), cholécystite en voie de perforation (LeureT), ou appendicite.
Opéré en juin 1925, par le Docteur LEURET : laparatomie latérale ; appendice pelvien adhérent, détruit en partie ; ablation rétrograde ; drain ; vésicule grosse, adhérente, remplie de calculs et de pus (à colibacille) ; cholécystostomie ; drain.
Suites : abcès de la paroi, sans gravité. -
Sort avec sa fistule, qui persiste plus d’un an et se ferme brusquement.
Santé parfaite depuis l’opération.
OBS, ST. 10 NME Mb anses en Cholécyslite calculeuse suppurée
Pas d’autres antécédents lithiasiques qu'une colique hépatique fruste quelques années auparavant.
Vient avec une grosse vésicule douloureuse, avec 38° et 39°, mais sans ictère. L'’aggravation des symptômes force à l’intervention.
Cholécystostomie, le 17 octobre 1915, par le Docteur LEURET : laparatomie latérale ; vésicule du volume du poing, tendue « à éclater », congestionnée, presque noire. Ouverture après extériorisation : beaucoup de pus @ colibacille) et deux petits calculs (lentille).
Sortie le 2 novembre, avec une fistule qui se ferme en janvier 1926, à la suite de révulsion pour un « point pleurétique » (?) à la base droite.
Santé parfaite depuis.
M"° B... Jeanne, 61 ans Cholécystite calculeuse chronique
Sans passé lithiasique, elle ne souffre que depuis quelques mois, la nuit, et digère mal.
Tumeur vésiculaire mobile, indolente, intermittente.
Cholécystostomie, le 28 avril 1927, par le Docteur LEURET : vésicule grosse et contenant une bile noirâtre et quatre volumineux calculs.
Suites normales ; sortie le 20 mai.
La fistule se ferme le 3 août, laissant une petite hernie qui ne gêne pas la malade.
Santé parfaite depuis.
OBSASTUL
M°° D... Augusta, 51 ans Cholécystile hydropique
Antécédents lithiasiques (douleurs abdominales) et pulmonaires (plusieurs congestions pulmonaires, et trois hémorragies attribuées à des varices œsophagiennes).
Hydrocholécyste classique.
Cholécystostomie, le 10 juin 1927, par le Docteur Leu-
rer, après rachi : ablation d’un volumineux caleul enclavé dans le cystique.
Sortie le 13 juillet, avec une fistule qui dure encore plusieurs mois.
Amélioration ; mais douleurs hépatiques sourdes et migraines assez violentes. En outre, elle semble présenter une tuberculose pulmonaire en évolution (toux, points de côté, hémoptysies),
M°° M... 43 ans, blanchisseuse Cholécystile gangréneuse
Chez une femme grasse, à mauvaise paroi, sans antécédents lithiasiques. |
Cholécystostomie d'urgence, le 3 juillet 1927, par le Docteur LEURET : vésicule en voie de sphacèle, contenant du pus ; un gros calcul dans le cystique ; liquide louche dans le ventre ; drainage de la vésicule et du péritoine. |
Quatre mois après la fermeture de la fistule, qui est tardive (après un an), aboès de la paroi qu'il faut inciser.
Revue le 11 mai 1929 : malgré régime et traitement postopératoires, elle se plaint d’endolorissement de l'hypochondre et du bras droit quand elle fatigue, de poussées de fièvre nocturne et d'une légère perte de poids. Constipation marquée. L'épreuve au tétraïode per os ne donne rien, mais il s’agit d’une femme grasse, et avec éventration dans la zone opératoire.
OBS. ST, {4 M°° F..., 74 ans
Cholécystile gangréneuse Crise aiguë de cholécystite, avec état grave. Cholécystostomie d'urgence, le T janvier 1928, par le Docteur LEURET : vésicule énorme, en voie de sphacèle, contenant un liquide putride,
Léo
Le surlendémain, sortie d’un gros calcul.
La fistule duré quatre mois.
Santé parfaite depuis.
4° Résultats parfaits
OBS. ST. 15 M°*° L..., 40 ans Cholécystite seléro-atrophique
Coliques hépatiques ayant débuté quatre ans auparavant, une des crises (sept. 1912) ayant duré trois mois avec ictère persistant, prurit marqué et amaigrissement.
Nouvelle crise en juin.
Cholécystostomie, le 2 juillet 1913, par le Docteur Leu- RET : vésicule rétractée, avec un calcul (noisette) et très adhérente au pylore. Un calcul dans le cholédoque ; on le fait refluer dans la vésicule.
Fistule trois semaines.
Santé parfaite depuis, sans régime ni traitement.
OBS. ST. 16 M°° Gi, 48 ans Cholécystite calculeuse suppurée
Cholécystite persistante et rebelle, datant d’une grippe en octobre 1918. Entre avec 39°. \
Cholécystostomie, le 25 février 1919, par le Docteur LeurETr : vésicule pleine de pus, avec deux volumineux calculs dans le cystique.
Suites simples ; sortie fin mars.
Santé parfaite depuis.
OBS. ST. 17 M” V.., 50 ans, fermière Cholécystiste caleuleuse suppurée
Crise douloureuse et fébrile de l’hypochondre droit, chez une grande multipare (neuf enfants).
Cholécystostomie d'urgence, le 12 décembre 1919, par le Docteur Leurer. La vésicule contient un flot de pus et neuf calculs très volumineux.
Après fermeture, réouverture pour une compresse oubliée.
La malade est enceinte de six semaines sans le savoir ; accouchement à terme et normal.
Depuis l'opération, la malade, revue en mars 1929, se porte parfaitement bien, malgré les charges de sa nombreuse famille. Son seul traitement consiste, d’une façon très intermittente, en eau de Vichy et panbiline.
M°° F... Marie, 41 ans, s. p.
Cholécystite calculeuse suppurée el appendicite
Deux enfants ; constipation opiniâtre.
Crises douloureuses et fébriles du côté droit du ventre, s'étant répétées quatre fois en un an. Le diagnostic hésite entre cholécystite et appendicite.
Opérée le 5 avril 1921, par le Docteur LEURET : cholécystostomie : vésicule très adhérente, contenant du pus et sept calculs (noisette). Ablation de l’appendice malade.
Suites normales ; sortie, sans fistule, le 18 mai.
Depuis, état de santé « merveilleux », sans aucun traitement ni régime.
M"° G...-C..., 44 ans, concierge Cholécystiste calculeuse suppurée
Coliques hépatiques nombreuses, ayant débuté en 1910, mais actuellement rebelles au traitement médical.
Opérée le 2 juillet 1924, par le Docteur LEURET, au deuxième jour d'une crise aiguë : laparatomie transversale ; cholécystostomie ; la vésicule contient du pus et une cinquantaine de calculs (dont quatre gros comme des noisettes).
Santé parfaite depuis, mais doit porter une ceinture.
M°° A..., 45 ans, s. p.
Cholécystile calculeuse suppurée
Entre avec une cholécystite récente et 39°.
Cholécystostomie, le 9 août 1924, par le Docteur Leurer : la vésicule contient une bile mélangée de pus, et des calculs.
Suites normales ; sortie le 27 août.
Santé parfaite depuis.
OBSSST 221 M”° K.., 40 ans, horlogère Cholécystile gangréneuse
Chez une malade sans passé biliaire, mais ayant présenté autrefois des hémoptysies.
Opérée le 2 avril 1922, par le Docteur LEURET : laparatomie latérale ; liquide louche dans le péritoine ; vésicule très grosse, couverte de plaques de sphacèle, pleine d’un liquide séro-purulent verdâtre.
Drainage et abouchement à la peau ; mèches autour.
Santé parfaite depuis.
OBS. ST. 22 MiG7149/ans,s D:
Cholécystite subaiguë
Grosse vésicule à poussées fébriles successives.
Cholécystostomie, le 3 avril 1925, par le Docteur Leu- RET : la vésicule contient trois cuillerées à dessert de boue biliaire, avec petits calculs.
OBS. ST. 23 MAD 862/7ans us) D.
Cholécystite subaiguë
Depuis un an, douleur hypochondre droit ; depuis six mois, est de plus en plus incapable de travailler.
ne
Fée j:
Urines : colibacille.
Cholécystostomie, le 13% mai 1925, par le Docteur Leu- RET : vésicule grosse, adhérente, contenant trente-deux calculs blancs (pois à noisette).
Revue en 1928, toujours en santé parfaite.
M°° G..., 54 ans, s. p.
Cholécystile calculeuse suppurée
Crises multiples de cholécystite ; la crise actuelle s’accompagne de fièvre et de subictère.
Cholécystostomie, le 8 juillet 1925, par le Docteur LEURET : laparatomie transversale ; vésicule grosse, adhérente, contenant du pus et huit calculs (dont un très gros).
OBS. ST: 25 Mare Sans Cholécystite hydropique
Quelques crises de cholécystite ; la vésicule est grosse et douloureuse ; la radio indique des adhérences avec le duodénum.
Cholécystostomie, le 12 janvier 1926, par le Docteur LEURET : laparotomie transversale ; vésicule grosse, non adhérente ; quelques caléuls.
Suites normales.
£n mars 1926, hystérectomie subtotale pour fibrome, et appendicectomie.
Santé parfaite depuis.
OBS. ST. 26 Me px Jeanne, 41 ans, s. p.
Cholécystite calculeuse chronique
Depuis vingt ans, dyspepsie biliaire marquée (migrai-
nes et crampes d’estomae) et persistante, avec 2-3 crises de coliques hépatiques nettes (avec subictère).
Tumeur vésiculaire douloureuse, avec 38°,4.
Cholécystostomie, le 19 ‘janvier 1926, par le Docteur Tét£tier : lxparotomie transversale sous le rebord costal ; vésieule vokumineuse, adhérente aux plans voisins : libération progressive À la compresse. Le curettage ramène, avec de la boue biliaire, un calcul unique, volumineux, piriforme, à petite extrémité enclavée dans le cystique.
Suites normales.
Santé parfaite depuis.
OBS: ST: .27 M°° B.., 47 ans
Angiocholécystite caleteuse
Angiocholécystite soignée par Ramon et Canour, Cholécystostomie, le 19 maï 1926; par le Docteur Leu RET : vésicule très adhérente, ratatinée,. dur volume d'une: amande verte, avec un. caleul ;. parois très épaisses.
Suites opératoires longues, par persistance de la fièxge et de la fistule.
Santé parfaite depuis.
Empyème de la vésicule