‹ Contribution à l'étude critique du drainage au 'mickuliz' dans l'appendicite suppurée et les abcès péri-appendiculairesChapitre 25 sur 39 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

(Service de M. le Professeur Chavannaz.)

Un garçon de 14 ans, sans antécédents personnels ou héréditaires notables, est pris, le 5 janvier 1926, de malaises. Il vaque toute l’après-midi, néanmoins, à ses affaires et le soir mange comme à l’ordinaire. Le lendemain, 6 janvier, il souffre de coliques assez violentes et garde la chambre; dans l’après-midi, les douleurs s’accentuent et le Docteur Lamarque, appelé à 16 heures, ordonne le repos au lit, la diète et l'application de glace sur l'abdomen.

Le lendemain, les douleurs sont encore plus violentes; le malade vomit et a un arrêt complet des matières et des gaz. Une consultation a lieu à 17 heures, à ce moment, la température est 39°, le pouls à 130, le ventre est de bois avec une douleur spontanée et provoquée très vive dans la région appendiculaire et, surtout, dans la région sous-ombilicale. Le toucher rectal ne donne pas de renseignements supplémentaires.

Le diagnostic porté est celui d’appendicite aiguë avec péritonite généralisée secondaire. Devant l’aggravation progres-sive des accidents, l'intervention est décidée.

Le 8 janvier 1926, à 20 heures, sous anesthésie générale à l’éther avec l’appareil d’Ombredanne, laparotomie médiane. Dès l’ouverture du péritoine, il s'écoule une assez grande quantité de liquide louche. L’appendice est en position descendante et interne. Il est sphacélé, il y a du pus tout autour. Appendicectomie, pas d’enfouissement, attouchement à l’éther. Drainage à la Mickuliez.

A partir de minuit, sérum-glucosé intra-rectal, goutte à goutte. Application de glace sur l’abdomen.

Suites opératoires favorables. Les mèches sont enlevées au bout de 48 heures, le sac le dixième jour. Il est à noter que le malade a présenté, au sixième jour, une parotidite droite, puis une parotidite gauche, qui ont rétrocédé par simple application de pansements humides.

Le malade sort le vingt-cinquième jour, presque complètement cicatrisé. Le trente-cinquième jour, la cicatrisation est complète.

Le malade a été revu à plusieurs reprises; la dernière fois au mois de mai 1927. L’état général est excellent, les fonctions digestives parfaites, la cicatrice est en très bon état, il n'existe pas d’éventration, ni même de faiblesse de la paroi.

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