OBSERVATION V
(Service de M. le Professeur Chavannaz.)
H..... (P.), 20 ans. — Première crise en 1923. — Le malade souffre beaucoup du ventre pendant six jours. Température au-dessus de 38°. Il doit s’aliter au bout de quinze jours et, à cette époque, les douleurs qui avaient diminué cessent tout à fait.
Deuxième crise. — Vendredi matin 17 juin 1927, douleurs subites au point appendiculaire et telles, que le malade boîte. Elles sont exacerbées par la position debout. Glace, diète pendant six jours et le malade entre à l'hôpital dans le service du Professeur Chavannaz.
Opération. — Anesthésie à l’éther (Ombredanne). Incision de Roux. Le ventre ouvert, on aperçoit, agglutinant entre elles les anses intestinales, une collection de pus que l’on évacue. Ge pus épais est évacué et, dans le fond, l’appendice apparaît sous un bloc formé par de nombreuses adhérences. Enfouissement sous-séreux. On met un Mickulicz à deux mèches.
Suites. — Lavages quotidiens à l’alcool. Désinfection à la teinture d’iode. Pas de douleurs quand on fait le pansement. Pendant huit jours, on peut faire écouler un pus jaune, franc. La première mèche est enlevée sans douleurs le huitième jour. Puis, le lendemain, la deuxième et le sac très aisément. On constate encore un peu de suppuration à l’orifice.
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On continue les lavages à l’alcool iodé et, le douzième jour après l'enlèvement du sac, il ne s’écoule presque plus de pus. La plaie est dessinée superficiellement. Le fond est bien rouge avec tendance à la guérison, obtenue au bout de quelques jours, sans menace d’éventration.
OBSERVATION VI. (Hôpital de Vannes.)
GC... (J5),22%ans, boulanger.
Pas d’antécédents héréditaires.
A contracté le paludisme pendant son service militaire au Maroc, en 1926-1927.
Ne signale aucune crise d’appendicite antérieure.
Début. — Le lundi 2 avril, après déjeuner à Rennes, le malade est pris de violentes douleurs dans la fosse iliaque droite. Ces douleurs ne l’empêchent pas de marcher; il se promène toute l’après-midi et rentre le soir à Guer, distant de 25 kilomètres, en auto. Vomissements dans la nuit du lundi au mardi.
Un docteur appelé pense à l’appendicite et ordonne le repos au lit avec glace sur le ventre.
Le malade, qui n’est pas chez lui, décide alors de regagner son domicile paternel et effectue un trajet de 70 kilomètres en auto le mercredi.
Un docteur, appelé le jeudi matin, porte le diagnostic d’appendicite et conseille l’entrée à l’hôpital pour intervention.
Examen. — Douleur exquise dans la fosse iliaque droite, particulièrement au point de Mac Burney. Ventre de bois. Bien que le malade soit en pleine crise de paludisme, devant les symptômes alarmants de péritonite, on décide d’intervenir.
Opération. — Opéré quatre jours après le début de la crise. Incision de Roux. L’appendice est perforé, les anses intestinales sont rouges et il y a du pus dans la fosse iliaque. Appendicectomie avec enfouissement, Mickuliez à trois mèches.
Ablation successive des mèches et du sae. Guérison. Paroi solide.
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OBSERVATION VII (Hôpital de Vannes.)
Le T.…., Rose, 16 ans. — Sans antécédents personnels ou héréditaires notables.
Le mardi 28 février 1928, a été prise brusquement de violentes douleurs dans la fosse iliaque droite, accompagnée de vomissements qui l’ont obligée à garder le lit quatre jours. Le vendredi 9 mars, les douleurs qui avaient toujours persisté, mais faibles, deviennent plus fortes et obligent à nouveau la malade à se coucher. Le samedi 10 on appelle un docteur qui fait le diagnostic d’appendicite aiguë et conseille l'intervention.
Opération d’urgence sous anesthésie générale à l’éther. Incision de Roux. On trouve assez facilement l’appendice qui est perforé. Pus dans la fosse iliaque droite. Appendicectomie suivie d'enfouissement. Mickulicz à deux mèches.
On enlève successivement les mèches et le sac.
La malade sort guérie fin avril. Paroi solide.