LA THROMBIDIOSE CHEZ LES ANIMAUX DOMESTIQUES
Le Rouget parait attaquer tous les animaux à sang chaud,
Brücker [1897, p. 880], Bruant [1909 6, p. 207}, Ounemaxs (1909, p. 45 ; 1912, p. 32], Brumpr |1913, p. 565 (note)|, etc., ont fourni de multiples cas de rencontre de Leptus sur de petits Mammifères :
Belette (Mustela vulgaris Briss.),
Hérisson (Erinaceus europæus L.),
à l'injection d’un venin, mais au fait que les Leptus sont des agents de transmission de microbes (bactéries).
Taupe (T'alpa eur opaa V.),
Musaraigne (Crossopus fodiens Pall.),
Chauve-souris (Vespertilio murinus Schreb.),
Lièvre (Lepus europæus Pall.),
Ecureuil (Sciurus vulgaris L.),
Rat (Mus rattus L.),
Mulot (Mus sylvaticus L.),
Campagnol (Microtus arvalis Pall.),
Rat d’eau (Arvicola amplhibius L.), aussi bien que sur des Oiseaux :
Mésange (Parus major L.),
Rouge-queue (Sylvia lithys Lath.),
Donne (Perdix cinerea Briss.),
Merle (Turdus merula L.). Ko
Mais les Leptes parasitent aussi les animaux domestiques : Bœufs, Chevaux, Moutons, Chèvres, Chats, Gallinacés.
Méenin [1891, p. 192} en a compté jusqu’à dix à la base d’un seul poil des sourcils d’un chien de chasse : ils y formaient comme une petite croûte jaune orangée ; sur certains lapins de garenne 1l a vu la peau fine du fourreau en être ‘tellement garnie qu'elle paraissait être le siège d’un exsudat orangé. Enfin on a signalé qu'autour de certaines fermes, des nichées entières de poussins, après des promenades sur les gazons environnants, avaient été tuées par l'invasion de Bo.
En particulier dans les Alpes, il semble que tous les troupeaux d'animaux de pâturage, les Bœufs, les Chevaux et notamment les Moutons et les Chèvres, soient attaqués ; cela a été constaté dans le canton des Grisons par Giovaxozt [1909 et 1916), dans la Valteline par Gazui-Vazerio [1913 et 1914] et notamment dans le Tyrol méridional [massif du Schlern et Vintschgau (ou Val Venosta)] par Tocor [1921-22] qui a publié toute une série’ d'observations très intéressantes [1923 4, p. 241.
Ces moutons et ces chèvres, qui paissent sur les prairies alpestres, montrent, principalement de la mi-octobre jusqu’en novembre, sur toutes les parties du corps, à pilosité clair-semée, qui, pendant le pâturage, viennent le plus souvent en contact avec l'herbe (paupières, sourcils, pavillons des oreilles, côtés du dos du nez, sommet du crâne, partie inférieure des pattes), des taches rouges plus ou moins grandes {ayant environ 1 cm., 5 de long sur 0 cem., 5 de large) qui sont formées de gra-
ie
nulations correspondant chacune à une larve d'Acarien fixée sur la peau, et qui sont donc constituées par des accumulations en masses de Leptus serrés Les uns contre les autres.
Sauf le cas de complications secondaires dues, par exemple, à ce que le mouton peut se faire des blessures en se frottant avec ses pieds, la maladie n’entraine aucune suite fâcheuse pour les animaux (').
La fixation est beaucoup plus complète et dure plus longtemps chez les moutons que chez l'Homme : ici, les Leptus sont en masses, ils se laissent détacher bien plus difficilement et ils sont le plus souvent complètement gorgés par les liquides somatiques (et non le sang) qu'ils sucent : tandis qu’à jeun leur corps ne mesure que 0 mm., 23 sur 0 mm., 17, il atteint, à l’état de réplétion, 0 mm., 57 sur 0 mm., 27 [Tocor, 1923 4, p. 26]. Sa longueur peut même alors quintupler et sa largeur tripler, selon Meraracz [1927 a, p. 100.
Au contraire, sur l'Homme Tozpr [1923 6, p. 27] n'a jamais vu aucun Leplus complètement gorgé et on n’y rencontre ces parasites qu'isolés ou en petits groupes, mais ils ne forment jamais de plaques rouges comme chez les bestiaux et ils ne res-
tent pas fixés aussi longtemps.
Ces différences sont avant tout purement mécaniques : les larves sont facilement détachées de la peau humaine, peu velue, par les frottements, notamment par celui des vêtements, tandis que chez les moutons elles sont protégées par la pilosité qui, même courte, est toujours dense.
Mais, en outre, il se peut, d’après Tozor [1923 b, p. 28], que l’état spécifique de la peau humaine fasse que l'Homme ne soit pas pour les Leptes un hôte normal, mais constitue seulement un « ersatz » d'occasion auquel la larve n'est pas suffisamment adaptée.
D'ailleurs dans l’espèce humaine le degré de susceptibilité
(1) Aux Etats-Unis, les rapports oxistant entre le bétail et le Zeplus irrilans Ril. ont été envisagés d'une façon totalement différente : en effet, les auteurs américains ont préconisé, comme pouvant être utilisée pour la destruction du parasite, la présence des bêtes bovines et surtout des moutons; car, non seulement ils font remarquer que ces derniers suppriment les plantes qui hébergent J’Acarien, puisque, tant en piétinant qu’en broutant, ils maintiennent l’herbe toujours rase, et, d’autre part, se nourrissent, pour une part importante, de feuilles d’arbrisseaux ; mais, de plus, ils pensent que, si les Leptus grimpent le long des pattes du mouton, ils se trouvent détruits au contact du suint de sa laine [W. N.
IRwIN, ên Ewinc, 1921, p. 46]. :
parail être différent individuellement et beaucoup de gens doivent présenter une immunité plus ou moins grande.
D'après J. J. Wricnr [1870, p. 1], on a constaté, en effet, que certaines personnes ont [a chance de n'être jamais piquées par ce parasite, tandis que d’autres, excessivement attaquées, endurent un véritable martyre.
Cet auteur a observé également que les femmes souffrent des atteintes du Rouget plus que les individus du sexe masculin, mais il pense que ceci résulte simplement de ce que l’habillement de ces derniers leur assure une plus grande protection.
Enfin, comme le fait remarquer St. Hirsr [1915, p. 73], on a prétendu que ceux qui sont nés, ou domiciliés depuis longtemps, dans une région infestée ne ressentent que peu, ou pas du tout, les effets de l'érythème automnal, tandis que les étrangers, qui par exemple viennent en villégiature l’été, sont facilement atteints de violentes démangeaisons. On à voulu voir là une immunisation générale de ces habitants contre Les attaques du parasite. Dans ce cas, comme pour les privilégiés dont parle Wricar [1870, p. 1;, on pourrait se demander s’il s’agit d'individus qui ne sont réellement pas les victimes des Rougets, ou bien des gens qui, tout en étant piqués, ont une insensibilité acquise ou innée.
Or, on voit que, d’après Tozpr [1923 4, p. 28), ce serait plutôt une propriété spécifique de la peau humaine qui interviendrait et qui pourrait offrir des différences individuelles.
Ce fait d’une réelle susceptibilité personnelle inégale paraît notamment corroboré d’une façon précise par l'exemple suivant : lors d’une excursion effectuée en commun dans un territoire infesté (à Fischau [ Basse-Autriche}) tandis que Tozpr reçut de nombreuses piqüres, le Dr. Merazacz [1927 b, p. 465] ne ressentit pas la moindre démangeaison et n’observa sur luimême aucune papule (!). :
Cependant Ewine [1921, p. 10}, à propos du Chigger américain (Leptus irritans Riley), a abordé aussi cette question des différences individuelles de susceptibilité et, d'après ses observations, les divergences que l’on constate dans les attaques des Leptus parmi les diverses personnes qui, dans une excursion par exemple, s’y sont trouvées également exposées, tiendraient
(!) On trouvera signalé plus loin (p. 58) un autre cas d'immunité relatif à des chiens de race différente.
à trois causes : 1° les façons variées dont elles étaient habillées et chaussées ; 2 La circonstance que certaines ne se sont ni assises, ni reposées sur le sol ; 3 le fait que, même dans une aréa de très faible étendue, l’intensité du degré d'infestation par les parasites est localement très variable.
D'autre part, l'expérience prouve que les Chiggers se fixent de préférence aux points où la peau est très mince et la chair ridée ou tendre : et l'observation montre que, en présence d'un nombre donné de ces parasites, les femmes et les enfants souffrent plus que les hommes. Il existe donc une corrélation entre les qualités de la peau et la gravité des attaques. C’est du reste la seule voie où l'on puisse chercher l'explication des différences signalées entre individus pareillement exposés, et, si Ewixc a rencontré des centaines de gens sensibles aux attaques des Chiggers, il n’a trouvé aucune personne qui se soit montrée nettement douée d'immunité.
D'ailleurs, si effectivement l'Homme n’est pas un hôte normal pour le Leptus, et si ce parasite est adapté à se nourrir sur les! bestiaux, il se pourrait que, quand ceux-ci sont en nombre suffisant pour assurer son alimentation, il ne recherchât plus l'Homme : le bétail constituerait alors pour l’espèce humaine un écran protecteur comme il le fait contre les Anophèles, d’après Rousaun [1920, p. 312].
CuapitTRe IV
Le LEPTE AUTOMNAL A L'ÉTAT DE VIE LIBRE
1° Habitat sur les plantes et sur le sol.
On est assailli par les Rougets quand on traverse les jachères, les jardins, les potagers, etc. : ils peuvent se rencontrer sur les herbes, les fleurs et Les buissons (‘), mais c’est surtout sur le sol qu’ils se trouvent souvent pekétonnés en masses.
(1) G. V. Rise [1893, p. 19] à même avancé que la nourriture normale des Leptes doit probablement consister en sucs de plantes et que le goùt du sang entraine la perte des individus qui arrivent à le satisfaire : quand ils ne sont pas tués par ceux qu'ils tourmentent, ces Acariens fourvoyés hors de leur existence normale mourraient rapidement victimes de leur appétit sanguinaire.
Cette hypothèse paradoxale est à rapprocher de l’ancienne opinion d’après laquelle les Leptus autumnalis auraient été des Larves de Tetranychus, Acariens à régime végétarien [CLaus, 1884, p. 774].
Quand on circule dans une région infestée, les larves courent avec une grande rapidité sur les pieds et autour des chevilles du promeneur, pour remonter de là jusqu’à sa ceinture ; si l’on s'assied à terre et si l’on porte fréquemment les mains en contact avec le sol, le nombre des points d'attaque des Rougets se trouvera naturellement accru. ;
Dans de nombreuses contrées on a cité des plantes déterminées sur lesquelles les Leptes séjournent particulièrement Groseilliers à maquereaux ("), Framboisiers, Sureaux, Légumineuses (Sainfoin, Trèfle rouge, Haricot commun). Mais dans d'autres régions, par exemple dans les Alpes [Torpr, 1923 4, p. 11}, on Les observe sur toutes les plantes basses des prairies à végétation dense et aussi sur les Achillées, Orties, Génévriers, Bruyères {Meruracz, 1927 D, p. 465).
D'après Ewinc [1921, p. 3}, en Amérique le L. srritans Riley ne se trouve que près de la surface du sol et ne grimpe jamais à de grandes hauteurs sur les plantes.
Mes recherches me portent à croire qu'il en est très fréquemment de même des L. autumnalis : ils se rencontrent presque exclusivement à la surface du sol ou près de celle-ci, mais jamais je n'en ai observé sur les arbustes même les plus bas : je suis d'ailleurs persuadé qu'ils ne montent qu'accidentellement sur les plantes herbacées.
Dans une localité, à La Croix-en-Brie [Seine-et-Marne\, je Les ai trouvés (1° septembre 1928) sur des Fraisiers à ras de terre et dans une autre, à Chèvreloup près Versailles, où mes récoltes (7 et 12 septembre 1928) ont été les plus abondantes, elles furent faites surtout dans un champ de haricots : or, en certains points, les Leptus étaient si nombreux sur les mottes de terre, que celles-ci semblaient couvertes d’une large tache rougeâtre formée par les Acariens, alors que les tiges et l’extrémité des feuilles de haricots ne décelaient que quelques individus isolés, qui d’ailleurs tombaient à la moindre secousse imprimée à leur support. En outre, aux endroits où les larves étaient moins abondantes, j'ai toujours remarqué la tendance qu’elles avaient à se grouper, soit sur un petit caillou, ou tout autre débris d’origine animale (os,. coquille) ou végétale tombé à
() D'où le nom de « Slachelbeerkrankeit » donné en Allemagne à l'érythème automnal.
terre et elles se tenaient là, au point le plus saillant, parfois même suspendues les unes aux autres, formant ainsi de véritables petits essaims. Sur un sol où déambulent des Rougets, il suffit de piquer verticalement de très petites brindilles de bois pour qu'ils viennent se rassembler au sommet de celles-ci, ce qui permet de les récolter rapidement en grande quantité.
Ewixé | 1921, p. 17} considère les Rougets américains (L. 1rritans Riley) comme des animaux semi-aquatiques ; des expériènces de laboratoire lui ont démontré qu'ils se trouvent particulièrement bien d’une atmosphère dont l’état hygrométrique est voisin de la saturation. /
J'ai également constaté que, dans toutes les localités où j'ai recueilli mes larves [M. Annri, 1928 D, p. 638], Le sol était très humide. :
IL est fort possible que, comme le suggère Ewine, on puisse expliquer par ce besoin d'humidité pourquoi les Leptus, qui vivent presque exclusivement à la surface du sol, ne se rencontrent cependant que dans des endroits où celui-ci est protégé par une végétation de broussailles assez abondante pour réaliser les conditions de fraicheur nécessaires à leur vie.
2° Répartilion dans le temps.
On ne constate aucune relation entre le plus ou moins d’abon- «dance des Leptes et les différents moments de la journée ; à un endroit donné, ces animaux ne sont pas moins nombreux le matin et le soir (bien que peut-être un peu plus cachés) qu’en plein midi | Tocor, 1923 4, p. 12]...
On indique généralement que la thrombidiose est particulièrement forte quand les mois d'été ou d'automne sont secs, tandis qu’elle est moindre quand ils sont humides.
D’après Tout [1923 6, p. 13}, il n’en est rien et la possibilité d'infestation est la même qué l’année soit sèche ou humide. Dès que dans une période de pluie vient s’intercaler une belle journée, les Leptes sont aussi nombreux et on peut facilement subir leurs attaques. |
La seule différence consiste en ce que, dans une année humide, les beaux jours sont rares, les gens font des sorties moins nombreuses, et en outre les Leptes restent plus adhérents aux plantes mouillées.
Cependant le Dr. Merazacz [1927 @, p. 100; b, p. 466] a observé que la présence de Leplus en masses peut être limitée temporairement. En un même endroit, à des années pendant lesquelles on trouve de ces masses de Rougets peuvent succéder des années où on en rencontre que très peu ou même pas du tout : le nombre de ces larves subit donc d'importants changements et on peut constater parfois une diminution ou une disparition totale de la thrombidiose. Ceci tient peut-être à des conditions variables de température.
3° Influence des saisons et du climat sur l'époque du développement.
Quant aux différentes époques de l’année, on à constaté depuis longtemps que dans les pays de plaines l’époque du développement principal de la thrombidiose tombe en août.
Dans la Suisse occidentale, probablement sous l'influence du climat Méditerranéen on a trouvé, également au mois d'août dans des étés brülants, à des endroits particulièrement chauds et ensoleillés, des Leplus en plus ou moins grand nombre [Tounr, 1923 6, p. 14].
Mais dans les Alpes et le Tyrol méridional les masses de Leplus se rencontrent, principalement, seulement en septembre et surtout en octobre jusqu'en novembre inclus [Torpr, 1993 b, p. 13].
Cette différence est en corrélation manifeste avec le climat plus froid des montagnes qui détermine un retard dans le cycle du développement de l’Acarien.
D'après Henking, chez le T. fuliginosum Herm. la larve hexapode, sortie d’un œuf pondu vers le milieu de mai, mène une vie active de parasitisme sur les Pucerons pendant les mois de juin et juillet, ensuite elle se détache de son hôte et s'enfonce en terre ; elle s'y métamorphose en pupe larvaire, d’où l’animal ressort, à la fin de juillet, sous forme de la nymphe octopode qui présente une vie libre et active pendant le mois d'août; puis l’Acarien recherche un endroit abrité pour s’y transformer en pupe nymphale et de celle-ci, en septembre, sort l’animal parfait, qui passera l'hiver dans de terre et pondra au printemps. Ici l'évolution toute entière, depuis l’œuf jusqu’à
l’imago, se fait done la même année, pendant la belle saison, de mai à octobre.
Toror [1923 6, p. 13] admet que, en règle générale, le Leptus autumnals, de même, sort de l'œuf au printemps et poursuit son développement jusqu'à l'automne où il se transforme en imago.
Mais, dans les montagnes, des cas de thrombidiose se présentent encore à la mi-novembre et la maladie ne cesse qu’à l’arrivée des chutes de neige. Il est donc vraisemblable qu'ici les larves hivernent (') et Tornr [1923 4, p. 14] cite des cas de thrombidiose qui se sont produits au printemps (avril) et étaient dus vraisemblablement, par conséquent, à des Leptus ayant hiverné.
Ceci est d'accord avec des observations de Bruyanr [1909 c,
p. 675] qui a constaté qu'en effet le Leplus autumnalis Sh. (= Tromb. inopinatum Oud.) est capable de passer l'hiver à état de larve parasite sur les animaux à sang chaud : il a trouvé de nombreux Leptes fixés dans l’oreille d’un Mulot en janvier et il dit que Ounemans en a observé sur un Parus major en mars. [l avait donc admis que, dans le cas du L. autumnalis les phénomènes de nymphose pouvaient se passer en mai-juin de l'année suivante.
"40 Influence de l'altitude.
On trouve des Leptes à toutes les altitudes. J. J. Waicar (11870, p. 1] et St. Hinsr [1915, p. 73] avaient été d'accord pour affirmer que les Rougets se rencontrent particulièrement sur les plateaux élevés calcaires, tandis qu'ils seraient très rares sur les plaines basses au pied des collines.
Mais, comme le fait remarquer Torbr {1923 4, p. 12], dans différentes régions, par exemple dans l'Allemagne du Sud, on a relevé de biens stations dans les plaines ; par con tre, dans les Alpes, on constate que les Leptes, qui peuvent monter jusqu’à plus de 2000 mètres ne ), ne descendent pas audessous de 1100 mètres.
(:) Grovanozr [1909, p. 587] croyait que, comme dans le cas de l'Homme, les larves ne devaient pas rester longtemps attachées aux moutons, mais GaLrr- VALérro (1913, p. 129] a constaté qu’elles peuvent se maintenir fixées sur les animaux à sang chaud pendant tout l’hiver.
(2) Gazzr-Varerio, en août 1904, a trouvé dans la Valteline à la hauteur considérable de 2812 m. un Campagnol des neiges (4rvicola nivalis Mart.) qui portait des agglomérations de Leplus.
5° Influence de la constitution géologique du sol.
Quant à la constitution géologique des pays, elle n'a aucune influence : les terrains où se trouvent abondamment des Leptes
sont, dans le Tyrol (massif du Schlern) calcaires, tandis qu’en Suisse ils sont constitués par des roches primitives [Toror, 1923 6, p. 12. |
En résumé, les Leptes se montrent très capables d'adaptation et peuvent prospérer dans les conditions externes les plus diverses. . :
On a reconnu d’ailleurs que la présence des Leplus en masses est limitée localement.
Sur l'étendue d’un même territoire contaminé par la thrombidiose, Tocpr [1923 4, p. 9] et Merucacz [1927 a, p. 100 ont observé, par exemple dans certains districts des Alpes, que les Leptes se montrent en masses nombreuses dans des endroits qui constituent des ilots ou foyers étroitement limités et que, par contre, ils peuvent manquer complètement dans des localités limitrophes offrant ‘cependant des conditions semblables. Les causes de cette limitation locale sont inconnues (').