RÉGIONS DU CORPS ; PILOSITÉ ; PATTES
“ke Leptus autumnalis a été décrit par BerLese [1893, p. 93, pl. 13, fig. 2,3; pl. 15] (sous le nom de Trombidium gymnop-
terorum [= T. meridionale Oud.})}, par Ounemaxs 1909, p. 43, pl. 7, fig. 37-40] (sous celui de T, inopinatum), et par Hirsr 1915, p. 74-75, fig. 1-2] (sous celui de. Microtromhidium autumnale).
Guppex [1871, p. 256] avait admis qu'il existait, pour cette larve, deux séries de formes. : l’une serait constituée par des. individus longs seulement de 350 x, de forme arrondie et de couleur rouge minium, chez lesquels l'abdomen est dépassé d'environ 150 w par la dernière paire de pattes et qui se meuvent plus vite; l’autre comprendrait des animaux longs de 550 y, de forme allongée et de couleur jaune miel, chez lesquels l’abdomen dépasse, au contraire, d’à peu près la même quantité la dernière paire de pattes et qui se déplacent plus lentement.
Il regardait les premières formes comme devant devenir des mâles, tandis que les deuxièmes seraient de futures femelles.
En réalité, ces variations tiennent au degré de réplétion de V’Acarien. : | |
Ses dimensions sont très différentes suivant qu'il est à jeun ou qu'il s’est gorgé de nourriture : dans ce dernier cas, il se dilate et peut dépasser le double de sa taille primitive.
À jeun, quand elle vient de sortir de l'œuf, la larve a une longueur de 200 à 230 x et une largeur de 140 à 190 &; elle est suborbiculaire et rouge écarlate.
Fi. 1. — Larve : Bouclier céphalothoracique dorsal.
A ce stade de vie libre, la taille des différents individus ne varie que dans de faibles limites, comme le montre le tableau ci-après, indiquant les dimensions respectives des diverses parties du corps chez quelques exemplaires observés à cette première période de leur existence dans trois localités distinctes de France : je donne également par comparaison les mêmes
mensurations prises sur un individu d'Angleterre (Berwick) et un de Carinthie (Kôütschach) (”).
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bouclier PHONE TNT TE Longueur des soies pseudostigmatiques .| 60 | 67 | 75 | 75 | 75 |absentes| 90? Longueur des poils du corps (face dor-
SAC) RENE ER ue ne est coma gar|- 00: l'EbOLE-48 0 |.60 Longueur de la patte 1. . . . | .[250 |238 1250 |250 1235 | 217 — LR 1102 ODA MO OS 2000 IMTS — TILL . . . ,1240 1239 |240 |240 |9220 | 208 PONSUCULAUAMALSC MENT NES less NI) IN ODENES( 90 Porseur duttarse ET Or 208 m2 0NE21E 62081520 21 Dongueundu tibia en er ON AS NI 40) SONIAES 42
Quand, ayant poursuivi son évolution et étant devenue parasite, La larve s'est complètement repue, elle atteint 570 y sur 270 u : son corps à un contour oviforme à pointe postérieure et il est d’un jaune rougeâtre clair, par suite de la répartition du pigment sur une surface plus étendue.
Régions du corps.
Üne première région qui va de l'extrémité antérieure du corps jusqu'aux yeux montre, à sa face ventrale, quatre paires d’appendices, chélicères, maxillipèdes, 1"° et 2° paires de pattes (Let Il) et correspond donc à quatre segments [proterosoma — qgnathosoma + propodosoma|).
Chez la larve, on trouve ensuite une deuxième région qui ne présente ventralement qu’une seule paire de pattes (IF) mais, derrière celle-ci, il en apparaitra, lors de la mue prochaine, une nouvelle paire (IV) : cette seconde région doit done être
(!) Ces deux derniers exemplaires m'ont été obligeamment communiqués : le
premier par Miss $S. FinneGan, le second par M. A. MerTuLaGz ; l’état de conservation de ce dernier spécimen n’a pas permis l’examen des pattes.
considérée comme un complexe formé de deux segments [metapodosoma.
Ici finit le prosoma qui, d’après ce qui précède, apparaît donc composé de six segments.
Cependant Ouneuaxs [1909, p. 21} admet, en plus, l’existénce d’un segment préoral, celui-ci constituant, avec les deux segments post-oraux des chélicères et des maxillipèdes, un ensemble qu'il nomme capitulum |gnathosoma] et qui se joint au thorax {podosoma] portant les 3 paires de pattes (et plus tard 4) pour réaliser le prosoma.
Vient ensuite l'opisthosoma dépourvu de pattes : il n’est pas nettement séparé du thorax, mais est, au contraire, concrescent avec lui dans toute sa largeur. En raison de la disposition des poils dont il est garni, on a admis qu’il pouvait être formé de six segments.
Pour désigner les deux régions morphologiques du corps de la larve, je me sers des termes prosoma ‘et opisthosoma, en laissant de côté ceux de céphalothorax et d’abdomen qui ont été autrefois usités à leur place : maïs ces derniers sont employés en systématique dans la description des Thrombidiidæ adultes avec un tout autre sens : alors, en effet, par céphalothorax [proterosoma] on entend le capitulum [gnathosoma] (organes buccaux) et seulement la région, thoracique antérieure [propodosoma] (correspondant aux deux premières paires de pattes), tandis que sous le nom d’abdomen |hysterosoma] on comprend la région thoracique postérieure [metapodosoma] (portant les deux dernières paires de pattes) et l’opisthosoma (apode).
Voici d’ailleurs, d’après Oupeuaxs [1917, p. 3], un tableau
“indiquant la concordance de ces différents termes chez la larve etichez l'adulte {1).: |
Larve Adulte gnathosoma. . . . -: -piècesbuccales RE à prosOMA Ÿ Lodosoma -propodosoma . pattesTetIl Re EN ( metapodosoma. paltes II et IV rater opisthosoma . . . . . . ,. . . segments apodes J pa
(!} Ouoemaxs désigne en outre sous le nom d’idiosoma le tronc, c’est-à-dire le corps proprement dit, moins les pièces buccales (qui constituent le capitulum ou gnathosoma).
Face dorsale (Fig. 2).
La région dorsale antérieure du thorax est couverte par un bouclier unique, qui est trapézoïdal avec angles arrondis ou subpentagonal, plus large que long, presque droit en ‘avant, légèrement excavé sur les côtés et fortement convexe en arrière (!).
Thrombicula autumnalis Shaw.
Fig. 2. — Larve : Face dorsale >< 250.
(!) Ounswaxs avait réparti les larves de T'hrombicula en deux groupes suivant que le bouclier est pentagonal ou bien trapéziflorme avec bord postérieur tantôt rectiligne, tantôt convexe. MeracaGz [1927 c, p. 215] a reconnu qu'il n’est pas possible de classer les Lepius d'après ce caractère, car il à constaté l’existence de formes de passage : d’ailleurs, comme la convexité est nettement différente dans une larve selon qu’elle est à jeun ‘ou en état de réplétion, il s’en suit que plus l’animal se gorge de nourriture, plus le bouclier s'élargissant se rapproche de la forme trapézoïdale,
Ce bouclier présente cinq poils barbulés : un antérieur médian et quatre situés dans les angles arrondis.
in outre, 1l porte, dans sa moitié postérieure, une paire de soies plus rapprochées de la ligne médiane, qui sont plus longues, plus grêles, plumeuses seulement dans leur moitié distale : elles ne sont pas, comme les autres poils dorsaux, fixées dans une petite Invagination cutanée qui, vue de dessus, apparait comme une aréole circulaire, mais chacune d'elles est entourée à sa base par un double cercle représentant une fossette dont elle émerge ('). Chez presque tous les Acariens, à une place correspondante, on trouve une paire de soies qui montrent également un aspect très particulier : il s'agit là d’un organe des sens, répandu généralement dans le groupe entier : ce sont les soies pseudostigmatiques.
Une formation semblable, la crête métopique, existe à la même place chez les Thrombidions adultes et présente également deux soies pseudostigmatiques. Le D" Trovessanr,
(1894, p. xuv] regardait ces organes sensoriels comme représentant une paire d'yeux atrophiés. En effet, dans le genre Smaris (famille des Erythræidæ)il existe une espèce, le S. /yncæa Berlese, chez laquelle la partie antérieure du céphalothorax porte trois paires d’yeux : outre deux latérales, il y en à une médiane occupant précisément la place des organes sensoriels de la crête des Thrombidions; au contraire, dans une autre espèce voisine, S. expalpis Hermann, cette paire médiane d'yeux est atrophiée et remplacée par deux petits tubercules, surmontés chacun d’une soie. |
De part et d'autre du bouclier dorsal, il y a nn écusson oculaire qui est lisse, en forme de biscuit, et qui porte deux yeux dont le postérieur est moins développé que l’antérieur.
En arrière du bouclier il y a six rangées de poils plumeux, qui sont assez longs, pointus, barbulés et emmélés. IL y a d’abord une rangée I de 8 poils dont les deux extrêmes, placés un peu en avant des six autres, constituent ce que Hirsr appelle les poils huméraux. Puis viennent les rangées IL, IE, IV, chacune de 6 poils (pour Ounemaxs la rangée Il compterait huit poils.
{1} Cowme l’a dessiné Hinsr [1915, fig. 1], ces fosseltes des soics pseudostigmatiques sont placées à mi-distance entre les bords antérieur et postérieur du bouclier, tandis que Oupemans [1909, pl. VII, fig. 37] les figure plus rapprochées du bord postérieur.
tandis que selon Hirsr la rangée IV en présenterait quatre), et la rangée V formée de 4 poils. Quant à la rangée VI, elle comprend un petit nombre de poils : il ny en aurait que deux d'après la figure de Hirsr, or j'en ai observé 4 sur mes spéeimens (comme le mentionne Ounemaxs). Je suis donc arrivé à un total de 34 poils au lieu des trente-six indiqués par Oudemans et des trente figurés pour des individus de l’île de Wright par Hirsr.
Mais ce dernier auteur a fait remarquer que la disposition de cette pilosité offre un certain degré de variation : il a constaté, en effet, notamment que dans des exemplaires de Berwick on aurait cet arrangement : 2,8 (ou 9), 8,6, etc. Il en conclut avec raison que le nombre des poils dorsaux ne saurait donc constituer un caractère sur lequel on puisse faire grand fond pour la distinction des larves des différentes espèces.
Face ventrale (Fig. 3).
Sur la face ventrale du podosoma se trouvent les épimères, ou plaques coxales, où coxæ, qui donnent insertion aux pattes et qui sont solidement soudés au corps : ils ont leur largeur maxima à l'endroit où s’attachent ces appendices et diminuent plus (1° paire) ou moins (2° et 3° paires) en s'avançant vers la ligne médiane.
Ceux de la 2° paire touchent immédiatement par leurs bords antérieurs ceux de la 1" et ils sont séparés de ceux de la 3° par un intervalle.
Entre les coxæ I et IT on observe, de chaque côté, uu petit orifice, un peu elliptique, le stigmate primitif.
Il est probable que chezles larves de Thrombidiidæ la respiration se fait par tout le tégument du corps. Cependant Hex- KING [1882, p. 553] admet comme possible qu'elle soit assurée par des formations spéciales, les trachées primitives, qui n’ont d'ailleurs aucun rapport avec le système trachéen de l’adulte.
Chez l'embryon enfermé dans son enveloppe embryonnaire (apoderme) comme dans un second œuf (deutovum), il y a, entre la première et la deuxième paire de pattes, de chaqut côté, un organe saillant en forme de croissant, produit par un épaississement de la cuticule du corps. Au stade deutovum,
une formation tout à fait particulière, constituée par un entonnoir, est jointe à chacun de ces épaississements : la large ouverture de l’entonnoir s’encastre dans la paroi du corps, tandis que son extrémité étroite tubulaire s’attache à un orifice existant dans l’apoderme où membrane du deutoyum. Cet appareil, avec l'organe en croissant situé à la surface de la larve, est regardé par Hexkinc comme une trachée primitive : l’orifice permettrait, au moyen ‘de l’entonnoir, l'entrée de Pair : dans l'embryon.
Fi6. 3. — Larve : Face ventrale x 230.
Aussitôt après la rupture des coques de l’œuf, ces organes cessent d'être en liaison avec l'apoderme et entrent en régression. Chez la larve, sur la région postérieure et externe des épimères de la première paire de pattes et en saillie au-dessus de leur surface, il ne reste plus que deux organes semi-lunaires, au-dessous de chacun desquels se trouve un amas granuleux de signification inconnue.
Ces courtes saillies semi-lunaires sont ce que l’on nomme les trachées primitives ou, mieux, les stigmates primitifs, qui sont représentés de chaque côté, par le petit orifice ‘existant entre les coxæ I et IL.
Méenin (1876, p. 13, pl. 12, fig. 6], qui a signalé ces organes chez le Leptus autumnalis, les appelait des « stigmates » ou des « ventouses ». Mais Hexrine fait remarquer qu'ils ne peu-
vent être regardés comme des ventouses, car il y a absence totale de musculature, et il pense qu’ils représenteraient des trachées primitives (Urtracheen).
Pour A. D. Micuaez [1899, z7 Konscuezr et Huner, p. 103, (note)], il est très douteux d’ailleurs qu'il s'agisse là de stigmates et la comparaison avec d’autres familles (*) mènerait à une conclusion différente.
En particulier, à ces trachées primitives des Thrombidiides, paraissent homologues, chez les Halacaridæ, des organes qui sont également situés au bord postérieur des épimères de la première paire et qui offrent pareillement la forme d’orifices entourés par un épaississement de chitine. Or, tandis que chez les Thrombidions les trachées primitives sont propres à la larve et disparaissent ensuite complètement, au contraire chez les Halacarides ces organes stigmatiformes, bien qu'ayant l’apparence d'être en voie de régression, demeurent conservés pen- “dant toute La vie; mais alors Me H. Taoux |1925, p. 155] a reconnu que, chez l'adulte, ils constituent simplement des fossettes, d’où part, dans l’intérieur du corps de l'animal, une papille chitineuse servant d'attache à des muscles.
Chaque plaque coxale possède un poil assez long et un peu plumeux.
Aussi bien entre les coxæ I qu'entre les coxæ III (mais pas entre Les coxæ Il) il y a une paire de poils.
Ces poils coxaux ont de longues barbules, ce qui leur donne un aspect tout à fait plumeux.
Ensuite, sur la face ventrale de l'opisthosoma, qui se montre très velu, il est difficile de distinguer des rangées transversales. D’après Oupemans il semble y en avoir 6 comprenant respectivement 10, 8, 8, 8, 6, 2 poils barbulés comme les poils dorsaux.
Mes spécimens m'ont offert une disposition qui, d’une manière générale, correspondrait plutôt à celle figurée par Hirsr. Il m'a paru y avoir, en effet, une rangée 1 fortement arquée de 8 poils, des rangées 11, 11, 1V, V respectivement de 4 poils (*) et une
(:) La présence de SA primitifs entre les coxæ I et IT a été observée non seulement chez les larves de Prostigmata (Thrombidiidæ, Bdellidæ, ete.), mais aussi chez celles d’Octostigmata (Oribatidæ) et d'Astigmata (Tyroglyphivæ).
(?) Beruese, dans sa figure 1 [1893, pl. XV], a indiqué 6 poils pour la rangée 11.
rangée vi ne comptant que 2 poils : soit seulement au total 26 poils.
Il faut d’ailleurs noter que, comme Hirsr l'a constaté pour les poils de la face dorsale, Meracacz [1927 c, p. 218] a reconnu que, de même, ceux de la face ventrale ne sont pas en nombre constant : d’après ses observations portant sur une quinzaine de larves, il à rencontré des. variations de 34 à 40 pour les premiers et de 23 à 35 pour les seconds.
Dans l'intervalle entre les rangées mn et 1v des poils ventraux se trouve l’orifice dit Canal » qui est un orifice excréteur (uropore) comme chez la nymphe et l’imago : en effet, ainsi que l’a reconnu Sig Taor (1904, p. 56], le proctodeum fait défaut chez tous les Prostigmata et le canal étroit que lés anciens auteurs (Henkix6e par exemple) prenaient pour l'intestin terminal est, en réalité, un organe excréteur qui n’a aucune communication directe avec Le tube digestif.
Pattes (Fig. 4). ;
En laissant de côté les articles basilaires (hanches ou coxæ) ou épimères, soudés au corps, les pattes ont six articles libres : 1° trochanter, 2 basifémur (trochantin), 3° télofémur (fémur) 4° génual (patella), 5° tibia, 6° tarse.
Les pattes sont médiocres, les antérieures (1) étant un peu. plus longues que les postérieures (III), tandis que les moyennes (I) sont les plus courtes, comme l'indique le tableau de la page 75. Elles s’amincissent, en général, un peu vers la pointe et cela est vrai surtout pour les troisièmes pattes.
Elles sont ornées de poils plumeux dont le nombre varie selon les articles. Dans toutes les pattes, le trochanter porte un seul poil très long qui, s’insérant sur la face dorsale, se recourbe immédiatement vers la ventrale, et Le basifémur présente-également un seul poil qui est aussi dorsal, mais moins long. Sur le télofémur existent de deux à cinq. poils : il y à lieu d’en signaler particulièrement sur la face dorsale trois très longs dans la patte I et un seul dans les pattes II et IL. On en compte trois à cinq sur le génual, cinq à sept sur le tibia, qui dans la patte IT en présente notamment un dorsal très long. Enfin, sur le tarse on observe une quinzaine de poils emmèêlés.
Outre ces poils plumeux, on trouve, sur la face dorsale des
pattes, des soies tout à fait lisses qui sont à considérer comme des organes sensoriels, probablement tactiles, savoir : — au génual 1, deux spiniformes dont la distale moins longue (selon Hinsr, il y en aurait, de plus, une latéro-ventrale); au tibia [,
Se
Fic. 4. — Larve : Pattes droites, vues par la face dorsale : e, côté externe, - ä, côté interne, x 470.
deux (Oungmans n’en indique qu'une); au tarse Lune forte épine (suivant Oupewaxs et Hinsr, il existerait une autre sole proximale grêle et raide); — au génual IT, une seule soie spi-
niforme (qui n'a pas été signalée par Oupemans) ; au tibia IL, deux ; au tarse IL, une seule: — au génual IT, une (comme le figure Oupemans) ; au tibia III, une seule également ; au tarse IT, qui est long et graduellement rétréci, une soie proximale mince très longue.
À l’extrémité de toutes les pattes, l’article terminal (tarse) s'étire en une pointe portant un enfoncement dans lequel s’insère la base commune de trois ongles, dont le médian est plus long et plus grêle que les latéraux qui sont plus courts, mais plus forts.