CYCLE ÉVOLUTIF
Dans nos élevages, au laboratoire, la durée du développement de la ponte à la sortie de l’adulte a varié dans les conditions suivantes :
Date de 14 ponte Sortie de l'adulte Durée du développement 16 juin 1924 10 juillet 1924 24 jours 21-23 juin 1924 14-15 juillet 1924 22-25 jours 21 juillet 1924 20 août 1926 30 jours 22 juillet 4924 26 août 4925 35 jours 23 juillet 49 4 27 août 1924 35 jours 21 juillet 1924 27 août 1924 37 jours Fin août-septembre Mi-mai, début juil. Hiberration
La durée du stade œuf est de 2 jours en juillet.
Des cocons d’A. glomeratus, parasités par E. appendigaster, furent récoltés le 17 et 19 octobre 1923 ; les larves du Chalcidien étaient arrivées au terme de leur croissance. Dans l'espoir de faire éclore les adultes plus rapidement, une partie des cocons parasités furent placés à l’étuve ; les larves se déssèchèrent sans se transformer. Les autres Cocons conservés au laboratoire donnèrent des adultes l’année suivante : leur sortie s’échelonna sur une longue période, du 15 mai au 10 juillet, avec un maximum vers la mi-juin, En 1925, les sorties s’échelonnèrent
du 14 mai au 17 juillet, avec un maximum vers la même époque qu’en 1924. Toutes les larves issues d’œu!s: déposés vers la mi-août hivernent ; nous avons même cbservé qu’une partie des pontes effectuées du 21 au 27 juillet n’ont donné des adultes que vers la mi-uin de l’année suivante. L'étude du tableau ci-dessus montre que contrairement à la règle générale, l’élévation de la température allonge la durée du cycle évolutif. La période d’activité de ce parasite est donc assez restreinte ; elle s'étend au plus sur trois mois. On observe deux, et quelquefois trois générations par an,
POLYPHAGIE. — ADAPTATION A L'ÀA. GLOMERATUS. — AIRE GÉOGRAPHIQUE
Le rôle exact de l'E. appendigaster obtenu par plusieurs auteurs dans leurs élevages n’a pas toujours été précisé. Nous pensons qu’on doit écarter de ses hôtes tous les Cynipides, dont il aurait été obtenu : dans ce cas il a été très vraisemblablement ccnfondu avec l'E. rosae.
L’E. appendigaster paraît être un parasite normal des Apanteles. On Va obtenu scuvent de Braconide de ce genre, en particulier die parasite de Lasiocampa pini, de Lymantria dispar ; nous même l’avons retrouvé comme parasite au second degré de ce dernier Lépidoptère ; c’est à tort que RonNDANI (1872) et DALLA ToRRE le considèrent comme un parasite primaire. Nous l’avons aussi obtenu de deux âmas de cocons d'A. congestus Nees, récoltés à St-Genis-Laval. Dans une liste d’insectes obtenus par voie d’élevage en Autriche, RuscHKA et FULMET (1915) le mentionnent comme parasite de l’A. glomeratus, hôte d’Aporia crataegi. E. appendigaster n’avait pas jusqu’à présent été rencontré en France comme parasite des Apanteles.
Les observations sur cet Eurytomide, qui paraît s'étendre sur une grande partie de l’Europe, sont encore trop peu nombreuses pour qu’on puisse porter une appréciation définitive sur sa spécificité parasitaire ; tout ce qu’on peut dire, c’est qu’il parait marquer une affinité particulière pour les Microgastérides. Il ne nous est pas apparu comme un ennemi bien dangereux de l’A. glomeratus : nous n’avons obtenu que des individus isolés, et encore pas toutes les années; sauf la mention de RusCHKA et FULMEK, on ne trouve aucun autre renseignement sur son parasitisme aux dépens de l'A, glomeratus, dans une littérature pourtant très abondante, Sa présence parait plus constante dans le complexe biologique formé autour du Lymantria dispar ; VA. glomeratus n’est sans doute pour lui qu’un hôte de fortune,