DAS SES
CU preuve que le champignon synthétisait toujours la Pyridoxine, nous sommes parvenue à faire irradier convenablement notre souche *).
k La technique d'irradiation est particulièrement délicate: l'intensité et la durée devant être assez fortes pour faire perdre au Neurospora la faculté de synthétiser la Pyridoxine, sans toutefois réduire sa vitalité.
Pour faciliter l’irradiation, le champignon fut cultivé dans des boîtes de Pétri de petites dimensions, dans lesquelles nous avions coulé du milieu nutritif Difco gélosé, spécial pour le Neurospora, et ceci, en couches minces pour favoriser la pénétration des rayons X. Dans les boîtes de Pétri, nous ne laissions que 3 ou 4 disques de milieu solidifié, chacun de 2 em. de diamètre environ et après avoir enlevé les plaques gélosées insérées entre eux, nous les ensemencions. Après 48 heures environ de séjour à l’étuve à 30”, nous obtenions des cultures jeunes, propres à l’irradiation.
Ces cultures furent irradiées dans les conditions suivantes: 20.000 r sans filtre et à 5 cm. de distance de lampoule.
A partir de ces disques de cultures irradiées, nous avons prélevé des spores, en divers points et les avons reportées sur le même milieu nutritif gélosé (Difco) réparti cette fois-ci en tubes inclinés, ce qui nous a permis, pour ainsi dire, d’avoir plusieurs souches dont nous avons, par la suite, vérifié l’homogénéité d'irradiation, en comparant les poids de mycélium récoltés dans les flacons-témoins ensemencés tour à tour à l’aide de spores prises successivement dans les différents tubes.
Nous avons remarqué que le mycélium qui, avant irradiation, devenait violet en vieillissant, prenait, après une irradiation convenable, une belle teinte jaune-orange, teinte persistant même à la suite de nombreux repiquages.
Pour ensemencer nos fioles, nous avons prélevé une ôse de spores à la surface de l’un des tubes inclinés d’une culture de 48 heures; puis, en diluant cette ôse dans du soluté physiologique stérile, nous avons obtenu une suspension de
spores propre à l’ensemencement des séries d’essais, à, raison d’une goutte d’émulsion pour chaque fiole.
*) A ce propos, nous devons remercier tout particulièrement le Docteur GROS (Directeur du Centre anticancéreux de l'Hôpital de Strasbourg), qui a eu lextrême amabilité de nous rendre ce service.
Nos remerciements vont également au Docteur KIEFFER, du Bureau médical des Laboratoires Roussel de Strasbourg, qui a mis à notre disposition, avec tant d’amabilité, les documents américains dont nous avions besoin.