‹ Contribution à l'étude d'une méthode de fabrication des textiles chimiques et matières plastiques artificiels à base d'un mélange de xanthogénate de cellulose et de xanthogénate d'amidon, en solution alcalineChapitre 8 sur 84 · CO? +H:0—CH · texte numérisé non relu

CO? +H:0—CH

Ce formol donne, par condensation sur lui-même, des oxydes de méthylène de formule générale (CH?O)n; l’un d'eux l’hexa est isomère du glucose.

Une autre hypothèse (4) attribue une origine différente au formol : le CO, devenu d’abord de l'acide carbonique COSH? par dissolution dans le suc cellulaire, se combinerait avec la chlorophylle en se fixant sur le magnésium qui est l’un des éléments constituants de ce pigment; il se formerait ainsi un composé très instable qui serait une sorte de carbonate acide de chlorophylle ; sous l’influence de l'énergie lumineuse, il se produirait dans ce carbonate un remaniement moléculaire, déterminant la formation d’un aldéhyde peroxydé COSH? avec les éléments mêmes de l'acide carbonique CO*H?. Cet aldéhyde, en s’isolant ensuite, libérerait la chlorophylle,

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tout en se décomposant lui-même en formol CH?O et O? qui se dégage.

Daniel Berthelot et Gaudechon (5) ont obtenu, à l’aide des rayons ultra-violets, la synthèse du formol par combinaison de CO? avec de la vapeur d’eau, puis la condensation de cet aldéhyde formique en hydrates de carbone. L'action de la chlorophylle serait peut-être, suivant F. Duclaux (6), comparable à l’action des sensibilisateurs des émulsions panchromatiques qui permettent les réductions des sels d'argent sous l'influence de n'importe quelle radiation. C’est l’opinion de M. Gautier (7) et il semble que cette supposition se confirme du fait que les sels d’urane ou de magnésium jouent un rôle catalytique dans la réaction du formol. M. Moore (7), en 1914, a montré que les sels de fer que contient la CHSRPEYIS étaient les catalyseurs de la condensation.

M. Maquenne (8) suppose que le CO? se combine directement à la chlorophylle, en donnant un composé carboxyl-chlorophyllien qui laisse dégager immédiatement l'oxygène du CO?, tandis que les atomes de C restent en combinaison avec la chlorophylle, se dédoublant, par la suite, en hydrates de carbone et en chlorophylle régénérée. Dans ce cas, les hydrates de carbone ne passeraient pas par la phase intermédiaire d’aldéhyde formique, mais prendraient directement naissance par décomposition du composé de chlorophylle et de C.

Certains auteurs (9) estiment que les sucres pourraient provenir également de la glycérine; ils se basent sur le fait que la synthèse de la glycérine s'obtient dans les laboratoires

en partant de CO*?, après quoi il est possible de la transformer en sucre.

Enfin, il est supposable que la cellulose peut de même « dériver de l’amidon, par transposition moléculaire, car elle est isomère avec la matière amylacée » (10).

L'étude chimique de la cellulose a donné et donne encore lieu à de nombreux travaux qui permettent actuellement de dire qu'il n'y a pas « une» mais «des » celluloses, car la composition varie avec les différents végétaux, leur âge et la situation, dans la paroi cellulosique (11) ; les celluloses pré-

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parées en vue d’un usage industriel ont leurs propriétés influencées par leurs modes d'obtention et de stockage.

La «cellulose normale » admise comme «type de base » pour l'étude et pour la comparaison avec les autres variétés, est la cellulose pure de coton Louisiane qui a une composition sensiblement constante. Pour obtenir cette cellulose normale, le coton brut est peigné, cardé et lessivé dans des solutions sodiques pures à 1 ou 2° Baumé, acidifié par l'acide chlorhydrique, chloré par l’hypochlorite et acidifié une seconde fois, enfin, lavé dans une solution d’antichlore puis lavé une dernière fois à fond à l’eau (12).

La composition centésimale de la cellulose pure du coton OISE

DATDORE NET NME EAN ON MRETe sn a Nes 442 % DVATO D CHERS RE ee RER AR EN MT LE 6,5 % OR CHER PRE Eee Er TE US er 49,5 %

Ces nombres se rapprochent de la formule brute la plus simple CSH1°0* dont la composition correspond exactement à :

TTR LOT SO OR R A JET RSR SRE RENE Fe PAS 44444 % RTE INOQUE se A OS ES ER een er TE nn 6,172 % RE ME ne ci de 0 de Hd 49,382 %

La formule CSH1O5 a été adoptée pour représenter l’élément le plus simple que l’on connaisse du groupe cellulosique.

és formule CT HO LCPEMOLU etc répondent,’ de même que C°H1°0° aux données de l'analyse, ce qui amène à admettre que la formule générale de la cellulose est (CSH1205)n. La valeur du facteur », indiquant le degré de polymérisation, varie avec les diverses celluloses ; les celluloses très dures et très consistantes, comme celles de gaïac et de bois de fer, sont très condensées contrairement à la cellulose de coton (14).

Henrichssen (15) donne à l’exposant # une valeur comprise entre 18 et 19, Kaslukoff indique 40 et Skraup 34. De très nombreuses architectures représentatives de la formule de la cellulose ont été proposées, elles reposent sur l’étude chimique;

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la représentation et la discussion nous entraineraient, trop longtemps, loin du sujet principal de notre thèse.

La cellulose serait composée de petites parties élémentaïires, molécules élémentaires qui seraient des restes anhydroglucosiques. Ces éléments de base se réunissent en agrégats appelés micelles (16). Les micelles sont encore très microscopiques, mais un examen aux rayons kRoœntgen démontre qu’elles présentent une structure réglée (17). Elles portent encore le nom de cristallites. Ces cristallites, réunis en fibrilles, et les fibrilles en fibres élémentaires, donnent la cellulose. Les fibres élémentaires auraient, suivant M. Hertzog (18), une grandeur variant de == 20-30n, les fibrilles On,2-On,4, les cristallites ou micelles de =» 0n,005, enfin ces derniers seraient des agrégats de molécules élémentaires : CH1O.

Dans les fibres naturelles, les cristallites sont disposés dans le sens de la longueur, dans l'axe même de la fibre, ou forment, tout.au moins, avec celle-ci un angle déterminé et constant (19).

MM. H. Mark et Kurt H. Meyer (20) admettent qu'un cristallite est constitué par un faisceau de 40 à 60 chaînes parallèles, chaque chaine comportant 30 à 40 chainons. Dans une même chaine, les chaïînons de résidus glucosiques sont soudés les uns aux autres, conformément au schéma, par les valences principales de l'oxygène et leur rupture ne peut être provoquée que par une hydrolvse énergique.

0 CH-CH*OH CHoH cHOW n CH-CHÈOH

-0-: CH H-0-CH -0-1CH cH-0-!

CHoh CHoH 0 cH-<H'oH CHo CHOH

Les deux valences libres, aux extrémités de chaque chaîne, seraient saturées par les éléments d’une molécule d’eau (21) et une chaine parallèle serait de forme

H—O[CSH'O(OH}]| — OfCH'O(OH}] —.…..

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