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DESCRIPTION DE L'APPAREILLAGE

L'expérimentation que nous nous proposions d'effectuer nous obligeait à faire absorber dans un faible volume, en un temps très court, des quantités considérables d'énergie rœntgénienne. L'utilisation de rayons de grande longueur d'onde et la faible distance anticathode préparation permettent d’y parvenir.

Nous avons utilisé, dans nos recherches, le tube démontable construit par A. Dognon, et qui avait servi à Piflault et Levin au cours de leurs travaux. Ses caractéristiques sont les suivantes :

Diamètre réduit 50 mm., donc distance anticathode-fenêtre 25 mm. Présence de deux fenêtres, chacune d'elles étant maintenue par une plaque de cuivre vissée et percée d’un orifice circulaire de 7 mm. de diamètre, obturé par une lame d'aluminium de 15 x pour le passage du rayonnement, un mince joint de caoutchouc assurant l’étanchéité. Anticathode parallélépipédique, interchangeable, dont chacune des faces, formée d’un métal qui peut être différent des autres, vient se présenter par rotation devant le faisceau cathodique, ce qui permet de changer la nature du rayonnement sans ouvrir le tube.

Cette anticathode et les parois évidées du tube, mis électriquement au sol, sont refroidies par une circulation d’eau empêchant toute élévation de température, parasite de la préparation, qui, pour les longues durées d'irradiation, entrainerait un assèchement par évaporation des petites épaisseurs du milieu irradié et fausserait les résultats. Il faut noter que le facteur température conditionne la sensibilité cellulaire, d’où la nécessité de le maintenir aussi constant que possible.

Le filament cathodique est fixé à l’extrémité de deux tiges

conductrices supportées par un disque en laiton collé à la piscéine sur le rodage plan d’un tube en pyrex. L'ensemble

répond au schéma suivant

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Le tube est mobile autour du rodage horizontal d'une

pompe moléculaire de Holweck créatrice de vide. Cette pompe est montée en cascade avec une pompe à palettes dans l'huile de la C.G.R. qui assure l’abaissement de pres-

sion nécessaire à l’amorçage.

L'alimentation du tube est assurée par les éléments sui-

vants :

1° Un transformateur monophasé haute tension, dont les

caractéristiques sont les suivantes : primaire 110 volts, secon

daire 20.000 volts, 40 milliampères.

Le réglage des tensions intermédiaires est effectué grâce à une résistance placée sur le circuit d'alimentation du primaire du transformateur.

2° Un pupitre de commande comprenant :

a) un auto-transformateur dont la tension d’alimentation peut être ajustée à 110, 120 ou 130 volts. La tension de sortie peut être réglée par un commutateur à volant qui permet de faire varier la différence de potentiel aux bornes du secondaire du transformateur haute tension entre 5.000 volts et 20.000 volts, par fractions de 2.500 volts;

b) les dispositifs de sécurité classique :

u. une lampe témoin rouge indiquant que l’ensemble est sous tension;

B. un disjoncteur automatique à enclenchement et déclenchement par bouton, réglable de 3 à 7 ampères au moyen d’un index. Des thermiques à bilames assurent le déclenchement pour une surcharge prolongée. En cas de court-circuit, le déclenchement est assuré par des relais électromagnétiques.

3° Le montage redresseur est le dispositif classique en doubleur de tension. [1 comprend :

a) deux kénotrons AK54 (C.G.R.);

b) deux condensateurs de 0,1 x isolés dans l’huile (tension de claquage 80.000 volts; tension service maximum 30.000 volts).

4° Le chauflage des kénotrons et du filament du tube sont assurés par des transformateurs à bains d'huile abaïisseurs de tension : primaire 110-130 volts, secondaire & à 15 volts, débit maximum 10 ampères. La tension de chauffage est amenée à une valeur convenable (7 volts pour les kénotrons),

entre 7 et 9 volts pour le filament du tube au moyen de résistances placées sur les primaires,

Appareil de mesure.

L'évaluation du potentiel appliqué au tube se fait au moyen d'un spintermètre à boules servant en même temps de dispositif de sécurité.

Les boules du spintermètre ont 20 mm de diamètre.

Une voltmètre placé sur le primaire du transformateur permet, par application du rapport de transformation, de confirmer les résultats obtenus.

L’intensité du courant électrique traversant le tube est mesurée à l’aide d’un milliampèremètre placé sur le circuit de haute tension et directement en série avec le tube, le pôle positif haute tension étant à la terre.

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La mesure du rayonnement esf effectuée par la méthode d'ionisation.

La chambre que nous avons utilisée était un cylindre de cuivre de 8 em de haut et de 9 cm de diamètre, présentant un orifice d'admission inférieur de ! mm de rayon. L'électrode est axiale et constituée par un fil de cuivre.

Avec les rayonnements utilisés, lémission secondaire des parois ne joue pour ainsi dire aucun rôle.

Le courant d’ionisation est mesuré par un galvanomètre d’une sensibilité telle qu'une division correspond à 1,42 x 10—9, à 1 mètre de distance et qui peut être réduit au 1/9 au moyen d’un shunt.

La différence de potentiel nécessaire à la saturation est fournie par une tension constante donnant 1.300 volts.

ETUDE DE LA RADIOPROTECTION BIOLOGIQUE PAR LA LECITHINE ET LE CHOLESTEROL

Nous nous sommes {out d'abord préoccupé, dans une première série d'expériences, de confirmer l'effet protecteur de la lécithine et du cholestérol.

L'appareillage en service étant sensiblement comparable à celui utilisé par Pilfault et Levin, nous nous sommes ellorcé de nous placer à nouveau au point de vue matériel biologique et substances chimiques «dans des conditions identiques.

Choix du matériel biologique.

Nous avons pris, Comme matériel biologique, des unicellulaires, ce qui permet d'éliminer les réactions indirectes pouvant survenir dans un organismie complexe.

A l'exemple de nombreux auteurs, Gunther, Ghilarduci, Milani, Schneider, Groedel, Kovacs, Baldwin, nous avons utilisé des cultures de Paramæcium aurelia, infusoire cilié holotriche, cultivées sur grain de blé.

Leur taille, 150 à 300 y, permet l’irradiation d’un nombre important d'individus par un faisceau radiant de faible section, tout en rendant possible, par l’examien microscopique, l'observation des mouvements et des changements apparaissant dans le cytoplasmre.

Les radiorésistances individuelles variant légèrement suivant la souche et le milieu de culture, nous avons fait choix du type Paramæcium aurelia cultivé sur grain de blé. Les doses léthales sont alors nettement définies et les écarts individuels ne dépassent pas 10 p. 100.

Les protozoaires sont extrêmement radiorésistants, et la

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