‹ Contribution à l'Étude d'une Radioprotection BiologiqueChapitre 12 sur 18 · MOI · texte numérisé non relu

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plupart des espèces, telles les paramécies, ne subissent aucune modification immédiate ni tardive sous l’influence des doses les plus élevées que l’on ait employées dans ce but avec les tubes à rayons X ordinaires.

L'emploi du tube spécial, construit par A. Dognon, capable de fournir une très grande énergie rœntgénienne, nous à permis au contraire d'obtenir, en quelques minutes, la mort des paramécies dans leur milieu normal.

Choix des substances actives.

Nous avons repris ici les substances utilisées par Piffault et Levin. Ces auteurs avaient été guidés par les considérations suivantes |

D'une part, afin d'éviter le rayonnement caractéristique propre nocif, n'utiliser que des éléments à poids moléculaire faible.

D'autre part, l'augmentation de la perméabilité des miembranes sous l’action des rayons X signalée par Philipson et Mendeleef et le fait que la mort des cellules se manifeste par une lyse, ont conduit à faire appel à des corps jouissant d’un pouvoir antilytique marqué :

— le cholestérol, grâce auquel Ramson, en 1901, avait pu protéger des hématies contre l’action hémolysante de la saponine;

— puis la lécithine dont les propriétés antilytiques avaient été fort discutées.

Préparation des émulsions de lécithine et de cholestérol.

La solution mère de cholestérol est préparée de la façon suivante :

Dans 200 cmÿ d’eau on émulsionne une très petite quantité d'huile d’olive puis on ajoute 2 g de cholestérol. Le tout est ensuite brassé avec des billes de verre dans un agitateur iusqu'à ce que l’émulsion résultante ne flocule plus, ne mon-

tre plus de grains visibles dans un microscope habituel et soit lactescente.

La technique employée pour la préparation des émulsions de lécithine est identique à la précédente.

Une première fois, nous sommes parti d'un échantillon de lécithine commerciale traité par trituration prolongée en présence d’eau. Cette émulsion se montre toxique pour les paramécies à des taux de l’ordre de 1/8.000.

Une seconde fois, nous avons préparé une émulsion mère selon le même procédé à partir d’un deuxième échantillon de lécithine (Fito). Après agitation prolongée, on obtint une émulsion contenant 1/100 de lécithine en poids.

Les mélanges de cholestérol et de lécithine, moins stables que les émulsions de chacun des produits seuls, ont été agités plus longtemps.

Comportement des paramécies en milieu normal.

La mort des paramécies irradiées en goutte pendante dans leur milieu normal, le moindre échauffement étant rigoureusement exclu, survient en 17 minutes pour une tension de l’ordre de 17.000 volts, avec une intensité de 10 mA (anticathode de chrome).

Après quelques minutes d'irradiation, les paramécies parcourent le champ très rapidement en tout sens.

Après 10 minutes, surviennent des mouvements non coordonnés, les paramécies tournent très rapidement sur ellesmêmes autour d’un axe longitudinal; ensuite, commencent des mouvements de rotation autour d’un axe transversal. Enfin, les mouvements se ralentissent, les paramécies s’arrêtent, se vacuolisent, présentent des hernies de la membrane, puis éclatent.

Comportement des paramécies en milieu additionné de lécithine.

Nous avons utilisé la souche de paramécies cultivées sur srain de blé. A partir de la solution mère de lécithine nous

De

avons fait un certain nombre de dilutions à des taux variables. Les dilutions effectuées avec le premier échantillon de lécithine se sont montrées toxiques jusqu’au taux de 1/8.000.

La toxicité de l'émulsion considérée et les résultats aberrants obtenus en ce qui concerne les temps de mort peuvent être vraisemblablement rapportés à la présence de Tysocithines dans le milieu.

Considérant que les dilutions inférieures ne présentaient qu'un intérêt moindre, nous avons préparé une nouvelle solution mère de lécithine (Fito) fraîche.

Les préparations dont la concentration en lécithine émulsionnée est supérieure à 1/150 se montrent légèrement toxiques. Aussi, nous sommes-nous limité à des {aux variant de 1/200 à 1/250.000.

Après addition de lécithine, le milieu de culture des paramécies devient lactescent. Puis, au bout de quelques jours il s’éclaircit, tandis que les infusoires prennent une teinte grise et ralentissent leurs mouvements. Après cinq jours environ dans le milieu lécithiné les paramécies reprennent peu à peu leur transparence et leur mobilité habituelle. Dans les milieux de concentration supérieure à 1/10.000, elles reprennent leur transparence et leur mobilité habituelle plus rapidement.

Comportement des paramécies en milieu de culture additionné d’une émulsion de cholestérol.

Nous sommes parti de la solution mère de cholestérol préparée selon la technique décrite précédemment.

Nous avons réalisé des dilutions à des taux décroissants et nous avons ajouté à ces différentes préparations des cultures de paramécies provenant de la même souche.

Le cholestérol semble n'avoir aucune influence sur les paramécies qui, dans toutes les dilutions, conservent leurs mouvements et leur pouvoir de reproduction.

Après un séjour en milieu cholestériné, les paramécies semblent se charger de cholestérol jusqu'à un certain taux,

qui diminue ensuite progressivement à mesure que le milieu S’appauvrit en substance active.

Gomportement des paramécies en milieu additionné de mélanges lécithine-cholestérol.

Dans les milieux de culture contenant un mélange de léeithine et de cholestérol, la transparence et l’activité des paramécies restent à peu près normales pour la plupart des dilutions. Dans certaines dilutions, elles prennent cependant un aspect grisâtre qui tranche avec leur clarté habituelle.

Technique des irradiations.

Afin de faire des mesures comparables, nous avons construit des petites cuves identiques pour recevoir les gouttes de culture.

Chaque cuve est constituée par une plaque d’aluminium de un demi-millimètre d'épaisseur collée à la paraffine sur une lame de verre.

La plaque d'aluminium est percée en son centre d’un orifice circulaire de 7 mim de diamètre.

Il est ainsi possible de placer les cultures en goutte pendante au-dessus de la fenêtre.

L'irradiation terminée, il suffit de retourner la cuve et de la mettre dans une boîte de Pétri dont le fond contient de l’eau, pour pouvoir conserver à l’abri de l’évaporation la préparation irradiée, si elle nécessite une observation pro-

longée.

Pouvoir protecteur des émulsions de lécithine vis-à-vis de l’action des rayons X de grande longueur d'onde.

Nous nous sommes tout d'abord attaché à retrouver l'action protectrice des émulsions de lécithine.

LE DE Le

Une première série d'expériences faites à partir d'une solution mère de lécithine vraisemblablement impure, ne nous a pas permis de confirmer leur rôle protecteur.

Au cours d’une seconde série d'expériences effectuées dans les mêmes conditions, mais avec un échantillon de lécithine pure, nous avons obtenu les résultats suivants. (Au cours de toutes ces expériences, on ajoute, à une quantité défimie de cultures de paramécies sur grain de blé, une dilution de l'émulsion mère de lécithine dans l’eau à un taux donné, de manière à obtenir les dilutions portées dans la première colonne du tableau.)

Durée de séjour des paramécies dans l’émulsion de lécithines

8 Pourcen-

Êe tage

ee de après après après après après après

à lécithines | 9 ph. 4h | zh | 48h | Th | 41200 Témoin 17 di 7e 47

1/250 200) 20 M NIMES 1/500 180 nos ar 174000 | 19 | 20° | 26 | 25 172000 | 21 | 22 | 25 | 28 1/8000..1.21 | 22 | 27. | 34 1/46000 | 21 | 2° | 23 | 30° 1/32000 | 207 | 20 | 26 | 27 1/64000 | 20 | 19 | 28 | 27 17428000! 17 | 18 | 1% | 28’

Durée de l’irradiation immédiatement léthale

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