DS DIT EU
Les courbes de la page suivante montrent :
1° que la protection maxima est fonction du temps (48 heures);
2° que le taux de produit actif en émulsion est un facteur primordial, mais que la protection ne croît pas réquhèrement avec la concentration;
3° que les radioprotections maxima ont lieu après des temps égaux, quelle que soit la dilution de l'émulsion.
un
Temps de mort
NN un
24" 48* 7en
Duree de sejour dans le milieu
L'étude de ces résultats et leur comparaison avec ceux de Piffault et Levin nous permet de conclure :
1° que la présence de lécithine accroît la résistance des paramécies vis-à-vis des rayons X de grandes longueurs d'onde ;
2° que le maximum de la radiorésistance ne se produit pas pour la concentration étudiée la plus élevée;
3° que le temps de contact des protozoaires avec la lécithine seule est un facteur important : la radiosensibilité dimnnue pour devenir minima au bout de deux ou trois jours, puis reprend sa valeur normale progressivement,;
4° que l'action lytique au moment de la mort est moins marquée que sur les témoins.
Il nous a paru intéressant de tracer les courbes d'action des différentes dilutions de lécithine en fonction du temps. Les durées de séjour dans les milieux lécithinés sont portées en abscisses, les temps de mort en ordonnées.
(Voir ces courbes ci-dessus.)
vo
Pouvoir protecteur des émulsions de cholestérol vis-à-vis de l’action des rayons X de grande longueur d'onde.
L'appareil présentait exactement les mêmes caractéristiques de fonctionnement que dans la série d'expériences précédentes (17.000 volts, 10 milliampères, anticathode de chrome).
Les paramécies issues de la même souche et cultivées sur grain de blé, les résultats obtenus pouvaient donc être comparés avec précision.
Nos infusoires, ayant séjourné dans des milieux cholestérinés de concentrations variables pendant des temips variables, ont été irradiés de la manière habituelle, et les résultats obtenus sont consignés dans le tableau suivant :
Durée de séjour des paramécies 6 gi A
Concen- dans l’émulsion de cholestérol
tration
en
après
Préparation n°
cholestérol 40h
(Les temps, exprimés en minutes, correspondent aux temps de mort immédiate des paramécies.)
La comparaison de ces résultats avec ceux obtenus par Piffault et Levin nous amène à constater que le phénomène de radioprotection, bien que très net, est un peu moins marqué que dans leur expérimentation.
ol
Ceci est facilement explicable par les concentrations en produit actif, c’est-à-dire en cholestérol, légèrement inférieures que nous avons utilisées.
La radioprotection maxima rencontrée pour des concentra-
tions en apparence plus élevées au cours de nos travaux personnels, provient des difficultés de fabrication de l’émulsion qui deviennent alors considérables. C’est pour cette raison que nous nous sommes arrêté à ces concentrations moyennes.
Le dosage chimique nous a permis de connaître avec précision la concentration de cholestérol dans le milieu d’expérience; 1l a été réalisé d’après la technique exposée cidessous :
Un centimètre cube de la suspension est traité par 10 cm° d’éther. On agite et laisse décanter. La couche éthérée est recueillie et évaporée à sec.
L’extrait sec est repris par 10 cm8 de chloroforme.
Sur un centimètre cube de cette solution chloroformique on fait agir de l’anhydride acétique et l'acide sulfurique pur (réaction de Liebermann).
La coloration verte obtenue après trente minutes donne à l’électrophotomètre une absorption identique à celle que fournit une quantité de cholestérol égale à O0 g. 045.
La prise d'essai primitive renferme donc 0 g. 045 de cholestérol par centimètre cube.
Ce résultat explique bien la différence puisque, dans leurs travaux, Piffault et Levin utilisaient des émulsions contenant 0 g. O8 par centimètre cube, soit deux fois plus concentrées que les nôtres.
On est donc en droit de conclure :
1° que la présence de cholestérol accroît la résistance des paramécies vis-à-vis des rayons X de grandes longueurs d'onde ;
2° que l'importance de cet accroissement est liée à la teneur en cholestérol de l’émulsion:;
US
3° qu'au moment de la mort provoquée par les rayons À, les
protozoaires cholestérinés
marquée.
subissent une lyse moins
Si l’on construit les courbes d'action des différentes dilu-
tions de cholestérol en fonction du temps, on obtient
famille de courbes ci-après .
la
Pouvoir protecteur de différentes émulsions de cholestérol
en fonclion du temps.
Ces courbes montrent :
40° re ® 6" 9 35 | : ue È Ÿ ruse tal LS EURE DU MERE ® “À DT Le $ S 1 1 X NA Ë 30 L *k Fan: à Î [ee ‘ ee<c MONO) DE TRES R ’ æ “ “ 7/760 d DS e A Ne Ée LE Rer L'HITR SE {ar Der:
® ‘PE be 20" d + =} Es [1 GE 1j. 2) OI 4; 5j 6j 7;.
Durée de séjour dons le cholestérol
1° que la protection maxima est fonction du temps;
2° que la protection croît avec la concentration en produit
actif;
3° que les radioproteclions maxima
ont lieu après des
lemps égaux, quelle que soit la dilution de l'émulsion.
Pouvoir protecteur des mélanges des émulsions de lécithine et de cholestérol vis-à-vis de l’action des rayons X de
grande longueur d'onde.
Ayant mis en évidence, successivement, le pouvoir protecteur de la lécithine et du cholestérol, nous avons expéri-
menté sur des mélanges lécithine-cholestérol à des dilutions variables, afin de nous rendre compte si la propriété de radioprotection subsistait et si les effets protecteurs étaient additis.
Nous avons vu que, dans ces milieux, le comportement des paramécies variait avec la teneur respective de chacun des constituants.
Nous avons réalisé un certain nombre de mélanges lécithine-cholestérol à des taux variables, et nous avons irradié en goutte pendante des paramécies provenant de ces différentes dilutions. :
Les constantes utilisées sont rigoureusement les mêmes que dans les expériences précédentes. Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau suivant :
Taux Taux 3 $ de de & h. 24 h. 48 D. Ë cholestérol | lécithine ASUS JOURS ce 16) 1/250 ile 18° 22° 23 49 = 1740 | 1/500 AT 19° 25 23 Tr EE 1/20 | 14/1000 1 18 24° 21° de # © 1/40 | 1/2000 17 117 20° 20° AE ES 1/80 1/4000 AE 21: 22? 21° 18 js £ 1/160 1/8000 ANS 20° 23 22° 17° Se 1/320 1/16000 17 478 20° 20° 45 â 1/740 1/32000 4170 48 20° 18° 178
D'après cette première série d'expériences, on peut dire
1° que les mélanges lécithine-cholestérol présentent un pouvoir protecteur assez net aux différentes dilutions éludiées ;
2° que ce pouvoir protecteur est fonction du temps.
Si nous comparons ces résultats avec ceux obtenus par Piffault et Levin, nous constatons, tout comme ces auteurs, une radioprotection des mélanges lécithine-cholestérol moins marquée que pour chacun des constituants.
MEYNIEL.
7Jemps de mort.
ou
Pour résumer ce paragraphe, il'nous a paru intéressant de tracer la courbe d'action protectrice des mélanges lécithinecholestérol en fonction du temps
Temps de mort
Durée de séjour dons le milieu
Ces courbes montrent :
1° l'existence d'un pouvoir protecteur des mélanges des deux lipides;
2° que ce pouvoir protecleur est facteur du Llemps. Le maximum. est toujours rencontré au bout d'un même temps quelle que soit la dilution.
Un
214" fn 48* 7120 96* 120% Durée de séjour dans les différents milieux.
——— Mélanges 1/10 ch. 1/500 léc.
—.—.—.— Lécithine au 1/8.000.
me Cholestérol au 4/5.
Pour résumer et expliciter les résultats de ce chapitre, nous avons représenté, sur un même diagramme, les courbes de l’action protectrice de la lécithine, du cholestérol et des mélanges des deux lipoïdes. Nous avons choisi pour chacun la dilution donnant la radioprotection maxima.
(Voir courbe page ci-contre.)
Le diagramme montre que
1° l’action protectrice du cholestérol est plus importante que celle de la lécithine, plus durable el moins rapide;
2° l’action protectrice de la lécithine est rapide, mais moins durable et moins marquée que celle du cholestérol; |
3° l'action protectrice des mélanges des deux lipoïides esl moins marquée que celle de chacun des consliluants: elle est également moins durable, mais sa rapidité de manifestation est intermédiaire.
RECHERCHES RELATIVES AU POUVOIR DE RESTAURATION DE LA LECITHINE ET DU CHOLESTEROL, VIS-A-VIS DES ELEMENTS CELLULAIRES APRES ACTION DES RAYONS X
Nous avons recherché si la lécithine et le cholestérol, dont les propriétés protectrices ont été mises en évidence, agissaient comme facteurs de restauration cellulaire.
Pour cela, nous avons irradié un certain nombre de pré. parations, pendant des temps variables, avec des tensions et des intensités comparables et étudié le comportement des infusoires ainsi irradiés, auxquels nous avions ajouté des quantités, soit de lécithine émulsionnée, soit de cholestérol à des taux déterminés. Les détails de ces expériences sont décrits dans les différents paragraphes de ce chapitre.
Auparavant, il nous a paru intéressant de préciser un point qui à fait l’objet de commentaires de la part de Reiss, au sujet des travaux de Piffault et Levin.
Cet auteur écrit dans son ouvrage :
« Piffault et Levin ont montré que certaines substances incorporées dans le milieu peuvent protéger des organismes contre l’action des rayons X. Des paramécies exposées à un rayonnement mou, très intense, succombent en vingt minutes. Si le milieu contient de la lécithine ou du cholestérol, ces paramécies ne sont pas lésées par une même dose de rayons. Le mélange des deux substances se montre presque inactif. De même des hématies prélevées sur des cobayes ayant reçu une injection sous-cutanée de lécithine, se montrent plus radiorésistantes que des hématies prélevées sur des animaux normaux.
Nous ne savons cependant pas si la lécithine modifie la
radiosensibilité vraie, ou plutôt modifie la plus ou moins grande facilité de manifestation d’une radiolésion identique. »
Nous avons donc cherché à préciser qu'il ne s’agit point d’un effet retardé, mais d'une véritable radioprotection, et nous avons pour cela procédé comme suit :
Le tube fonctionnant sous 17.000 volts et 10 milliampères, le temps de mort des paramécies témoins irradiées en goutte pendante est de 17 minutes.
Si nous prenons une Culture de paramécies ayant séjourné quarante-huit heures dans une solution de lécithine colloïdale au 1/8.000, cette culture présente une radioprotection minima comme nous l'avons montré dans le chapitre précédent. Le temps de mort des paramécies ainsi irradiées en goutte pendante est, comme nous l’avons vu, de l’ordre de 31 minutes, soit plus du double du temps de mort des paramécies cultivées sur grain de blé.
Si nous étudions la mort retardée, nous voyons qu'une irradiation de 8 à 9 minutes détermine dans les mêmes conditions des lésions irréversibles entraînant la mort en vingtquatre heures des paramécies témoins.
Par contre, les infusoires ayant séjourné dans l'émulsion de lécithine définie ci-dessus et ayant subi une irradiation de 8 à 9 minutes, vivent encore au bout de 48 heures, et même de 3 jours. Repiqués en milieu de culture, ils se reproduisent normalement. Il faut une irradiation de l’ordre de 14 à 15 minutes pour déterminer la mort en 24 heures.
Une expérience identique réalisée avec des paramécies ayant séjourné 3 jours dans une solution de cholestérol au 4/5, conduit à des résultats semblables, alors que, pour provoquer la mort des témoins en 24 heures, il faut une irradiation de 8 à 9 minutes. Une dose de l’ordre de 17 à 18 minutes est nécessaire pour produire l'effet léthal sur les paramécies ayant séjourné dans le cholestérol.
Les mélanges lécithine-cholestérol, donnant des protections variables selon les taux, n’ont pas été utilisés ici,
SUR LSE Nous pouvons donc conclure que nous sommes en présence d'un véritable phénomène de radioprolection biologique par
la lécithine el Le cholestérol.
Comportement des paramécies irradiées puis placées dans des milieux contenant de la lécithine.
Le Lube fonctionnant sous un régime de 17.000 volts et 10 milliampères, la mort des paramécies irradiées en goutte pendante survient au bout de 17 minutes, avec une anticathode en chrome.
Nous avons irradié un certain nombre de préparations provenant de la même souche dans les mêmes conditions d’in- Lensité et de tension, mais pendant des temps différents.
Nous avons ainsi réalisé une série d'irradiations pendant des temps décroissants : 16 minutes, 15 minutes, 14 minutes, etc., en diminuant chaque fois le temps d'irradiation de une minute jusqu'à obtenir une irradiation totale de 5 minutes.
Chaque préparation a été conservée en boîte de Pétri, en atmosphère saturée d’eau pour éviter la dessication. À chacune de ces préparations, on ajoute une goutte du milieu de culture obtenu sur filtre coton et une goutte de lécithine à 1/2.000, réalisant ainsi une concentration de 1/8.000 pour laquelle nous obtenions une radioprotection maxima,
Dans chaque boîte était placée, à côté de la préparation, une culture témoin irradiée pendant le même temps.
Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau suivant :
Temps Préparation
d'irradiation. | Témoin + lécithine à 1/8.000.
16° Mort après 5. Mort après 5°’.
15° Mort après 20°. Mort après 20’.
14 Mort après 1 h. 30. Mort après 4 h. 20.
13° | Mort après 3 h.
12° | Mort après 10 h. Mort après 10° | Mort après 16 h. Mort après 9° | Mort en moins de 8’ Mort après 26 h. Mort après
7e Vivant au bout de 48 h. | Vivant au bout de 48 h.
Les expériences précédentes ont été répétées avec des tensions différentes et des concentrations en lécithine colloïdale à des taux variés. À
L'ensemble de ces expériences est résumé dans les tableaux suivants
Tension 14.500 volts, intensité 15 milliampères :
Les paramécies irradiées en goutte pendante avec ses constantes meurent en 28 minutes
RS SR I PP + D CE Temps Préparation avec lécithine
d'irradiation. | re au 1/4.000.
26” Mort après 10°. Mort après 5°.
24” Mort après 20. Mort après 10°.
22? Mort après 2 h. Mort après 2 h. 1/4.
20” Mort après 8 h. | Mort après 8 h.
18° Mort après 16 h. Mort après 16 h.
16° Mort après 24 h. Mort après 24 h.
14° Tous vivants au bout Tous vivants au bout de 24 h. | de 4 h.
122 Tous. vivants au bout | Tous vivants au bout de 48 h. | de 48 h.
10° Tous vivants au bout | Tous vivants au bout de 48 h. | de 48 h.
De ces premiers résultats, il ressort que la lécithine ne présente aucune action restauratrice vis-à-vis de l’action des rayons X sur les cellules irradiées.
Comportement des paramécies irradiées
ajoutées à des milieux contenant du cholestérol.
Nous avons ainsi procédé à une série d'irradiations pendant des temps décroissants; après chaque irradiation, nous avons ajouté à la préparation des taux de cholestérol constants,
Dre
Les résultats sont résumés dans le tableau suivant :
Effet constaté
Durée de EE — — ins sur le témoin. RSR it 1 Mort immédiate. | Mort immédiate.
16° Mort après 10°. | Mort après 10°.
L5ù Mort après 1 h. | Mort après 1 h.
14° Mort après 2 h. | Mort après 1 h. 50.
13° Mort après 2 h. | Mort après 2 h.
12? Mort après 4 h. | Mort après 4 h. 30.
1° Mort après 10 h. Mort après 40 h.
10° Mort après 14 h. | Mort après 44 h.
9? Mort après 20 h. | Mort après 20 h.
8’ Mort après 24 h. | Mort après 24 h.
1 Vivant 48 h. après. | Vivant 48 h. après.
6’ Vivant 48 h. après. | — 514 Vivant 48 h. après. —
Comportement des paramécies irradiées puis placées dans des milieux contenant lécithine et cholestérol.
Les expériences précédentes ont été reprises en ajoutant de la lécithine et du cholestérol dans des proportions variables. Nous avons vu, dans le paragraphe relatif à la radioprotection, que les mélanges lécithine-cholestérol présenaient des propriétés protectrices moins marquées que chacun des constituants. Nous n'avons donc pas été surpris de voir que les mélanges de ces deux lipoïdes n'avaient aucune propriété restauratrice vis-à-vis des cellules irradiées. On est donc en droit de conclure que :
La lécithine et le cholestérol n'agissent pas comme facteurs de la restauration cellulaire vis-à-vis des cellules soumises à l’action préalable des rayons X de grande longueur d'onde.
POUVOIR PROTECTEUR DES LECITHINES ET DU CHOLESTEROL VIS-A-VIS DE L'ACTION TOXIQUE DE L'EAU OXYGENEE
Nous avons irradié, pendant 45 minutes, de l’eau en goutte pendante devant la fenêtre en aluminium de 15 x de notre tube.
Le tube fonctionnait sous le régime habituel : 17.000 volts, 10 milliampères, anticathode en chrome.
Cette eau devient toxique pour les paramécies qu'on y introduit et qui meurent au bout de 45 minutes en moyenne, comme l’a montré Piffault, en 1939. Cette eau contient de l'eau oxygénée dans la proportion de 1/700, dosage fait à l’aide de permanganate de potasse par comparaison avec une eau oxygénée à 10 volumes du commerce.
Dans un seconde série d'expériences, c’est le milieu de culture qui à été irradié pendant 45 minutes. Les paramécies introduites dans ce milieu meurent également en 45 minutes.
Il nous à paru intéressant de reprendre les expériences précédentes et d'ajouter, au milieu ainsi irradié, pendant 45 minutes, des paramécies ayant séjourné dans des milieux conte: nant de la lécithine ou du cholestérol à des taux différents ou des mélanges lécithine-cholestérol.
Comportement des paramécies en milieu additionné de lécithine.
Nous avons utilisé da solution mère dont nous avons décril la préparation dans le premier chapitre.
Une première série d'expériences ne nous à pas permis de
SE
mettre en évidence un eflet protecteur de la lécithine vis-à-vis de l’eau oxygénée. Les dilutions de cette iécithine se montraient toxiques pour les paramécies, en raison de la formation de lysocithines.
Nous avons repris les expériences avec une nouvelle solution colloïdale de lécithine (Fito) préparée selon la même technique que précédemment, mais avec une lécithine plus fraîche.
L'eau est irradiée pendant 45 minutes en goutte pendante. On ajoute, après irradiation, des paramécies ayant séjourné dans des préparations de lécithine colloïdale de taux variables, pendant des temps variables.
Durée de séjour des paramécies
& Taux dans le milieu additionné de lécithines : 5 de la £ = solution $ de a) VO EN LE 7 . F à lécithine À A NE TM urE IN IonrS
Témoin 45 45° 45° 45° 45 45° c 1 | 1/250 55" 70° 68° 55° 30° 43 Ë 2 1/500 95 | 65 65 55: 52? 45° £ 5 41/1000 55 70° 10° 59° SANTE S 4 1/2000 59 GT 60: AUOT 0 45° 2 5 | 14/4000 | 45 | 72 | 60 | 52 | 51 | 45 £ 6 1/8000 55 70° 70° Goal Ro Din LU ES © 7 | 4/16000 | .58 | 6e | 707 |}.50-.| 8> |. 4 : 8 1/32000 45° 68’ 70° 50° | 45 | 45 À ] 1/64000 | 50° | 65% 67 SOMMES 0) 15° =
Comportement des paramécies en milieu additionné de cholestérol émulsionné.
Nous sommes parti de la solution mère de cholestérol dont la préparation a été décrite dans un paragraphe précédent.
L'eau est irradiée pendant 45 minutes. On ajoute, après irradiation, des paramécies ayant séjourné dans des solutions de cholestérol émulsionné à des taux variables pendant des temps variables.
SL
Les résultats obtenus sont réunis dans le {ableau suivant
| Durée du séjour des paramécies SR dans le milieu addilionné de cholestérol Concentra-
Préparation |
tion
en 120 h.
cholestérol
24 h. 1 | (© jours)
1/20 1/40 1/80 1/160 1/320 1/740 41/1480 i/2960 15920 Témoin sans cholestérol
LLAIOUERS Ne
Durée du contact mortel.
Comportement des paramécies en milieu additionné de mélanges de lécithine et de cholestérol vis-à-vis du pouvoir toxique de l’eau oxygénée.
Dans ces mélanges, la transparence et l’activité des paramécies restent, comme nous l’avons vu, à peu près normales.
Alors que la lécithine seule ou le cholestérol seul conféraient aux paramécies une augmentation de la résistance à l’action de H,0,, le mélange des deux a une action un peu moins marquée, mais aussi durable. Cette résistance, varie peu avec le taux des émulsions, comme le montre le tableau de la page #4.
Avant de tirer les conclusions relatives à ce chapitre, il est nécessaire de faire une remarque fondamentale à propos de la technique utilisée.
À nos premières expériences, nous avons mis en évidence des phénomènes de radioprotection que nous pourrions appeler directs. L'organisme des paramécies, 1ésé directement par action rœntgénienne, est protégé à un certain degré par Île
AE
cholestérol et la lécithine, et ceci sans préjuger du mécanisme de cette radioprotection.
Durée de séjour des paramécies dans les milieux
Taux des émulsions 420 ph. 8
(5 jours) jours
Témoin
Cholestérol | Lécithine
Durée de contact mortel
Au contraire, dans les expériences qui font l’objet de ce chapitre, il s’agit d’une action que nous appellerons secondaire, insistant sur le fait que l’irradiation ne frappe jamais les paramécies. L’irradiation de l'eau donne naissance, comme nous l'avons vu, à de l’eau oxygénée, et c’est cette cau oxygénée qui s'avère toxique pour le matériel biologique. C'est donc seul le milieu nécessaire à la vie des paramécies qui est modifié, et les lipoïdes envisagées, ou leurs mélanges, ne semblent exercer qu’une action antitoxique ordinaire. Les processus d’ionisation qui sont à la base de l’activité biologique des rayons X, ne peuvent jouer ici aucun rôle et, à titre d’hypothèse de travail, dans ce cas particulier, ‘ on peut supposer que ces lipoïdes exercent des actions protectrices de surface prépondérantes.
En ce qui concerne l’action directe des rayons X, rien n'empêche de supposer qu'à côté du processus majeur d’ionisation responsable de la léthalité, il existe une action de paroi. Dans la suite, nous avons voulu mettre en évidence une action de surface au niveau de cette paroi, mais il faut