CONCLUSIONS
Les procédés analytiques n’étant pas assez sensibles pour nous assurer que des traces extrêmement faibles de soufre n’existent pas dans un milieu, je n’ai pas pu vérifier si l’absence de soufre empêche le développement de B. chlororaphis. Il semble que cet élément lui est nécessaire, mais que des quantités très faibles peuvent lui suffire. Il en est autrement en ce qui concerne le phosphore; il est nécessaire que le milieu en renferme une quantité pondérable pour que le Bacille puisse s’y développer.
GEssARD (1892) dans son mémoire sur la fonction fluorescigène montre que la production de la fluorescence est intimement liée à la présence de phosphates dans le milieu de culture et 1l n’attribue qu’un rôle secondaire à la nature de l’aliment azoté. Cette opinion ne paraît pas exacte en ce qui concerne B. chlororaphis et je crois pouvoir conclure, ainsi que Leprerre (1895)
l'a fait pour un bacille fluorescent, que la production de la fluorescence dépend de circonstances multiples. Elle est influencée par la nature de l’élément azoté, par celle de l'aliment carboné, par les proportions relatives des aliments azoté, carboné et minéraux entre eux. L'augmentation de phosphate au delà de la quantité nécessaire pour assurer le développement normal ne semble pas exercer sur cette fonction une influence notable. D'autre part, l'addition de traces d’éléments, tels que le fer, peut masquer la fluorescence par une action secondaire sans empêcher la production de matière fluorescente. Enfin les doses d'éléments nutritifs nécessaires à la cellule pour mamifester sa fonction fluorescigène sont variables avec les semences.