TROISIÈME PARTIE
De nombreuses observations ont déjà montré le pouvoir pathogène pour l’homme et les animaux de plusieurs bacilles fluorescents parmi lesquels je citerai B. pyocyaneus (GEssARD (1882), CHarrin (1891), B. de la diarrhée verte des enfants du premier âge, de LESsAGE (1888), B. fluorescent non liquéfiant, de LEPIERRE (1895), B. fluorescent liguéfiant de Ducamp et PLAN- CHON (1894), B. fluorescent de Rocna, LEPIERRE et FoNsEcA(1900), etc. D’autres auteurs ont constaté la présence de bacilles fluorescents dans les cavités naturelles de l’homme et des animaux.
Enfin, KôpuiK, Jirouet ÉTIENNE (1899) ont décrit chez l’homme certaines infections dues à des bactéries fluorescentes. Il est donc intéressant de vérifier si B. chlororaphis, qui n’a jusqu'ici provoqué aucune affection morbide nosologiquement classée, ne peut pas, sous certaines conditions, s'implanter dans des organismes vivants et y déterminer des troubles profonds ou même mortels.
Dans ce but, j'ai inoculé diverses cultures de B. chlororaphis à des Souris, Cobayes, Grenouilles, Poissons, Éerevisses, et ce sont les résultats de ces expérimentations que je vais résumer maintenant.
Les cultures de B. chlororaphis sont pathogènes pour la Souris, le Cobaye, la Grenouille, divers Poissons et l’Écrevisse.
La Souris et, plus particulièrement, les Poissons, paraissent être les animaux les plus favorables à l’expérimentation.
L'infection par ingestion a toujours donné des résultats négatifs avec la Souris et le Cobaye, tandis que l’inoculation mtrapéritonéale ou sous-eutanée déterminent la mort plus ou moms rapide de l'animal inoculé, lorsqu'on opère avec des cultures convenablement choisies. En effet, nous verrons que la virulence de B. chlororaphis varie avec les échantillons considérés.
Étant donnés les animaux expérimentés, je classerai les tentatives d'infection en deux catégories :
{9 Inoculation d'animaux à température constante (Souris, Cobaye).
20 Inoculation d'animaux à température variable (Batraciens, Poissons, Arthropodes).