PRE D ER
jours et une clavicule nouvelle s'étant formée dans la plupart des cas, les mouvements du membre supérieur furent entièrement conservés. Rappelons simplement les cas cités par Kahn dans sa thèse et dont nous avons déjà parlé plus haut.
Là encore, l’extirpation de la clavicule est une bonne opération qui réussit très bien chez les jeunes surtout, et les observations sont nombreuses, mais nous n'en avons pas trouvé donnant des détails bien précis sur les suites de l'opération ; nous en publierons ün cas récent un peu plus loin.
Nous arrivons maintenant à notre second grand groupe d'opérations. Nous y étudierons surtout des interventions pratiquées chez les adultes, celles où l'os fut enlevé dans toutes ses parties et où néanmoins les malades conservèrent des mouvements très aisés.
Les résections de la clavicule ont été pratiquées dans plusieurs cas de fractures. C'est surtout pour des fractures comminutives par armes à feu, où les nombreux fragments sont impossibles à maintenir, ulcèrent les parties molles, peuvent déchirer les vaisseaux si importants de cette région. On a d’abord pratiqué dans ce cas le traitement sanglant des sutures et on a pu obtenir ainsi de bons résultats. Mais les sutures ont aussi leurs inconvénients. « L’ostéosynthèse, dit Lambotte (1) est assez difficile ; la suture classique au fil d'argent est détestable, le place-
(1) Lambotte. Tr. des fractures, 1915.
ment du fil est malaisé, la fixation dérisoire, la plaque de prothèse est mal tolérée à cause de la saillie de l'os ce qui amène facilement de la nécrose de la peau. Le cerclage simple n’est le plus souvent pas applicable. L’élimination des matériaux de suture est toujours à redouter. » Lambotte préconise alors le vissage longitudinal mais ce procédé peut avoir aussi l'inconvénient de l'élimination de la vis mal tolérée, à moins qu'on n’aille le rechercher au bout d'un certain temps. Le plus simple est souvent de supprimer tous ces fragments. Cette intervention n’est pas toujours suivie de succès et une statistique ancienne (1) donne une proportion élevée de décès 50 o/o envil'on. ;
Mais nous n'avons pas besoin de rappeler la gravité de ce genre de fractures et si cette opération peut supprimer bien des dangers, elle ne peut arrêter l'infection toujours à redouter. Elle n’en reste pas moins un bon procédé.
Les résections de la clavicule ont encore été tentées et avec de grands succès cette fois pour diverses luxations, particulièrement dans la variété acromioclaviculaire la forme la plus fréquente. On connaît les difficultés de la réduction et surtout de la contention de l'os dans ces luxations.
Les surfaces articulaires sont si étroites, si petites, si glissantes que le moindre mouvement du malade suffit pour les déplacer à nouveau. « L’obliquité
(1) Thèse Flamert p. 150.