‹ Contribution à l'étude de l'ablation de la claviculeChapitre 9 sur 16 · A0) ÉD · texte numérisé non relu

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zones épiphysaires sont nettement séparées comme toujours à cet âge.

En somme, nous nous trouvons en présence d’un sujet jeune, qui est en train de refaire une clavicule grâce à son périoste et surtout à la moelle sous- périostée qui a pu être conservée en même temps. Cette réfection semble bien se faire sur le même plan que la première construction et suivant les mêmes procédés.

« La régénération, dit OLLIER, n’est, en quelque sorte, qu’une continuation de l’accroissement physiologique. »

Les quelques irrégularités de l’os nouveau peuvent d’ailleurs s'expliquer par l'état pathologique antérieur ou l’opération elle-même. La largeur de l’ossification nouvelle paraît due, dit Ollier, aux tiralllements des bords de la gaine périostique par les muscles qui s’y attachent. L'action musculaire étale transversalement et dédouble, en quelque sorte, les feuillets périostiques du sternum après la résection sous-périostée de la lame verticale de cet os chez le poulet. Le même fait a pu se produire chez l’homme après l’incision de la gaine claviculaire, Dans un cas de nécrose de la clavicule, nous avons vu l’os nouveau étalé sur une large surface (4 à 5 centimètres) et embrassant très incomplètement le séquestre qui fut enlevé sans difficulté. Le trapèze en haut, le grand pectoral et le deltoïde en bas, semblaient avoir tiraillé et comme déplié la gaine périostique avant son ossification. »

Les tumeurs de la clavicule encore assez fréquentes et représentées surtout par des sarcomes font

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aussi partie de ces nombreux cas où l'intervention chirurgicale s'impose. On est souvent amené, par suite des lésions à enlever la plus grande partie de l'os ; nous reparlerons de ces cas dans notre seconde catégorie d'indications. Lorsque l’on peut conserver le périoste, le résultat est excellent à condition que les récidives ne se produisent pas. Nous rappelons à ce propos le cas de Flament déjà cité où furent enlevés les deux tiers externes de la clavicule chez un enfant de dix ans. Le malade guérit et conserva tous ses mouvements, mais il y eut malheureusement récidive. :

Les nombreux cas rapportés sont assez difficiles à interpréter vu le manque de précision quant au diagnostic de la variété de tumeur et au résultat opératoire pour léquel on mentionne simplement mort ou guérison.

Dans la statistique de Norkus (1) qui porte sur 73 cas, 32 sont des résections pour tumeurs malignes. Pour 10 seulement de ces cas on a des renseignements précis sur l’état fonctionnel du membre après l'opération ; les troubles fonctionnels ont été pour ainsi dire nuls et n'ont pas empêché l’opéré de reprendre ses occupations ; dans un cas seulement, l'élévation de la main sur la tête était impossible.

Les autres 31 cas de cette statistique portent sur des sujets atteints de carie ou nécrose, bacillaire, sans doute. Le périoste fut conservé presque tou-

(1) Beitrag zur Klin. Chirur. XI 3 1898.

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