‹ Contribution à l'Étude de l'Absence Congénitale du RadiusChapitre 12 sur 14 · D A AT Ë · texte numérisé non relu

D A AT Ë

puisse saisir le mécanisme intime, l'influence des

Due ne Der

n de là malformation peut di, regardé

mr

toxiques chimiques (alcools) et des poisons micro-

biens sur la production des malformations semble être très probable. À l’appui de cette hypothèse, nous citerons les expériences de Guyer et Smith, qui ont réussi à produire, à l’aide de cytolysine injectée à une lapine gestante, des cataractes congé-

nitales à sa portée.

Influence des agents physiques. — Certains auteurs ont pensé que les variations de température, que la fièvre surtout, pouvaient jouer un rôle dans la génèse des malformations. Nous ne pensons pas qu'il faille incriminer ces troubles, d’ailleurs très

complexes, auxquels a été soumis l'organisme ma-

ie | ne rappelait, par sa à forme, celui des mietocéphales ;

sal avait un peu de rigidité des membres inférieurs. La

radiographie montrait, de autre part, existence |

gel

épaissi issement périosté sur là plupart HS os longs.

Ilsemble que les rayons X peuvent, par leur action

sur les cellules, produire des troubles sur l’ébauche PE 1 primitive et sur le fœtus.

| Dernièrement, une nouvelle théorie due aux expé- | riences du Professeur Weber (Genève), a vu le jour. 51 Pour le Professeur Weber, un œuf fécondé est toxi- ; L ji que pour l’organisme maternel. Celui-crse défend par | des anticorps qui détruisent cet œuf ou en bouleverî sent seulement son développement normal, si leur influence se fait sentir trop peu de temps. “ La muqueuse de la matrice, et plus tard, le placenta joueraient le rôle d’isolant entre l’œuf fécondé et le milieu humoral de la mère.

Si, pour une raison quelconque, cette protection

artie,

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es que nous avons (

malformations, telles

|PIAGNOSTIO

à A ec ee LE SAP US ; ;

Le diagnostie de l’absence congénitale du radius

s'impose presque toujours, par la seule nee dans le cas où il y a une absence totale de l'os, et lorsque l’axe de la main fait un angle bien marqué

avec l’axe de l’avant-bras.

Lorsqu’ ils agit d’un cas fruste, où il ne manque que l'apophyse radiale, la radiographie sera parfois nécessaire pour faire le diagnostic avec une ancienne fracture du radius. 1 FL \ Se

Il faudra se rappeler qu’il peut exister des lésions | spécifiques, qui, donnant lieu à un raccourcissement du radius, peuvent simuler une absence congénitale

partielle de cet os. Un cas en a été signalé par Stamm.

Pronostic. — Cette malformation atteint souvent des sujets débiles qui meurent d’affection intercurrente.

Le pronostic fonctionnel est, en général, relativement bon. Comme nous l’avons déjà signalé dans l'étude anatomique, il se fait une adaptation physiologique, qui permet au membre d'exécuter la plupart des mouvements avec une certaine adresse.

Il est extrêmement amélioré par les différents

traitements, orthopédiques et chirurgicaux.

Nicolas 3

nil y a à distinguer plusieurs sortes de traitements

pour une même variété de difformités.

En règle générale, l'intervention non sanglante

doit précéder l'intervention sanglante. On n'obtient, par les procédés orthopédiques avec appareils plastiques, qu’une correction momentanée et l’on est obligé, si la difformité est assez accentuée, d’avoir recours, à un moment ou à un autre, à une intervention chirurgicale.

Dans tous les cas, celle-ci devra être suivie d’application d'appareils prothéiques adaptés au genre de la lésion que présente le malade. On cherchera à obtenir du membre, sa plus grande valeur fonctionnelle.

L'absence congénitale du radius est la variété de malformations qui a donné le jour au plus grand nombre de procédés chirurgicaux.

A quel moment faut-il intervenir ?

Redard conseille de le faire le plus tôt possible. Le Professeur Froelich conseille d’attendre que l’enfant ait au moins un an.

L'opération la plus simple est la ténotomie des

muscles contractés. Mais cette intervention est impra-

ticable dans “beaucoup des cas, car les muscles | Ai mal développés et l'incurvation du cubitus ae . < A Te résultat. RU :

L’arthrodèse a dibac es DEN dont le ‘but est d’ obte-

nir une fixation du poignet en bonne position, n est

CPP, PE QT"

également possible que dans un petit nombre de cas.

Dans une observation de Steindler, le procédé mis en œuvre fut l’ostéotomie du cubitus et comme le pouce était absent, un greffon fut pris à la septième

côte, et recouvert de peau par la méthode italienne.

Méthode de Romano. — Clémence Romano laisse l'articulation intacte, afin de conserver au membre toute sa mobilité. Il fait une incision de quatre centimètres sur le bord interne du cubitus, incise le périoste et le détache de tous côtés en prenant soin de ne léser ni tendon, ni vaisseaux.

Il excise un coin osseux du cubitus, ce coin ayant sa base du côté interne de cet os. Il faut, pour obtenir la correction que l’angle de ce coin osseux soit obtus. Une partie du scaphoïde est ensuite supprimée. Puis il fait l’ostéoraphie des fragments du cubitus et suture l’os du carpe au cubitus par un fil métallique.

L'opération terminée, il applique un appareil plâtré.

Jusqu'à ces dernières années, ce fut le procédé le plus recommandé. Il donna, entre les mains de son

auteur, de bons résultats.

A R Sayre. — Sayre a fait une ostéotomie

du cubitus, et redresse la «déviation par adhésif

plastique. Plusieurs mois après, il fait un évidement

au niveau du grand os et de l’os crochu. Dans la

brèche ainsi faite, il insère l'extrémité inférieure du

cubitus aminci par l’ablation de l'apophyse styloïde.

Méthode de Roswell-Park. —Elle consiste à enlever d’abord deux os de la première rangée du carpe et à fixer ensuite le cubitus aminci au milieu d’eux, à

l’aide de tendons de kanguroo.

Méthode de Froelich. — Primitivement, le Professeur Froelich sectionnait le cubitus à quatre centimètres au-dessus de son apophyse styloïde; puis amenant l'extrémité proximale de cet os sur le bord externe du carpe, il constituait ainsi une sorte de fourche qui maintenait la main dans le prolongement de l’avantbras.

La main et l’avant-bras étaient placés dans un appareil plâtré jusqu’à ce que la soudure osseuse de la bifurcation de la fourche soit obtenue.

Ce procédé détermine un raccourcissement de l’avant-bras; aussi, en utilisant la propriété que possède le périoste de régénérer l'os, Froelich le modifia-t-il en procédant de la façon suivante.

Après avoir fait une incision de 5 centimètres sur

le bord interne du cubitus, il décortique le cubitus

; de sa gaine périostée sur ‘une longueur de 4 centi-

mètres en ménageant. ‘les vaisseaux et les nerfs envi- ronnants et le sectionne à son extrémité inférieure,

à un centimètre au-dessous de la base de son apophyse à

styloïde.

Fe

Celle-ci est laissée en place, ainsi que sa gaîne

périostée, tandis que la partie de l'os dépourvue de son périoste est amenée sur le côté externe de la main s'appuyant contre le trapézoïde ou le deuxième métacarpien, auquel il est solidement fixé par un fil d’argent.

L’avant-bras est maintenu en rectitude avec la main à l’aide d’un morceau de carton rectangulaire recouvert de leucoplaste.

Lorsque le périoste, laissé en place du côté interne aura régénéré l’os, la main sera solidement maintenue dans le prolongement de l’avant-bras par une sorte de fourche à deux branches.

L’articulation cubito-carpienne étant intacte, et une néarthrose se produisant plus tard avec la partie distale du cubitus, au niveau du trapézoïde ou du deuxième métacarpien, les mouvements du poignet seront possibles.

Deux fois le Professeur Froelich a pratiqué cette intervention sur des enfants de treize et dix-huit mois : les résultats fonctionnels et esthétiques ont été plei-

nement satisfaisants.

Méthode de Bardenheuer et. Mac Curdy. — Elle consiste | à souder le carpe au cubitus de façon à

maintenir la main dans l'axe de l'avant-bras.

En 1894, Bardenheuer sectionne l'extrémité inférieure du cubitus, de manière à former une branche radiale et une branche cubitale ; il inclut un os du carpe au milieu et fixe le tout à l’aide de fiches d’ivoire.

Le danger de cette intervention réside dans l’impossibilité de régler la longueur de la section du cubitus qui peut ainsi se fendre d’un bout à l’autre.

Mac Curdy perfectionna l’opération de Bardenheuer en avivant le cubitus, en un point où l’extrémité Lbre du fragment supérieur pouvait être rapprochée du semi-lunaire, en curetant ce dernier os et en le fixant au cubitus avec de la soie.

Ensuite, il fit la ténotomie des tendons du côté

radial et appliqua un appareil plâtré.

Méthode d’'Albee. — Albee prit un greffon tibial, l’implanta au milieu du cubitus et inséra son extrémité inférieure dans des orifices préparés dans le

carpe, formant ainsi l’arc-boutant cubito-carpien.

Méthode d’'Edward Ryerson. — On prend une greffe de la surface postérieure du cubitus et on la place à l'endroit où devrait se trouver le radius; profondément et près des extenseurs de la maïn, on suture les muscles et les aponévroses par-dessus le nouveau

radius ainsi créé.

ou prélevant. la greffe, on. aura soin: de conserver

la couche périostée" ainsi que la portion distale du a

cartilage épiphysaire afin .d’ éviter dans la. mesure du possible. la résorption. du nouveau radius. ee EE : ie

ere

| Méthode d'Antonelit ji Xhtonell estimant qu'il faut à tout prix éviter l’ankylose du poignet, propose

Le deux méthodes de traitement :

19 section longitudinale du cubitus dans son entier, ’ de manière à produire un nouveau radius qui est mis en place en l’interposant dans les tissus voisins. Le tiers moyen du cubitus est alors sectionné, et l'extrémité du nouveau radius est attachée au cubitus

par des fils métalliques ;

29 fente longitudinale comme précédemment :

fixation de la nouvelle articulation radio-carpienne déjà décrite et allongement plastique des tendons

par des sections en Z.

Thérapeutique générale

Les petits malades atteints de cette malformation sont en général des diminués physiques.

Il sera donc bon de faire précéder et suivre les , interventions orthopédiques ou chirurgicales d’un traitement adéquat : bonne alimentation, air marin,

hygiène absolue, fer, arsenic, phosphates.

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