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mettre qu'avec le ballon offrant partout une surface mousse et légèrement dépressible, le danger de cette rupture est diminué d’autant, et que, de plus, s’il survient une hémorragie placentaire, le gonflement complet du ballon suffit le plus souvent à arrêter l'écoulement sanguin. Mais à côté de ces nombreux avantages, il existe aussi des inconvénients sérieux, moins fréquents du reste avec les petits ballons, nous voulons parler de la rétraction de l’anneau de Bandi, des procidences et des présentations défectueuses.
- RESULTATS POUR LA MERE - de Paccouchement prématuré provoqué.
Le plus grand nombre des auteurs sont unanimes à re:
. connaître que l'accouchement prématuré artificiel est le plus
souvent simple 'et d’un excellent ‘pronostic ‘pour la mère. Nous sommés heureusement loin des résultats que donnait Krause de ses observations personnelles et où il notait une mortalité maternelle de 6 à 8 %. Aujourd’hui les données sur cette question sont des plus rassurantes, puisque Sarwey, dans un travail où il résume 50 statistiques parues de 1890 à 1904 avec 2.200 cas, donne une mortalité de 1,4 9%. Le professeur Pinard, sur 100 cas observés, ne signale aucun décès et Tarniér donna en 1893 à la Société obstétrical de France une statistique aussi favorable. FE
De plus, si la méthode peut être quelque fois fatale pour la mère, ce n’est pas toujours ‘à l’accouchement lui-même qu’il faut attribuer un résultat malheureux. Les manœuvres quelque fois compliquées que nécessite l'extraction de l’enfant, l’anesthésie chloroformique elle-même, quand elle devient obligatoire, les hémorragies utérines, entrent pour une large part dans la liste des cas défavorables.
Dans les observations que nous avons publiées, nous trouvons le plus souvent des suites de couches parfaitement
- normales : de ci, de là, nous notons bien quelques petites
élévations de température dues le plus souvent à une lymphangite du sein, à une inflammation légère des sutures quand une déchirure a nécessité une périnéorraphie, ou enfin à quelques eschares déterminées par une compression trop prolongée des parois vaginales par la tête de l'enfant : mais cette élévation de température n’est que transitoire et cède
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le plus souvent à un traitement approprié. Cependant, malgré toutes les précautions prises il arrive quelquefois qu’une faute opératoire, ou toute autre cause, passée inaperçue, devienne le point de départ d’une infection heureusement le plus souvent légère, mais qui peut cependant aussi Comporter un pronostic sérieux.
L'observation XVI en est un exexmple : l'accouchement s’est passé normalement, la délivrance a été naturelle et complète, et, malgré tout, le huitième jour, la température de la femme qui, jusque là, avait été normale, monte subitement a 40,5. La malade accuse une courbature générale intense, des frissons, de la céphalalgie, la langue est légèrement sa-
burale : on pratique immédiatement une injection intra-utérine de solution iodo-iodurée, la température tombe à 37,7 et reste alors oscillante : les symptômes se sont améliorés quand, quelques jours après, nouvelle ascension de 40,5 : nouvelle injection intra-utérine et la fièvre tombe pour cesser complètement.
L'observation xviIr n’est que la répétition de la précédente : ici, outre les injections, on pratique un curretage et tout rentre dans l’ordre.
Telles sont les deux seules alertes que nous ayions à signaler dans les cas relatés. Comme on le voit, elles sont re fativement bénignes. Mais ces deux cas confirment une fois de plus qu’il est surtout un point sur lequel on doit insister d’une façon toute spéciale parce que c’est de lui que doit dépendre pour la femme les suites de l’accouchement : c’est une asepsie parfaite, rigoureuse : à cette condition seulement l'accouchement prématuré artificiel devient pour la mère d’une innocuité presque absolue.