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exceptionnels qui se sont produits à la suite d’une évacuation rapide et méthodique de lutèrus,
Occupons-nous maintenant des circonstances les plus fréquentes dans lesquelles l’accoucheur peut être appelé à pratiquer l’accouchement rapide. Si la femme n’a pas succombé, un autre problème vient s'ajouter au précédent, l'intérêt de l'enfant n’est plus seul en jeu; mais un intérêt d’une importance bien plus considérable, celui de la mére, vient dominer la scène. Nouss parlions tout à l’heure des cas dans lesquels la femme est agonisante, mais comme l’a fait dèjà autrefois remarqué judicieusement Thèvenot, où commence l’agonie? Entre la mort et la santé, il peut exister une chaine ininterrompue ; et les observations auxquelles nous faisions allusion tout à l'heure, dans lesquelles on a vu des femmes agonisantes revenir à elles à la suite de l'intervention, doivent nous inviter à une grande circonspection.
Nous aurons donc, dans l’accouchement méthodiquement rapide, à considérer deux classes d'indications bien nettes :
D'une part l'intérêt de la inère.
D'autre part l’intérél de l'enfant.
Occupons-nous d’abord des idicalions malernelles.
Du côté de la mére, dit Demelin, nous devrons intervenir toutes les fois que « des accidents graves peuvent être enrayés par l’évacualion de l'utérus ». Quels peuvent être ces accidents ?
Varnier, dans son article sur l'accouchement forcé, les range sous trois chefs :
1° Les hémorrhagies massives par dècollement prèma-
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=) er turé du placenta, normalement ou vicieusement inséré :
2 L’éclampsie ; |
3° L’asphyæie quelle que soit sa cause (urémie, accidents gravido-cardiaques, etc.).
Pour ce qui concerne l’hémorrhagie grave, nous avons passè en revue à notre historique tous les différents moyens, tampons, injections chaudes, rupture des membranes, accouchement forcè, qui ont êté préconisès par les différents affteurs, et nous croyons que chacun de ces moyens peuvent avoir leurs indications spéciales. Tout dépend du reste de l’état dans lequel se trouve la femme au moment où l’accoucheur est appelé. Si elle est en travail il peut y avoir intérêt à terminer rapidement l'accouchement, et dans ce cas, croyons-nous, c’est au ballon de Champetier que nous devrons donner la préference, car outre son action dilatatrice et excitatrice sur le col, il jouera en outre le rôle de tampon et pourra arrêter l’hémorrhagie.
Dans le cas où la femme n’est pas en travail, le col n'étant ni dilaté, ni effacé, devrons-nous encore dans ce cas provoquer lPaccouchement? Nous ne le croyons pas. Dans ces circonstances le mieux sera de recourir à un des procédès indiqués ci-dessus, tamponnement, rupture des membranes, et tout en soutenant, bien entendu, l’état général de la femme par des toniques, des injections de sérum, etc., quitte à hâter l'accouchement lorsque le travail se sera déclaré spontanément.
En ce qui concerne l’éclampsie, nous aurons toujours, comme dans les cas précédents, deux cas à distinguer ou
bien la femme est en travail ou bien elle ne l’est pas.