‹ Contribution à l'Étude de l'Acétonurie PhysiologiqueChapitre 28 sur 38 · PAS · texte numérisé non relu

PAS

de carbone, donnent de l’acide phénylacétique (excrété par conjugaison avec le glycocolle sous forme d'acide phénacéturique), tandis que si la chaîne est impaire, l’oxydation donne de l’acide benzoïque (excrété sous forme d’acide hippurique par conjugaison glycocollique). KNoop en a conclu que l’oxydation coupe la chaîne entre le carbone « et le carbone 8, passant de l’acide en C;, à celui en C4 et ainsi de suite, jusqu’à ce que l’on « bute » sur le noyau, de telle sorte qu’une nouvelle coupure de 2 carbone soit impossible. Cette vue de Knoop est confirmée, entre autres, par des expériences d’'EÉMBDEN sur la perfusion du foie, et par celles de DAxIN sur l’oxydation des acides gras par l’eau oxygénée, qui, elle aussi, oxyde en £.

On conçoit aussi comment un acide gras naturel, c’est-à-dire pair, va donner naissance par suite de son oxydation progressive à de l’acide butyrique, les maillons à deux carbones détachés chaque fois étant brûlés au fur et à mesure.

Reste à expliquer, maintenant, pourquoi chez l’individu sain l’oxydation de l’acide butyrique se poursuit jusqu'aux termes CO, et HO, et pourquoi chez le diabétique grave il y a, au contraire, accumulation des produits oxydés de même condensation en carbone que l’acide butyrique, à savoir l’acide acétylacétique et l'acide B-hydroxybutyrique (la formation de l’acétone à partir de l’acide acétylacétique n’étant qu’une réaction secondaire de décarboxylation sans rapport avec le phénomène d’oxy-

dation).

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Mais, avant de répondre à cette question, il nous faut reconnaître que si la théorie de KNoop tient toujours, elle n’en a pas moins été fortement discutée dans ces dernières années. De divers côtés, des expérimentateurs sont venus jeter le doute sur l'exclusivité de l'oxydation en B. Ce sont ces vues nouvelles que nous allons exposer maintenant avec un peu plus de détails, parce qu’elles ne sont pas encore devenues classiques. Elles sont de nature à modifier notre conception de la cétogenèse.

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