CH;,-CO- CH, - COOH
Tel est le schéma de l’oxydation alternée multiple.
L'OXYDATION EN « (VerkanE)
Dire qu’un acide gras s’oxyde en «, c’est dire qu’il s’oxyde sur son carbone extrême, celui du méthyle.
Les preuves expérimentales de l’existence d’une w-oxydation des acides gras dans l’organisme ont été apportées par VERKADE [23]. C’est en administrant une graisse artificielle, la triundécyline, dont Pacide est impair (ce choix a été dicté par la faci-
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lité d'obtention de l’acide undécanoïque) que VER- KADE constata l’excrétion d’acide undécanedioïque. Seule une oxydation en « conforme au schéma :
CH; - (CH), - COOH Ÿ— HOOC - (CIEL), - COOH pouvait expliquer cette « diacidurie ».
VERKADE a étudié dans les mêmes conditions les graisses formées avec les homologues supérieurs et inférieurs de l’acide undécanoïque. Fait remarquable. ce sont les termes en C:, (tricaprine) et en C. (triundécyline) qui ont la plus forte action diacidogène. Le hasard avait fait tomber VERKADE sur un des termes intéressants.
FLASCHENTRAGER et BERNHARD [24] ont étendu ces recherches, et ont montré que l’acide décanedicarboxylique issu du décanoïque subissait à son tour une oxydation en B par les deux bouts conduisant à l’acide adipique, que l’on trouve dans l'urine en même temps que du diacétyle. La production de ce dernier corps ne peut s'expliquer que par une BB’-oxydation accompagnée de décarboxylation de l'acide adipique.
B B HOOC - CH, - CH, - CH, - CH, - COOH re [HOO!C - CH, - CO- CO- CH,-|COOH
CH;-CO- CO- CH;- En somme, le résultat obtenu par KNoop dans l’'ingestion des acides «w-phényl substitués, c’est-à-
Pr RER
dire la B-oxydation unilatérale, était la conséquence du blocage du méthyle terminal, rendant l’o-oxydation impossible. Knoop avait, d’ailleurs, fait les réserves voulues, lorsqu'il publia ses résultats obtenus avec ses acides artificiels.
LA DÉSATURATION (LearHes)
On a coutume, depuis LEATHES [25], d’assigner aux acides gras non saturés du type oléique, un rôle d’intermédiaire dans la dégradation des acides gras. Comme ils sont toujours présents dans les phospholipides, on répète que ces derniers sont des machines à brûler les graisses, la double liaison créant un point faible où la chaîne carbonée doit se couper. On conçoit immédiatement, et c’est ce qui nous intéresse ici, une possibilité de cétogenèse doublée pour chaque double liaison créée.
Mais les acides naturels désaturés ne semblent pas jouer un tel rôle. Si l’on fait ingérer à des souris de l’acide oléique contenant du deutérium, l'acide au lieu d’être coupé est hydrogéné, transformé en stéarique (RITTENBERG & SCHŒNHEIMER [26]). On conçoit mal l’économie de ce processus synthétique si l’acide oléique était un terme de dégradation. En fait, il semble bien que les acides gras naturels désaturés, constituants des phospholipides, n’ont pas une signification d’intermédiaires métaboliques. La désaturation qui engendre l’acide oléique n’est pas la première étape d’une oxydation par déshydrogénation. Cela n’exclut pas le rôle de la désaturation dans la dégradation des acides gras,
TD
mais celle-ci se fait entre le carbone « et le carbone B, comme l’admettent tous les auteurs qui ont étudié le mécanisme intime de la B-oxydation, et non en milieu de chaîne, comme le nécessiterait la formation d’acide oléique par exemple.
Nous n’avons pas insisté sur le mécanisme de la B-oxydation et les déhydrases qui le permettent, car le détail intime des processus est en dehors des limites du sujet qui nous occupe ici.
LA CÉTOLYSE
Les diverses conceptions de la dégradation des
acides gras diffèrent entre elles par les mécanismes,
mais toutes les voies qu’elles tracent nous ont mené au stade en C.;. Seules diffèrent les proportions de corps en C.; produites, la vieille B-oxydation en engendrant le minimum ; l'oxydation alternée, le maximum. Au point de vue du résultat qualitatif, elles se valent.
Reste maintenant à expliquer ce qui se passe lorsque l’on a atteint le stade en C;. Cette question est certainement l’une des plus complexes de la chimie biologique dynamique : deux métabolismes celui des lipides et celui des glucides, venant s’intriquer à ce niveau. Nous allons essayer d'exposer les vues actuelles sur ce problème, qui est proprement celui de la cétogenèse et de la cétolyse.
Alors que les termes intermédiaires oxydés en 8 disparaissent par le jeu d’un système diastasique approprié tant que la condensation en carbone est
Las ps
supérieure à C4, il faut, lorsque l’on est arrivé à l'acide acétylacétique, l'intervention d’une copule glucidique, ou dérivé des glucides. Les ouvrages classiques ont coutume de passer sous silence cette différence de comportement des produits oxydés en B, suivant la longueur de la chaîne. D’ailleurs, une des raisons qu'a invoquée QUuaAsTEL lorsqu'il a proposé son oxydation alternée, c’est précisément que l’on ne saisit jamais de termes intermédiaires avant ceux en C;. Quoi qu’il en soit, la présence d'acide acétylacétique dans l’urine du diabétique grave ou du jeûneur oblige à considérer la série de réactions :