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CO? libre avec un précipité de phosphates bicalciques et magnésien. M. Le Barbier n admet pas l'existence des POeeS -phosphates.
Telle est la nomenclature des acides minéraux de l'urine. Plus importante est celle des acides une que nous allons maintenant passer en revue.
Parmi les acides organiques, les plus importants sont l'acide urique et l'acide hippurique. Que de différence au point de vue chimique entre ces deux corps. L'un dérive de l'acide tartrique et l'autre est l’amide benzoïque du glycocolle; le premier est le résultat de l'alimentation carnée, le second, au contraire, est le déchet du régime végétal.
Les expériences de Horbaczewski (1) ont montré que l’alimentation carnée ou végétale n'avait pas l'influence que l'on croyait sur les variations quantitatives de l'acide urique et que de ce fait la destruction plus ou moins complète des substances protéiques ne jouait pas un rôle considérable dans son augmentation ou sa diminution.
Il est donc probable que c’est la nucléine et principalement les globules blancs, peut-être même la spermine comme le prétend Poehl (2) qui sont le point de départ de l'acide urique excrété.
D'une façon générale, on admet que l'acide urique joue un rôle infime dans l'expression de l'acidité urinaire
L'acide hippurique CEH5-CO-AZH -CEP-COOH s’élimine dans la proportion de 0 gr. 65 par vingt-quatre heures. Sa production est augmentée par une alimentation végétale et il peut même disparaitre presque complètement sous l'influence d’une nourriture animale. C'est principalement sous forme d’hippurate de soude ou de chaux qu'on le trouve dans les urines. Les asperges en augmentent la quantité et M. Garnier a constaté que le radical CSH5-C, c'est-à-dire Les produits de la série aromatique ont une heureuse influence sur sa production. D'après Lawson, les habi-
(1) Sahr. f. Urierch, XXI, p. 1179, 1891 et :d., XXII, p. 38, 1892. (2) Poehl, Zeilsch. f, Klin. med., XX VI, n. 1 et 2, 1894.