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- réaction de l'urine de vingt-quatre heures est acide, mais que celle qui est émise après chaque repas est alcaline ou neutre.
D'après Robert, ce fait provient de ce que l'alimentation amène une grande quantité d'alcali. Bence Jones pense au contraire que l'estomac, nl besoin d'acides pour la digestion, le sang qui lui en fournit n’en donne plus assez à l’urine.
D'après Reoch, au contraire, l'alimentalion augmente la quantité d'acide d'une façon absolue: Comme Bence Jones, l'acidité du matin est plus grande, mais ce fait est dû à la concentration du liquide et à la longue durée de la sécrétion.
Fustier trouve l'urine plus acide après les repas, de même Vogel qui constate que l'acidité urinaire est minima avant les repas et maxima après et pendant la nuit.
M. Denigès soutient dans sa thèse que l'acidité absolue de l'urine est maximum deux heures après chaque repas et diminue ensuite jusqu'à un minimum assez invariable qui paraît correspoudre à la période d'autophagie.
L'opinion de Bence Jones est confirmée par Georges. L'acidité, après chaque repas, serait loujours diminuée et cela quelle que soit la nature des aliments ingérés.
Russo Giliberti et Alessi sont arrivés aux conclusions suivantes :
1° L'urine d'un homme sain est toujours acide à toute heure du jour.
2° Quoique l'acidité absolue de l'urine de vingt-quatre heures puisse varier d’un individu à l’autre, l'acidité relative présente peu de différence.
3° L’acidité de l'urine a son maximum pendant la première heure de la digestion.
4 C'est à l'acide chlorhydrique du suc gastrique qu’est due l'acidité urinaire.
5° C'est parce qu'on introduit dans l'estomac de l'acide chlorhydrique que l'acidité de l'urine est augmentée pendant la première heure de la digestion.
La réaction de l'urine est influencée par l'alimentation et la:
nature des aliments a son importance.
En 1879, Th. Georges constatait qu'après chaque repas, quels que soient les aliments, l'acidité urinaire diminuait. L'ingestion d'acide chlorhydrique étendu augmentait l'acidité normale de l'urine. Les carbonates alcalins, au contraire, rendait l'urine alcaline. Cette réaction alcaline serait due, d’après l’auteur, à la présence dans l'urine de phosphates de potasse et de soude de phosphate bibasique de soude, de carbonates alcalins, principalement de bicarbonate de soude. Dans cette urine à réaction alcaline, il n’y a pas de trouble après l'émission, c’est seule-
ment au bout de vingt-quatre heures qu'il y a formation d’un
sédiment et d'un dépôt de phosphate acide de chaux et de phosphate ammoniaco-magnésien que les acides dilués dissolvent.
Sous l'influence de l'alcool, dit Fustier, l’acidité urinaire augmente du double. Il en est de même sous l’action du lait, ce qui serait dû à la grande quantité de phosphate de soude qu'il contient.
Strasser et Kuthy ont étudié sur eux-mêmes l'influence des
bains chauds ou froids. Il ont obtenu les résultats suivants :
Sous l'influence de l'eau froide, il y a augmentation de l’alcalinilé du sang et diminution de l'acidité urinaire. L’acidité du sang et de l'urine est augmentée au contraire par l’eau chaude.
Cette opinion n’est pas admise par Fustier-et Th. Georges.
Il est admis par presque tous les auteurs que la réaction de l'urine est modifiée par les exercices musculaires, les marches et la fatigue.
L'acidité de l'urine augmente après une marche, comme l’a constaté Fustier et cela surtout le lendemain, ce qui pourrait s'expliquer par la sudation qui a lieu le jour même.
Colosanti et Moscatelli ont recherché l'acide paralactique dans l'urine après de très grands exercices musculaires; il résulterait de leurs conclusions que cet acide, formé par les muscles, passerait dans la circulation.
‘La plus grande acidité de l'urine, après la fatigue musculaire, serait due au contraire, d'après Russo Giliberti et Alessi, à une plus grande production d'acide urique:
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Laval pense que l'excrétion urique n’est pas soumise à l'influence du travail, puisqu'il peut y avoir varialion, mais pas une augmentation constante, sous cetle influence. A
Après avoir recherché s'il existait des rapports entre l'acidité stomacale et l'acidité urinaire, Treheux en arrive aux conclusions suivantes : ë
L'acidité est modifiée par la digestion. Elle diminue pendant les quatre à cinq heures qui suivent un repas ordinaire et remonte ensuite, mais jamais elle n’a été au-dessous de l'alcalinité.
Les aliments ingérés, non seulement pendant le repas, mais aussi le jour précédent, ont une influence sur cette acidité. Le lait aurait une tendance à augmenter la quantité d'acide éliminée. Les hyperchlorhydriques ont une acidité plus grande.
Marcel Labbé, Tison et Cavaroz, dans une communication à la Société de biologie, constatent que l'acidité urinaire varie aux différentes heures du jour, chez un sujet sain alimenté ordinairement. Dans le courant de la même journée, le coefficient peut varier de 1,5 à 8. D'un jour à l’autre, les maxima et minima varient. Tantôt il est de 8, tandis qu'une autre fois il est de 3,1 seulement. Quelquefois, il tombe à 1,1 et un autre Jour, il ne descend pas au-dessous de 3,6. Les maxima et les minima n'apparaissent pas loujours à la même heure. Il n’y a pas de courbe typique. Dans certains cas, on obtient deux maxima, l’un au début de la journée, l’autre à la fin. Une autre fois, le maximum unique se place vers le milieu ou vers la fin de la journée. Certain jour, le premier maximum a lieu après le repas de midi, un autre jour, il le précède. C'est après le repas du soir qu'on voit ordinairement le second maximum. Il existerait done une.très grande irrégularité de l'acidité urinaire, avec cependant une augmentation après les repas.
Quand on soumet un individu à un régime fixe, on obtient des courbes comparables entre elles avec deux maxima, l’un après le déjeuner, l’autre après le diner, à deux heures et à buit heures, et deux minima, l’un à dix heures du matin et l'autre à quatre heures de l'après-midi.
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