‹ Contribution à l'étude de l'acidité urinaire: Ses variations sous l'influence du Bromure de potassiumChapitre 20 sur 37 · PORT PR EP NE CNT RE LE · texte numérisé non relu

PORT PR EP NE CNT RE LE

« Je ne crois pas, comme on l'a prétendu, que la soude provoque la fabrication des acides organiques, mais la soude

SL ŸT

amène, à La longue, un état de saturation durable, qu’on peut

obtenir en peu de temps, mais d'une façon transitoire, par des doses élevées. Quand cette saturation à été obtenue lentement, par des doses minimes, les urines devenues neutres ou

ou TZ

» alcalines laissent précipiter les phosphates terreux, ce qui, à » bien des points de vue, est une circonstance défavorable. Si | » alors on suspend le traitement, l'acidité des urines se repro- £. » duit vite; mais pendant des mois, même pendant des années, ca » il suffira d’un verre d'eau de Vichy pour ramener l’état neutre

Ca

» des urines et la précipitation des phosphates. C’est un fait qui » n’est pas commun, mais dont je puis vous garantir la réalité, » puisque je l’ai personnellement vérifié ».

Et, après avoir cité M. le professeur Bouchard, M. Joulie ajoute :

« M: Gautrelet a signalé avec précision les diverses causes de développement de la diathèse hypoacide. IL ajoute à celles que nous venons d'indiquer la fatigue musculaire, la veille, le travail intellectuel, en un mot, le surmenage qui exagère évidemment les combustions, tout en diminuant la puissance assimilatrice des voies digestives, d’où le défaut d'équilibre entre la recette et la dépense et par suite la déchéance organique ou misère physiologique qui n'esi pas encore la maladie, mais constitue un ensemble de conditions singulièrement favorables à son développement. |

» M. Gautrelet ajoute encore à ces causes l'hérédité, mais il explique son influence par des conditions bactériologiques qui ne nous paraissent pas suffisamment générales. Pour nous, l'influence de l’hérédité sur le développement des diathèses s'explique surtout par le caractère spécial qu’elle imprime au système nerveux et par Les habitudes d'alimentation et de travail qu’elle détermine.

» L'influence du climat doit aussi entrer largement en ligne de compte. Le froid, en resserrant les pores de la peau et en diminuant, par suite, l’excrétion des acides par la transpiration, tend à augmenter l'acidité organique. La chaleur, produisant des effets diamétralement opposés, est, au contraire, une cause très efficace d’'hypoacidité. L'humidité atmosphérique agit dans le même sens que le froid et pour les mêmes causes. La sécheresse a les mêmes effets que La chaleur. Ces influences sont donc extrêmes lorsque le froid est humide ou lorsque la chaleur est sèche ». |

Toutes les fois qu'il y a diminution des échanges organiques, et par conséquent abaissement des oxydations, on est en prés sence de la diathèse hyperacide. Au contraire, l'excès des-oxydations, c'est-à-dire quand la dépense l'emporte sur la recette, donne la diathèse hypoacide.

Après avoir étudié les diverses conditions dans lesquelles l'urine devient alcaline, Quincke arrive aux conclusions suivantes : dans-les néphrites, les affections du cœur, les pleuré- : sies, l’ascite, lorsque les épanchements disparaissent par aug- | mentation de la diurèse, les urines deviennent alcalines et cela d'autant plus facilement que la résorption est plus rapide. L'alcalinité est encore exagérée quand le sang provenant d’hémorragie ou injecté est résorbé; il en est encore de même dans l'hémoglobinurie spontanée ou dans celle qui est le résultat d’une transfusion. La réaction de l’urine est alcaline lorsqu'il y a perte d'acide par divers organes, lorsque l'acide chlorhydrique de l'estomac, par exemple, ne rentre pas dans la circulation, que le malade vomisse, qu'il soit soumis à des lavages, qu'il ingère des médicaments basiques, etc.

Dans certaines affections de l'estomac, la réaction de l'urine est alcaline, d'après Stein. Il en était ainsi dans un cas de sténose pylorique avec dilatation stomacale comme l'ont constaté Quincke et Ebstein. Rayer a trouvé les urines alcalines dans un cas de gastrite chronique, Bence Jones l'a constaté chez des personnes sujettes aux indigestions. D'autres auteurs ont trouvé l'urine alcaline dans la chlorose, la dyspepsie et la phtisie chro-

PR PT À, v/. Trade

TS NE CSN

nique.

Favre, au contraire, a trouvé dans un cas de gastrile éthylique une augmentation très manifeste de l'acidité urinaire, ce qu'on pourrait expliquer par l'excès de sécrétion d'acide chlorhydrique dans l'estomac, qui à ainsi passé dans les urines.

L'urine est acide dans le rhumatisme articulaire aigu pendant la période aiguë; d’après Lédé, elle est diminuée de quantité, l'urée et l'acide urique sont augmentés dans de grandes proportions. Pendant la convalescence, l'urine augmente de quantité, l’urée et l'acide urique diminuent, et la réaction urinaire est alcaline.

Pfeiffer analyse les urines de douze individus sains et d'un. nombre égal de malades atteints de goutte aiguë, et constate : que la densité et l'acidité des urines chez les goutteux sont réduites de près de moitié. Tandis que les adultes bien portants

NT SM PPT US SE VAL A" LA A + | ji ce cé à

Vs Li

Nha A à à in A Cr

SNL

sécrètent en moyenne 0 gr. 75 cenligrammes d'acide urique et 30 grammes d'urée en 24 heures, les goulteux pris d'une attaque aiguë n’éliminent que 0 gr. 6042 d'acide urique et 19 gr. 25 d'urée.

- Russo Giliberti et Alessi ont trouvé qu'à une plus grande produclion d'acide urique se trouve liée une plus grande acidité de l'urine dans la goutte, les convulsions hystériques, dans le diabète. À une moindre production, au contraire, est liée la diminution d'acidité dans l’anémie, l'ankylostome, la néphrite, la tuberculose, etc.

L'urine fébrile a une acidité supérieure dans la variole, la scarlatine et le rhumatisme articulaire, d'après Etevenon; et cetle acidité est particulièrement plus grande que dans les autres affections aiguës.

C'est surtout dans les affections de l’appareil génito-urinaire que les urines sont ammoniacales, d'après Feltz et Riller.

Dans quatre cas de néphrite chronique, Hallerverden a trouvé qu'il n'y avait pas augmentation de l’ammoniaque. Dans la fièvre typhoïde, à la période fébrile aiguë, au sommet de la courbe pyrétique, il y aurait une augmentation notable de la quantité d'anmoniaque dans les urines. [l en serait de même dans le diabète. Pasteur pense que la présence de l'ammoniaque est due à l'introduction de germes par le canal de l'urèthre. Si l'urine reste acide, les germes ne peuvent pas se développer dans ce milieu qui ne leur est pas favorable, et de ce fait ne deviennent pas ammoniacales. Dans les cas pathologiques, au

contraire, l'urine devenant neutre ou alcaline, permet aux ger-

mes de se développer.

Cautru admet qu'il y a très peu d'hyperacides permanents. Un grand nombre d’arthritiques, rhumatisants, eczémateux, diabétiques, neurasthéniques sont des hypoacides.

Certains malades, alteints de cancer, de tuberculose, sont des hypo-acides et leur état général ne se relève que quand leur acidité urinaire se rapproche de la normale.

La chloro-anémie, l'albuminurie dite intermittente sont dans le même cas. Il en est ainsi du Iymphatisme, du rachitisme, de

Page 1